<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007</id><updated>2012-01-19T04:09:26.290+04:00</updated><title type='text'>resistanz974</title><subtitle type='html'>le blog de resistanz974, dédié à la décroissance, à la contre-culture, au scepticisme et à la critique systématique, au refus des dogmes et des pensées uniques et à toutes formes de révolutions</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>115</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-4453323517444688765</id><published>2008-04-21T19:59:00.000+04:00</published><updated>2008-04-21T20:03:28.274+04:00</updated><title type='text'>Chomsky : Affamer les pauvres</title><content type='html'>&lt;div class="titUne"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;     &lt;div class="titSous" style="border-bottom: 1px solid rgb(204, 204, 204); margin-bottom: 2px; padding-bottom: 3px;"&gt;              &lt;/div&gt;                  &lt;div class="txtArt" id="article" style="margin-top: 30px; margin-bottom: 30px;"&gt;     &lt;p class="txtChapo"&gt;La pression à la hausse sur les cours du maïs, qui devient désormais une ressource énergétique avec la filière Ethanol, a provoqué une augmentation de 50% sur les tortillas au Mexique, déclenchant des protestations parmi les travailleurs agricoles dont c’est l’alimentation de base. Loin des prétentions des thuriféraires de la mondialisation qui la présentent comme un mécanisme ne faisant que des gagnants, la réalité de la domination américaine sur les marchés déstabilise les plus faibles en Amérique Latine.&lt;/p&gt;     &lt;img src="http://contreinfo.info/IMG/arton988.jpg" style="margin: 0pt 10px 5px 0pt; float: left;" /&gt;       &lt;p class="spip"&gt; &lt;strong class="spip"&gt;Par Noam Chomsky, 16 mai 2007, The International News&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Le chaos provoqué par ce qu’on appelle l’ordre international est bien néfaste pour ceux qui se trouvent dans les niveaux inférieurs de la structure. Les tortillas [crêpes de maïs mexicaines] sont maintenant l’enjeu d’un conflit. Dans plusieurs régions du Mexique le prix des tortillas a augmenté de plus de 50%. En janvier, dans la ville de Mexico, des dizaines de milliers de travailleurs et de paysans ont manifesté sur le Zócalo, place centrale de la ville, pour protester contre le prix trop élevé des tortillas.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;En réponse le gouvernement du président Calderón est parvenu à un accord avec les producteurs et les détaillants pour fixer une limite aux prix de la tortilla et de la farine de maïs, très probablement une solution temporaire.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;La hausse des prix menace le principal produit alimentaire des Mexicains pauvres. C’est l’un des résultats de ce qu’on pourrait appeler l’effet éthanol, conséquence de l’acharnement des Etats-Unis à vouloir produire de l’éthanol à partir du maïs - substitut énergétique du pétrole, dont les principales réserves se trouvent bien sûr dans les régions du monde où l’ordre international est le plus menacé.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Ainsi l’effet éthanol aux Etats-Unis a fait monter les prix d’une bonne quantité de produits alimentaires, comme les céréales et la volaille. Il n’existe pas de relation directe entre l’instabilité au Moyen-orient et le coût de l’alimentation aux Etats-Unis, bien entendu. Mais comme toujours dans le commerce international les puissants font incliner la balance. Depuis bien longtemps l’un des objectifs de la politique extérieure des Etats-Unis a toujours été de créer un ordre global dans lequel les entreprises états-uniennes disposent d’un libre accès aux marchés, aux ressources et aux opportunités d’investissement. C’est ce qui est communément appelé le « libre échange », dénomination qui ne résiste pas au premier examen sommaire.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Cela n’est en rien différent de ce que la Grande-Bretagne, antécesseur dans la domination mondiale, avait imaginé durant la deuxième moitié du XIXème siècle quand elle adopta le libre échange, non sans avoir auparavant atteint une puissance industrielle bien supérieure à tous ses rivaux potentiels grâce à 150 ans d’interventionnisme étatique.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Les Etats-Unis ont dans une grande mesure suivi le même modèle. Généralement les grandes puissances désirent un certain niveau de libre échange lorsqu’elles considèrent que cela favorise les intérêts économiques qu’elles protègent. Cela a toujours été, et cela reste, l’un des caractères principaux de l’ordre international.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Le boom de l’éthanol relève de la même logique. Comme le signalent C. Ford Runge et Benjamin Senauer, spécialistes de l’économie agricole, dans le dernier numéro de Foreign Affairs, « l’industrie du biocombustible n’est pas activée par les forces du marché mais elle est depuis longtemps dominée par les intérêts de quelques entreprises », notamment par Archer Daniels Midland, le plus grand producteur d’éthanol.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;La production d’éthanol se maintient grâce aux subventions de l’Etat et grâce aux tarifs douaniers forts élevés qui empêchent l’entrée de l’éthanol brésilien issu de la canne à sucre, nettement meilleur marché et de meilleure qualité. En mars lors d’un voyage du Président Bush en Amérique latine, la seule chose à laquelle il soit parvenu c’est à un accord avec le Brésil pour une production conjointe d’éthanol.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Mais Bush, tout en répétant la rhétorique du libre échange pour autrui soulignait que les hauts tarifs douaniers qui protègent les producteurs états-uniens seraient maintenus, ainsi que bien entendu tous les dispositifs d’aides gouvernementales pour cette branche.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Malgré les énormes subventions apportées à l’agriculture [états-unienne], financées par les contribuables, les prix du maïs et des tortillas ont augmenté très vite. L’un des facteurs c’est que les industriels commencent à utiliser les variétés de maïs mexicain qui sont meilleur marché. Cela fait monter les prix. Le Traité de libre commerce (TLC) de 1994 peut jouer un rôle de plus en plus important. Les déséquilibres initiaux du TLC ont eu pour conséquence d’inonder le Mexique de produits de l’agro-industrie subventionnée - contraignant bien des producteurs mexicains à abandonner leur terre.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;L’économiste mexicain Carlos Salas après une analyse détaillée des données a signalé que, après une augmentation constante jusqu’en 1993, l’emploi dans l’agriculture a commencé à baisser avec l’entrée en vigueur du TLC, notamment parmi les producteurs de maïs - conséquence du TLC selon les conclusions de Carlos Salas et d’autres. Un sixième de la force de travail mexicaine dans l’agriculture a disparu depuis le début du TLC, et ce n’est pas fini. Cela fait baisser les salaires dans d’autres secteurs de l’économie et cela fait augmenter l’immigration vers les Etats-Unis. Ce n’est certainement pas tout à fait par hasard si le Président William Clinton a militarisé la frontière mexicaine -auparavant assez ouverte-, en 1994, juste au moment de l’entrée en vigueur du TLC.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Le Mexique auparavant autosuffisant sur le plan alimentaire est devenu dépendant des Etats-Unis du fait de la politique de « libre échange ». Le prix du maïs augmentant aux Etats-Unis, sous la pression des grandes entreprises et de par l’interventionnisme de l’Etat, on peut anticiper que les prix continueront d’augmenter de façon drastique au Mexique. De plus en plus les biocombustibles sont susceptibles d’« affamer les pauvres » dans le monde, disent Runge et Senauer, dans la mesure où les produits sont transformés en éthanol pour les privilégiés - le manioc en Afrique sub-saharienne pour prendre un autre exemple préoccupant.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;De la même façon, dans le sud-est asiatique, les forêts tropicales sont taillées et brûlées pour produire de l’huile de palme destinée aux biocombustibles. Et aux Etats-Unis l’environnement est menacé par l’utilisation de grandes quantités d’intrants dans la production de maïs pour d’éthanol.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Le prix élevé de la tortilla, comme les autres soubresauts de « l’ordre international », montre le lien qui existe entre les événements du Moyen-orient au Midwest [« Moyen Occident », région centrale des Etats-Unis] et la nécessité d’établir des relations commerciales basées sur des accords vraiment démocratiques entre les personnes, et non sur des intérêts dont l’objectif principal ce sont les bénéfices des grandes entreprises subventionnées et protégées par l’Etat qu’elles dominent complètement, sans la moindre considération pour le coût humain.&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;&lt;a href="http://contreinfo.info/"&gt;ContreInfo&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-4453323517444688765?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/4453323517444688765/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=4453323517444688765&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/4453323517444688765'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/4453323517444688765'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2008/04/chomsky-affamer-les-pauvres.html' title='Chomsky : Affamer les pauvres'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-5899532561502247052</id><published>2008-04-14T20:58:00.000+04:00</published><updated>2008-04-14T21:03:29.124+04:00</updated><title type='text'>Les fausses explications de la crise alimentaire dans la presse</title><content type='html'>&lt;p&gt;Depuis plusieurs jours, des manifestations populaires prennent forme&lt;br /&gt;dans de nombreux pays du Sud. Les raisons de ce mécontentement sont&lt;br /&gt;partout semblables ; les prix de la nourriture de base ont augmenté de&lt;br /&gt;manière aussi brutale qu'importante et les populations, déjà&lt;br /&gt;paupérisées par la mondialisation, se retrouvent dans l'incapacité&lt;br /&gt;d'assumer cette charge supplémentaire. Les peuples ont faim ! Les&lt;br /&gt;causes de cette flambée sont multiples mais elles sont globalement&lt;br /&gt;issues des jeux économiques. D'une part, une spéculation de replis sur&lt;br /&gt;les denrées alimentaires suite à la crise des subprimes, d'autre part&lt;br /&gt;la production d'agrocarburants et le réchauffement climatique.&lt;br /&gt;Pourtant, certains journalistes pointent dans leurs articles les&lt;br /&gt;autorités locales africaines comme responsables des choix&lt;br /&gt;catastrophiques en matière de politiques alimentaires, semblant&lt;br /&gt;ignorer que les politiques agricoles des pays du Sud sont soumises aux&lt;br /&gt;conditionalités de la Banque mondiale, du Fonds Monétaire&lt;br /&gt;International (FMI) ou encore aux Accords de Partenariats Économiques&lt;br /&gt;(APE). Ceux qui façonnent l'opinion publique font ici preuve d'une&lt;br /&gt;légèreté étonnamment orientée. C'est ainsi que l'on peut lire dans la&lt;br /&gt;presse écrite belge : &lt;&lt;&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id="qhide_173637" style="display: block;" class="qt"&gt;&gt;&gt;. Raccourci étonnant. Aussi étonnant que simplificateur et qui&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;dédouane à peu de frais les politiques néolibérales de privatisations,&lt;br /&gt;de plans d'ajustements structurels, imposés depuis bientôt trente ans&lt;br /&gt;par les Institutions Financières Internationales (IFI's) et les&lt;br /&gt;gouvernements du Nord au reste de la planète.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;par Eric De Ruest&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt; Les PAS (plans d'ajustements structurels) ont été imposés par les&lt;br /&gt;institutions de Bretton Woods aux pays du Sud dans le contexte de la&lt;br /&gt;crise de la dette du début des années 1980 |2|. Ces mécanismes, tout&lt;br /&gt;droit issus de l'idéologie néolibérale, englobent l'ensemble des&lt;br /&gt;secteurs des sociétés visées. En effet, pour les théoriciens du&lt;br /&gt;néolibéralisme, la mondialisation déploiera l'ensemble de ses&lt;br /&gt;bienfaits quand chaque région produira ce en quoi elle excelle et&lt;br /&gt;laissera donc le soin aux autres régions de produire la majorité de ce&lt;br /&gt;dont elle a besoin. C'est en substance la théorie des avantages&lt;br /&gt;comparatifs datant de 1817. Plus simplement, un pays reconnu comme&lt;br /&gt;étant particulièrement adapté à la culture du cacao doit renoncer à&lt;br /&gt;produire les céréales, les huiles végétales, les légumineuses&lt;br /&gt;nécessaires à l'alimentation de base de ses habitant(e)s et doit&lt;br /&gt;échanger sur le marché mondial sa production contre tout ce qui lui&lt;br /&gt;manque. Il s'agit donc de se couper des cultures vivrières séculaires&lt;br /&gt;et essentielles à la souveraineté alimentaire des peuples pour se&lt;br /&gt;plier aux jeux des économistes. Jeux dangereux qui ont montré leurs&lt;br /&gt;limites très rapidement et dont on peut contempler toute la déraison à&lt;br /&gt;travers les échecs observés dans de nombreux pays ( Haïti, le Sénégal,&lt;br /&gt;le Burkina Faso, etc.). Dangereux car ignorant la destruction de la&lt;br /&gt;biodiversité au profit des monocultures d'exportations, ignorant aussi&lt;br /&gt;les impacts écologiques désastreux des transports nécessaires pour&lt;br /&gt;toutes ces marchandises. De plus, comment imaginer, sans une politique&lt;br /&gt;volontariste de contrôle des prix, qu'un pays qui exporte l'arachide&lt;br /&gt;dont les cours restent bas pendant 20 ans sur le marché mondial pourra&lt;br /&gt;importer les tracteurs et le pétrole nécessaires à son maintient sur&lt;br /&gt;ce marché ? Quand on connaît la tendance des cours du Brent à&lt;br /&gt;s'envoler toujours plus vers de nouveaux sommets et des prix des biens&lt;br /&gt;manufacturés à rester démesurément supérieur aux cours de cette pauvre&lt;br /&gt;cacahuète, on imagine la catastrophe. C'est immanquablement la ruine&lt;br /&gt;et la famine pour la paysannerie locale et l'inévitable migration vers&lt;br /&gt;les bidonville pour une large partie de cette population.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quelle est donc cette théorie issue des milieux intellectuels réputés&lt;br /&gt;sérieux qui fait fit de la biodiversité, de la souveraineté&lt;br /&gt;alimentaire des peuples, des risques de destruction par différents&lt;br /&gt;fléaux naturels ou humains accrus par le choix de la monoculture, de&lt;br /&gt;l'essence chaotique du marché |3|, de la pollution généralisée ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une stratégie délibérée de transformation sociale à l'échelle mondiale&lt;br /&gt;Dans son premier rapport de 1999 consacré aux PAS, M. Fantu CHERU |4|&lt;br /&gt;explique que l'ajustement structurel va &lt;&lt;&gt;&gt; Réduction du rôle de l'Etat. Et cela vient&lt;br /&gt;d'un rapporteur spécial des Nations-Unies. M. CHERU n'est d'ailleurs&lt;br /&gt;pas le seul rapporteur des Nations-Unies à avoir évoqué dans ses&lt;br /&gt;travaux les conséquences néfastes des PAS. Des critiques détaillées&lt;br /&gt;issues des travaux d'autres experts onusiens font feu de tout bois&lt;br /&gt;dans les domaines du droit au logement, du droit à l'alimentation ou&lt;br /&gt;encore à celui de l'éducation |5|. Là où les IFI's imposent la&lt;br /&gt;privatisation et ouvrent une voie royale à l'appétit gargantuesque des&lt;br /&gt;multinationales. C'est donc à cause d'une dette trop souvent issue de&lt;br /&gt;dictatures ou d'emprunts réalisés par les puissances coloniales (l'un&lt;br /&gt;n'empêchant pas l'autre) et transférés aux états nouvellement&lt;br /&gt;indépendants, que les gouvernements des pays du Sud (d'Afrique en&lt;br /&gt;particulier) |6| ont été contraint d'accepter les PAS et ainsi&lt;br /&gt;concéder une part importante de leur souveraineté. Si bien qu'avancer&lt;br /&gt;aujourd'hui que les choix stratégiques pour l'alimentation seraient&lt;br /&gt;encore dans les mains des gouvernements du Sud relève à moins d'un&lt;br /&gt;manque d'information indigne du journalisme que l'on est en droit&lt;br /&gt;d'attendre en démocratie. Entendons par la que fustiger à tord les&lt;br /&gt;africains est une contre-vérité lourde de sens et qui n'aide en rien à&lt;br /&gt;créer un climat fraternel entre les peuples.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un exemple pour mieux comprendre les impacts négatifs des PAS : Haïti&lt;br /&gt;Les émeutes qui se sont déclenchées la semaine dernière à Port-au-&lt;br /&gt;Prince, mais aussi dans d'autres villes haïtiennes, ont été réprimées&lt;br /&gt;dans le sang. Une quarantaine de blessés au total dont quatorze par&lt;br /&gt;balles et au moins 5 morts. Pourtant, ces manifestations n'étaient que&lt;br /&gt;le résultat prévisible d'une flambée subite du prix du riz (de l'ordre&lt;br /&gt;de 200%). Quand on sait qu'aujourd'hui 82% de la population vit dans&lt;br /&gt;une précarité absolue avec moins de 2$ par jour, on comprend&lt;br /&gt;facilement de telles réactions face à cette augmentation. Haïti&lt;br /&gt;utilise 80% de ces recettes d'exportation uniquement pour couvrir les&lt;br /&gt;importations nécessaires à ses besoins alimentaires |7|. Cependant, il&lt;br /&gt;n'en a pas toujours été comme cela. Avant la chape de plomb&lt;br /&gt;dictatoriale des Duvalier père et fils (de 1954 à 1986), l'île&lt;br /&gt;connaissait l'autosuffisance alimentaire. Mais la tendance qu'ont les&lt;br /&gt;IFI's à soutenir les dictatures s'est encore confirmée ici et le&lt;br /&gt;peuple haïtien, en plus des blessures personnelles (tortures,&lt;br /&gt;exécutions sommaires, climat de terreur permanent instauré par les&lt;br /&gt;tontons macoutes), se voit réclamer le remboursement de la dette&lt;br /&gt;externe qui culminait en septembre 2007 à 1,54 milliard de dollars |8|&lt;br /&gt;Le secteur agricole aura été le plus durement touché par les exigences&lt;br /&gt;des prêteurs et puisque la population était majoritairement rurale,&lt;br /&gt;l'ampleur des dégâts n'en a été que plus importante. En cause ?&lt;br /&gt;Principalement l'abaissement des droits de douanes imposé aux pays du&lt;br /&gt;Sud mais rarement respecté entre l'Europe et les Etats-unis. Et&lt;br /&gt;l'enchaînement fatal s'est mis en place ; arrivée d'un riz produit à&lt;br /&gt;l'étranger à moindre coût (car subventionné) donc exode vers les&lt;br /&gt;villes de nombreux paysans ruinés et donc impossibilité de réaction du&lt;br /&gt;marché local en cas de flambée des prix sur le marché international.&lt;br /&gt;Ici comme ailleurs, les bénéfices de la libéralisation sont&lt;br /&gt;inexistants pour la très grande majorité de la population, les dégâts&lt;br /&gt;sont par contre considérables.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un tsunami d'origine bien humaine&lt;br /&gt;Quand les pompiers pyromanes communiquent, partout la presse y fait&lt;br /&gt;écho. Le (pas très bon) mot de L.Michel est cité par tous les&lt;br /&gt;journalistes de la place européenne : &lt;&lt;&gt;&gt;. On pourrait croire par là que la crise a une cause&lt;br /&gt;extra-humaine, comme le fruit d'une catastrophe naturelle. Pourtant,&lt;br /&gt;comme nous l'avons développé plus haut, les causes de la crise sont&lt;br /&gt;par trop le résultat de politiques dictées par les milieux financiers&lt;br /&gt;aux gouvernements du Sud. C'est aussi à notre voracité énergétique&lt;br /&gt;qu'il faut imputer une des cause de cette crise ; Les agrocarburants&lt;br /&gt;rentrent bien en concurrence, sur le marché, avec les denrées&lt;br /&gt;alimentaires. La spéculation qui se fait autour de cette nourriture&lt;br /&gt;changée en carburant tire le prix des céréales et du sucre vers de&lt;br /&gt;nouveaux plafonds. Même Peter Brabeck, patron de la multinationale&lt;br /&gt;Nestlé, s'inquiète de la situation dans une interview au journal&lt;br /&gt;suisse &lt;&lt;&gt;&gt; du 23 mars 2008. Pour lui, si l'on veut&lt;br /&gt;couvrir 20% de la demande pétrolière avec des agrocarburants, il n'y&lt;br /&gt;aura plus rien à manger |9|&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il est donc plus que temps d'abandonner ce modèle de&lt;br /&gt;(sous-)développement néfaste et de laisser le choix aux populations de&lt;br /&gt;cultiver prioritairement pour leur marché intérieur. Actuellement,&lt;br /&gt;avec les connaissances acquises dans le domaine de l'agriculture&lt;br /&gt;respectueuse de l'environnement, nous pouvons viser l'autonomie&lt;br /&gt;alimentaire régionale sur l'ensemble de la planète et donc satisfaire&lt;br /&gt;à un droit humain fondamental, celui de se nourrir décemment. Les&lt;br /&gt;conséquences positives de ces progrès tant attendus seraient de&lt;br /&gt;favoriser rapidement la santé dans un premier temps, puis l'éducation,&lt;br /&gt;induisant une qualité de vie meilleure sous toutes les latitudes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;notes articles:&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;|1| p.4 de &lt;&lt;&gt;&gt;, un article de M.F.C. (avec l'AFP et&lt;br /&gt;Reuters) ce jeudi 10 avril 2008&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;|2| Lire E.Toussaint &lt;&lt;&gt;&gt; chap.8 p.187 coédition Syllepse /CADTM/CETIM, 2004.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;|3| Benoît Mandelbrot a conçu, développé et utilisé une nouvelle&lt;br /&gt;géométrie de la nature et du chaos. On sait moins que la géométrie&lt;br /&gt;fractale est née des travaux que Mandelbrot avait consacré à la&lt;br /&gt;finance au cours des années 1960. Pour de plus amples informations&lt;br /&gt;lire : &lt;&lt;&gt;&gt;, de Benoît Mandelbrot,&lt;br /&gt;1959-1997 en poche.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;|4| Expert indépendant auprès de l'ancienne commission des droits de&lt;br /&gt;l'homme des Nations-Unies (sur les effets des PAS sur la jouissance&lt;br /&gt;effective des droits humains - rapport E/CN.4/1999/50 du 24 février&lt;br /&gt;1999)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;|5| Lire à ce propos la brochure éditée par le CETIM &lt;&lt;&gt;&gt;, décembre 2007.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;|6| Pour le Congo par exemple, au 30 juin 1960, jour de&lt;br /&gt;l'indépendance, la dette directe s'élève à un total de 921 096 301,44&lt;br /&gt;US$ &gt;&gt; (Tiré de l'article de Dieudonné Ekowana).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;|7| Ce qui laisse très peu de marge pour tout le reste, tout ce qui&lt;br /&gt;est pourtant nécessaire au développement d'un pays. Jamais d'ailleurs&lt;br /&gt;le duo infernal FMI/BM ne s'est vanté d'une quelconque réussite de ses&lt;br /&gt;politiques sur cette île.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;|8| Selon la Banque mondiale et l'Office des Nations unies contre la&lt;br /&gt;drogue et le crime (UNODC) Bébé Doc. aurait détourné au total entre&lt;br /&gt;300 et 800 millions de dollars.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;|9| Tout comme le Premier ministre italien, Romano Prodi, sceptique&lt;br /&gt;sur les bénéfices des agrocarburants et qui a affirmé qu'une&lt;br /&gt;transition vers ce type de palliatif au pétrole aurait un impact&lt;br /&gt;négatif sur la production alimentaire.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;a href="http://www.alterinfo.net/AGENCE-DE-PRESSE_r48.html?PHPSESSID=f8394f73ae9c49a91ccb74eba7c0ba75"&gt;Alterinfo&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-5899532561502247052?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/5899532561502247052/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=5899532561502247052&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/5899532561502247052'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/5899532561502247052'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2008/04/les-fausses-explications-de-la-crise.html' title='Les fausses explications de la crise alimentaire dans la presse'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-3753159023177898853</id><published>2008-04-08T19:30:00.000+04:00</published><updated>2008-04-08T19:32:50.965+04:00</updated><title type='text'>Claude Allègre, nouvelles contrevérités sur le climat</title><content type='html'>&lt;div class="IndividualTitleContainer"&gt;&lt;h3&gt;Claude Allègre, nouvelles contrevérités sur le climat&lt;/h3&gt;&lt;/div&gt;     &lt;span class="texteCourant"&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://sciences.blogs.liberation.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/03/27/claude_allegre.jpg" onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=403,height=281,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false"&gt;&lt;img alt="Claude_allegre" title="Claude_allegre" src="http://sciences.blogs.liberation.fr/home/images/2008/03/27/claude_allegre.jpg" style="margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;" border="0" height="104" width="150" /&gt;&lt;/a&gt; L'ancien ministre socialiste et qui voulait devenir ministre de Nicolas Sarkozy publie ce matin un nouvel article sur le climat dans l'hebdomadaire Le Point. Il est fondé sur des contreverités factuelles impardonnables pour un scientifique censé respecter un minimum de règles éthiques dans sa communication avec le public.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;La première est la plus énorme. Voici ce qu'écrit Claude Allègre : &lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;"Les très officielles et respectées agences Hadley Center, Nasa, GISS ont effectivement confirmé que l'année 2007 avait été caractérisée par une chute des températures de 0,60 à 0,75°C, une valeur qui annule en un an l'augmentation moyenne de températures depuis vingt ans".&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;  &lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Or, voici justement ce qu'écrivait le GISS (Goddard institute for space studies), donc l'équipe de James Hansen, dans son &lt;a href="http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2008/02/en-2007-a-chauf.html"&gt;bilan de l'année 2007&lt;/a&gt;:  &lt;em&gt;"L'année 2007 est la seconde année la plus chaude dans la période couverte par les données instrumentales, derrière l'année record en 2005"&lt;/em&gt;. &lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Comme l'éminent géochimiste a t-il pu en arriver à écrire une telle énormité ? Tout simplement parce qu'il fait semblant de ne pas savoir lire une courbe sur un graphique. Il présente en effet, à l'appui de sa tonitruante affirmation, une courbe des écarts moyens de températures depuis 1988 à l'échelle mondiale, établie par le Hadley Center, le centre de recherche du Met Office britannique.&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;           &lt;span class="texteCourant"&gt;&lt;p&gt;Or, il se trouve que le mois de janvier 2008 est exceptionnellement froid, à l'échelle mondiale. Mais Claude Allègre raisonne comme si la température moyenne de ce seul mois de janvier 2008 était celle de toute l'année 2007. Une erreur grossière qui vaudrait un zéro pointé à un étudiant de première année en géosciences.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Voici la courbe des anomalies de températures mondiales et la carte de celles de 2007 établies par l'équipe de James Hansen, au GISS.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;a href="http://sciences.blogs.liberation.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/03/27/fig1_2007annual_s_4.gif" onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=698,height=241,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false"&gt;&lt;img alt="Fig1_2007annual_s_4" title="Fig1_2007annual_s_4" src="http://sciences.blogs.liberation.fr/home/images/2008/03/27/fig1_2007annual_s_4.gif" style="margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;" border="0" height="224" width="650" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;            &lt;p&gt;La baisse de 0,60°C à 0,75°C dont parle Claude Allègre existe, mais elle résulte d'une comparaison entre le seul mois de janvier 2007 et le seul mois de janvier 2008. Comme janvier 2007 fut exceptionnellement chaud - le troisième mois de janvier le plus chaud depuis un siècle ! - et celui de janvier 2008 exceptionnellement froid... il est logique que la chute soit drastique. Voici d'ailleurs la carte des anomalies de températures en janvier 2008&lt;br /&gt;&lt;a onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=650,height=534,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false" href="http://sciences.blogs.liberation.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/03/27/tempratures_janvier_2008_2.gif"&gt;&lt;img src="http://sciences.blogs.liberation.fr/home/images/2008/03/27/tempratures_janvier_2008_2.gif" title="Tempratures_janvier_2008_2" alt="Tempratures_janvier_2008_2" style="margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;" border="0" height="657" width="800" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;      &lt;p&gt;Cette carte explique l'origine de cette situation exceptionnelle. Si l'anomalie froide sur l'Asie centrale est peu ou prou compensée par une anomalie chaude sur l'Europe du Nord et la Sibérie, l'essentiel se joue sur le Pacifique tropical. La grande tache bleue signale que l'océan est le siège d'une Nina de très grande ampleur.&lt;a href="http://sciences.blogs.liberation.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/03/27/el_nina_fevrier_2008.jpg" onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=194,height=243,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false"&gt;&lt;img alt="El_nina_fevrier_2008" title="El_nina_fevrier_2008" src="http://sciences.blogs.liberation.fr/home/images/2008/03/27/el_nina_fevrier_2008.jpg" style="margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;" border="0" height="375" width="300" /&gt;&lt;/a&gt; Il s'agit de la phase froide de l'oscillation bien connue des climatologues et des océanographes dont le nom scientifique est ENSO, pour El Nino southern oscillation. En phase chaude - El Nino (désolé pour les hispanophones, mais je ne sais pas mettre le tilde sur le n...) se traduit par un énorme glissement vers l'Amérique des eaux chaudes de surface. C'est l'El Nino de 1997-1998 qui explique que l'année 1998 fut longtemps la plus chaude du siècle. Puis, en phase froide, ce sont les eaux profondes, froides, qui s'étendent plus que d'habitude à la surface du Pacifique Est. &lt;a href="http://www.aviso.oceanobs.com/fr/actualites/indicateurs-des-oceans/bulletin-el-nino/index.html"&gt;Le satellite d'altimétrie Jason observe cette Nina depuis la fin de 2007.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;La comparaison faite par Allègre entre les deux mois de janvier 2007 et 2008, et présentée de manière ou mensongère ou erronée, est donc de peu d'intérêt climatologique. La preuve : on observe une chute de même ampleur entre le mois le plus chaud de 1998 et le mois le plus froid de 1999. Déjà, c'était l'oscillation El Nino/La Nina qui était en cause. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Claude Allègre, dans son article multiplie les exemples d'événements météo ou saisonniers récents - chutes de neige, températures extrêmes locales - comme s'il s'agissait d'arguments climatiques, alors que seules les fréquences sur longue durée de tels événements ont un sens climatique. Cette confusion entre les aléas d'une météo chaotique par nature et les tendances climatiques provoquées par des changements dans les facteurs déterminants du climat (effet de serre, énergie solaire, volcanisme, courants marins, calottes polaires...) relève de la bévue de débutant.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Claude Allègre ne se limite pas à cette énormité. Il en livre une deuxième, impardonnable. Il prétend ainsi qu'il n'y a pas de tendance générale dans l'évolution du niveau de l'océan depuis 1993 et cite à cet égard les travaux d'Anny Cazenave, chercheur au Cnes, directrice adjointe du &lt;a href="http://www.legos.obs-mip.fr/fr/"&gt;LEGOS, Laboratoire d'études en géophysique, et océanographie spatiales&lt;/a&gt;. Il publie même, dans son article, une carte des évolutions du niveau de l'océan tirée de ses travaux.&lt;br /&gt;Il se trouve que, ce matin même, j'étais à la présentation des résultats et projets d'altimétrie spatiale au siège du Cnes, l'agence spatiale française. Et que madame Anny Cazenave y était elle aussi... et que ses déclarations sont un démenti formel des propos de Claude Allègre. &lt;em&gt;"Il y a certes des endroits où le niveau de l'océan baisse et d'autres où il monte. Mais ces derniers étant beaucoup plus étendus et nombreux, le niveau moyen monte depuis 1993 de 3,3 millimètres par an, contre environ un millimètre par an au début du 20ème siècle."&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Pour Anny Cazenave, &lt;em&gt;"la moitié de cette élévation du niveau marin est provoquée par la dilatation thermique de l'océan en raison de son réchauffement. La fonte des glaciers continentaux, et la diminution de masse des calottes polaires expliquant le reste."&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Commenter et relever les propos de Claude Allègre pourrait sembler inutile et répétitif. Comme de noter le soutien, prudent, qu'il donne à son ami Vincent Courtillot, prétextant que les critiques qui lui ont été faite concernant son article sur les relations entre le Soleil et le climat terrestre étaient le fait de médias employant contre lui &lt;em&gt;"les mêmes termes infamants que contre Einstein en 1930"&lt;/em&gt;. Un mensonge de plus &lt;a href="http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2008/02/soleil-et-clima.html"&gt;puisqu'il a été démontré que les articles de Vincent Courtillot étaient tout simplement entachés d'erreurs factuelles et de calculs&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Mais l'ancien ministre pourrait peut-être le redevenir, puisqu'il y tient tant. Et donc jouer un rôle politique à rebours des préconisations des climatologues : maîtriser et diminuer les émissions de gaz à effet de serre afin d'atténuer tant que faire se peut les risques d'un changement climatique pour une part inéluctable... Et auxquels il faudra également s'adapter, avertissent-ils depuis vingt ans, l'un des mensonges récurrents de Claude Allègre, réitéré dans Le Point, étant que cet avertissement n'aurait pas été donné.&lt;br /&gt;C'est pourquoi il faut souligner le courage d'un groupe de scientifiques, climatologues pour l'essentiel, qui ont publié, entre les deux tours des élections municipales,&lt;a href="http://sciences.blogs.liberation.fr/home/files/lettreouverte.pdf"&gt; une lettre ouverte au Président et au premier ministre&lt;/a&gt;, s'inquiétant d'une telle nomination qui serait "&lt;em&gt;un signal extrêmement négatif qui affaiblirait la crédibilité internationale de notre pays au moment où la France va prendre la présidence de l'Union Européenne."&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.liberation.fr/"&gt;&lt;span class="texteCourant"&gt;&lt;p&gt;Sylvestre Huet, journaliste à Libération&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-3753159023177898853?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/3753159023177898853/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=3753159023177898853&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/3753159023177898853'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/3753159023177898853'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2008/04/claude-allgre-nouvelles-contrevrits-sur.html' title='Claude Allègre, nouvelles contrevérités sur le climat'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-7650456150482895584</id><published>2008-03-01T19:07:00.000+04:00</published><updated>2008-03-01T19:08:48.922+04:00</updated><title type='text'>Monsanto à Babylone</title><content type='html'>&lt;!--  Header: [end] --&gt;       &lt;!--  Text: [begin] --&gt;    &lt;h4&gt;L’agriculture millénaire irakienne détruite par les multinationales agro-alimentaires américaines&lt;/h4&gt; &lt;h3&gt;par Joëlle Pénochet&lt;/h3&gt; &lt;p class="bodytext"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;C’est au cœur de la Mésopotamie qu’a été inventée l’agriculture – avec un système d’irrigation sophistiqué –, voici plus de dix mille ans. La plaine alluviale exceptionnellement fertile située entre le Tigre et l’Euphrate offre des conditions idéales pour la culture des céréales. C’est là qu’est apparu le blé sauvage dans l’Antiquité. On y faisait pousser presque toutes les variétés connues aujourd’hui dans le monde (plus de 200 000). Les palmiers dattiers, autre ressource vitale du pays, abritaient des plantes potagères très variées.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;h4&gt;Les «semences de la démocratie»&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;&lt;/h4&gt; &lt;p class="bodytext"&gt;Depuis son invasion en 2003, l’Iraq n’a pas été seulement spoliée de sa souveraineté politique, de son patrimoine archéologique, de ses ressources pétrolières, mais aussi de sa souveraineté alimentaire. En violation de la Constitution irakienne et des conventions de la Haye et de Genève, qui stipulent que l’occupant doit respecter la juridiction du pays occupé, l’administrateur provisoire Paul Bremer a édicté, avant l’installation d’un gouvernement fantoche par Washington, cent ordonnances scélérates qui ont force de loi. L’ordonnance 81 du 26 avril 2004 a livré le pays en pâture aux nécro-entreprises géantes qui contrôlent le commerce mondial des graines, comme Monsanto (le fabriquant de l’agent Orange). Elle conduit à la destruction irréversible de l’agriculture Iraquienne. L’Afghanistan avait subi le même sort en 2002.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;h4&gt;Biopiratage dans le jardin d’Eden&lt;/h4&gt; &lt;p class="bodytext"&gt;Cette circulaire, rédigée de façon très perverse, a institué de fait une obligation pour les fermiers irakiens d’acheter chaque année une licence et des semences transgéniques aux multinationales américaines, alors que la juridiction irakienne interdisait toute privatisation des ressources biologiques.&lt;br /&gt;La règle de «Protection des variétés des plantes» (PVP), au centre de cette loi, ne traite pas de biodiversité, mais de la protection des intérêts commerciaux des transnationales semencières. Pour être qualifiées, les plantes doivent être «nouvelles, distinctes, uniformes et stables», des critères que les plantes irakiennes ne peuvent pas remplir. Ces sociétés étrangères détiennent un droit de propriété intellectuelle qui leur concède pendant vingt ans le monopole sur la production, la reproduction, la vente, l’exportation, l’importation et le stockage de toutes les semences génétiquement modifiées et les variétés de plantes «similaires». Monsanto a fait un hold-up sur les semences de l’Iraq pour les modifier génétiquement et les breveter. Ainsi, les agriculteurs sont maintenant contraints de payer pour pouvoir cultiver des céréales qu’ils semaient depuis des millénaires!&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;h4&gt;Les fermiers iraquiens rançonnés par les géants semenciers&lt;/h4&gt; &lt;p class="bodytext"&gt;Cette ordonnance a rendu illégales les traditions antiques de sélection des meilleures semences par les agriculteurs pour les réutiliser d’une année sur l’autre, et d’échanges entre voisins. (Selon la FAO, 97 % des fermiers irakiens réutilisaient encore leurs graines, ou les achetaient sur le marché local en 2002). Par croisements, ils avaient créé des variétés hybrides adaptées au dur climat de la région.&lt;br /&gt;Les agriculteurs «coupables» d’avoir semé des graines non achetées, ou dont le champ aurait été contaminé, encourent de fortes amendes, voire des peines d’emprisonnement et la destruction de leurs récoltes, de leurs outils et de leurs installations! Le terrorisme alimentaire pratiqué par les multinationales comme Monsanto dans les pays qu’elles colonisent, a conduit au suicide de milliers paysans par le monde – ruinés par l’achat annuel de semences transgéniques et des pesticides, herbicides et fongicides très toxiques qui leur sont nécessairement associés.&lt;br /&gt;Les bombardements incessants depuis 1991 avec des armes à l’uranium appauvri – qui ont transformé le pays en une vaste déchetterie radioactive – et l’embargo de treize ans, avaient déjà commencé de détruire l’agriculture irakienne (anéantissement du système d’irrigation, du matériel agricole et des palmiers dattiers). De 1990 (date de l’instauration des sanctions) à 2003, le volume de la production de céréales avait diminué de moitié.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;h4&gt;Vers le contrôle total de la chaîne alimentaire de l’Iraq par les transnationales américaines&lt;br /&gt;&lt;/h4&gt; &lt;p class="bodytext"&gt;En plus de subir les exactions quotidiennes des occupants, les fermiers iraquiens, devenus des serfs, sont désormais condamnés à produire des plantes artificielles, destinées pour moitié à l’exportation mondiale (ou aux troupes d’occupation, comme les variétés de blé réservées à la fabrication de pâtes, étrangères au régime alimentaire irakien), au seul bénéfice de Monsanto et consorts. Ceci alors même que la population irakienne souffre de la faim. Les chimères issues des nécro-technologies, représentent un très grave danger sur les plans environnemental, sanitaire, économique et éthique. Ils entraînent une pollution environnementale aussi irréversible que celle qui a été provoquée par l’uranium appauvri. Ils peuvent par ailleurs être utilisés dans le cadre de guerres biologiques ou bactériologiques silencieuses.&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;&lt;br /&gt;Les OGM constituent l’une des principales armes des instigateurs du «Nouvel ordre mondial» pour asservir l’une après l’autre les populations du monde entier. L’Iraq est devenue le nouveau laboratoire en grandeur réelle de cet instrument de domination diabolique, et les Irakiens les cobayes.    •&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="quelle"&gt;Source: &lt;a href="http://www.votresante.org/" target="_blank"&gt;www.votresante.org&lt;/a&gt; du 5/2/08&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="fussnote"&gt;1    «Nous sommes en Irak pour y répandre les semences de la démocratie de façon à ce qu’elles y prospèrent et se propagent dans toute la région où règne l’autoritarisme.»(George Bush).&lt;br /&gt;2    cf. Les articles de Mae Wang Ho et Joe Cumming, de l’Institute of Science in Society (ISIS).&lt;br /&gt;Sources: articles de F.W. Engdahl, Stephan Lendman, Jeffrey Smith, Jeremy Smith, Michel Chossudovsky et Ghali Hassan sur www.globalresearch.ca&lt;/p&gt;   &lt;!--  Text: [end] --&gt;&lt;!--  CONTENT ELEMENT, uid:1120/text [end] --&gt;&lt;!--  CONTENT ELEMENT, uid:1121/text [begin] --&gt;                 &lt;!--  Text: [begin] --&gt;    &lt;p class="bodytext"&gt;«Contrôlez le pétrole, et vous contrôlez des nations entières; contrôlez le système alimentaire, et vous contrôlez les populations.»&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;Henry Kissinger&lt;/h3&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-7650456150482895584?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/7650456150482895584/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=7650456150482895584&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/7650456150482895584'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/7650456150482895584'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2008/03/monsanto-babylone.html' title='Monsanto à Babylone'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-6415500125102525967</id><published>2008-02-01T21:18:00.000+04:00</published><updated>2008-02-01T21:33:07.128+04:00</updated><title type='text'>Arche de Zoé, pas si simple...?</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="center"&gt;&lt;a href="http://www.fltcd.com/"&gt;&lt;span style="background: rgb(255, 255, 0) none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;&lt;span style="font-family:Wide Latin,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:6;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;F&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 128, 128);"&gt;ront&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 128, 128);"&gt;de &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:6;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;L&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 128, 128);"&gt;ibération&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 128, 128);"&gt;du &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:6;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;T&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 128, 128);"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;emps&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;de &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:6;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;C&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 128, 128);"&gt;erveau &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:6;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;D&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 128, 128);"&gt;isponible&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial Unicode MS,sans-serif;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 128);"&gt;« Sérieusement ou  avec humour combattre le décervelage « &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 255);"&gt;Texte diffusé le dimanche 25 novembre 2007 de 12 heures à 13 heures, dans l’excellente émission « La Planète Bleue » sur la chaîne de radio suisse romande « Couleur 3 », qui est une chaîne de radio très fiable à tous niveaux. &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.27cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma,sans-serif;"&gt;Quand la fameuse affaire de l’Arche de Zoé a éclaté, curieusement, le Président Sarkozy n’est pas venu au secours des enfants victimes, ni des familles abusées, mais des voleurs d’enfants. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.27cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma,sans-serif;"&gt;Pourquoi ? Pour protéger qui ? Pourquoi Nicolas Sarkozy est-il allé au Tchad chercher les journalistes français et les hôtesses espagnoles ? Pourquoi le président français a-t-il annoncé, haut et fort, qu’il irait chercher lui-même les membres de l’association « Arche de Zoé », quoi qu’ils aient fait, mettant ainsi le feu à un baril qui n’avait pas besoin d’arrogance pour s’enflammer. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.27cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma,sans-serif;"&gt;S’agit-il d’une maladresse due à la précipitation, ou l’affaire des illuminés de l’Arche de Zoé cacherait t-elle une autre affaire autrement grave, bien plus glauque, qui aurait conduit le président français à la gaffe internationale ? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.27cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Y aurait-il des imbrications entre l’exfiltration d’enfants tchadiens vers l’Europe, l’industrie pharmaceutique, et les milieux d’affaire ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.27cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma,sans-serif;"&gt;Chaque jour qui passe voit apparaître de nouvelles questions. Pourquoi et comment l’association l’Arche de Zoé, a-t-elle bénéficié de passe-droits au ministère des affaires étrangères, au ministère de la défense, voire au ministère de l’intérieur ? Pourquoi et comment l’association l’Arche de Zoé, a-t-elle pu utiliser les avions Transal de l’armée française, pour transporter son matériel de N’Djaména à Abéché ? Pourquoi les services du ministère français de la défense, connaissaient-ils le plan de vol du Boeing affrété par Eric Breteau, le président de l’Arche de Zoé ? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.27cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma,sans-serif;"&gt;Le Boeing atterrit à Abéché, un aérodrome sous contrôle militaire tchadien … et français, certains gradés français étant présents dans la tour de contrôle. C’est depuis Abéché, que, grimés en blessés, les gamins devaient embarquer dans l’avion garé en bout de piste. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.27cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma,sans-serif;"&gt;Est-ce que les moyens tout à fait étonnants dont a profité l’Arche de Zoé, est-ce que la précipitation maladroite du président Sarkozy, à s’impliquer personnellement dans l’affaire, aurait un rapport avec le financement trouble de l’association l’Arche de Zoé ? Cette affaire, qui est tout le contraire d’une histoire de pieds nickelés, soulève tellement de questions, que certains se demandent aujourd’hui, si derrière cette bavure humanitaire, ne se cache pas une affaire d’une toute autre ampleur, &lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;une affaire d’expérimentations thérapeutiques sur des patients pas du tout volontaires&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.27cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma,sans-serif;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;L’association l’Arche de Zoé est une initiative d’un organisme français Paris Biotech Santé. Elle est financée par une société de développement de produits pharmaceutiques BioAlliance Pharma, dont le propre frère du président, François Sarkozy, est vice-président du conseil de surveillance. Certains observateurs se demandent si BioAlliance Pharma, qui mène des recherches sur le sida et pratique des essais thérapeutiques, n’aurait pas un lien avec l’affaire des infirmières bulgares, dont la libération avait déjà été négociée par la famille Sarkozy&lt;/span&gt;. Quelles sont les réelles activités de BioAlliance Pharma, dont fait partie le frère du président Sarkozy ? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.27cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma,sans-serif;"&gt;La compagnie développe des médicaments pour traiter des maladies décrites comme mille fois plus virulentes en Asie du Sud-Est et dans l’Afrique subsaharienne que chez nous. Pour développer ces traitements la société pratique des expérimentations sur des patients, comme par exemple pour le Loramic, cinq cent quarante patients répartis sur quarante sites différents à travers le monde. &lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;Stéphanie Lefèvre, la secrétaire générale de l’Arche de Zoé, est directrice adjointe&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;de Paris Biotech Santé.&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;Et François Sarkozy, le frère du président, figure avec elle parmi les membres du comité d’évaluation de cet organisme&lt;/span&gt; spécialisé dans la recherche bio-médicale. D’où les questions qui enflent sur le web. &lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;Y aurait-il un rapport entre ces sociétés pharmacologiques, et l’intervention du président Sarkozy au Tchad&lt;/span&gt;. &lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;C’est comme la maladie d’Alzheimer, devenue grande cause nationale française, aussitôt après l’élection de Nicolas Sarkozy. Cette déclaration surprise aurait-elle un rapport avec le fait que son frère, François Sarkozy, siège à AEC Partners, dont le principal client est l’américain Pfeizer, leader mondial de l’industrie pharmaceutique, et spécialiste du traitement de la maladie … d’Alzheimer. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.27cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Au printemps dernier, le Nigéria a attaqué devant la justice internationale le géant Pfeizer, qui aurait je cite : « effectué en 1996, de façon illégale, l’essai clinique d’un médicament, le Trovan, sur deux cents enfants » fin de citation. L’inventeur du Viagra aurait secrètement utilisé des enfants comme cobayes, pour tester de nouvelles molécules, sous couvert d’aides humanitaires. Onze enfants sont morts lors de ces tests. D’autres ont subi de graves séquelles : surdités, paralysies, lésions cérébrales, cécités. Le Nigéria réclame dix milliards de dollars à Pfeizer. C’est le Washington Post qui a révélé le scandale. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.27cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma,sans-serif;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;Le journal belge sept sur sept s’interroge&lt;/span&gt; lui aussi sur le rôle de Paris Biotech Santé, où travaille Stéphanie Lefèvre, la secrétaire générale de l’Arche de Zoé, et François Sarkozy le frère du président. Je cite &lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;« L’Arche de Zoé n’est pas une histoire d’amateurs. Ils sont très professionnellement organisés, et ne manquent pas de fonds et de soutiens, en tout genre. La soit disant « petite » association semble avoir préparé cette opération au Tchad, avec beaucoup de relations d’influence, et de moyens techniques et financiers. »&lt;/span&gt; Fin de citation. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.27cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma,sans-serif;"&gt;Pourquoi le président Sarkozy veut-il aller récupérer les militants de l’Arche de Zoé au Tchad ? Pourquoi a-t-il voulu aller récupérer les infirmières bulgares en Lybie ? Est-ce que c’est juste pour faire le beau, pour parader devant les caméras du monde entier, ou est-ce que tout en haut de l’état français, &lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;on redouterait que des choses finissent par se dire dans les geôles africaines.&lt;/span&gt; On évoque notamment des expérimentations humaines financées par de puissants labos de biotechnologie, sous couvert d’aide humanitaire. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-indent: 1.27cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma,sans-serif;"&gt;Non, non, bien sûr, toute cette histoire n'est qu'un fantasme de plus des théoriciens du Complot....!&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-indent: 1.27cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-indent: 1.27cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma,sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-indent: 1.27cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma,sans-serif;"&gt;Quelques liens pour vous faire une idée:&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-indent: 1.27cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma,sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;a href="http://www.voltairenet.org/article152777.html"&gt;&lt;span class="titre1"&gt;Arche de Zoé : que faisaient Nicolas, Cécilia et François dans cette galère ?&lt;/span&gt;      &lt;br /&gt;&lt;span class="titre7"&gt;par                  Thierry Meyssan&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;a title="Journaliste et écrivain, président du Réseau Voltaire." class="titre7"&gt;*&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=92331"&gt;Mise au point de Paris Biotech Sante&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.parisbiotechsante.org/pbs6/"&gt;Paris Biotech Santé &lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-6415500125102525967?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/6415500125102525967/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=6415500125102525967&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/6415500125102525967'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/6415500125102525967'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2008/02/arche-de-zo-pas-si-simple.html' title='Arche de Zoé, pas si simple...?'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-3554209911331141747</id><published>2008-01-30T10:45:00.000+04:00</published><updated>2008-01-30T10:48:15.416+04:00</updated><title type='text'>Un espion à la Société générale ? Oui, mais pas dans la finance !</title><content type='html'>&lt;div class="entry-meta"&gt;&lt;br /&gt;    &lt;/div&gt;            &lt;p&gt; Un article de Morice pour Agoravox sur le scandale qui frappe la société Générale.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr style="margin: 10px;"&gt;&lt;strong&gt;Mais c’est qu’il y a du beau monde à la tête de la Société générale… on se doutait bien que le positionnement de la banque française n’était pas très clair vis-à-vis du courtier évincé. Les dernières déclarations de ce dernier indiquent bien semble-t-il qu’il est l’arbre qui cache la forêt. L’homme aurait certes dérivé de ses attributions de départ, mais sans que la banque ne le laisse complètement isolé. L’enquête dira exactement quelle est la part de l’un et quelle est la part de l’autre. Le président du conseil d’administration, Daniel Bouton est bien sur la sellette.&lt;/strong&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;a href="http://www.agoravox.fr/IMG/socgen.jpg" target="_new"&gt;&lt;img src="http://www.agoravox.fr/IMG/socgen.jpg" align="left" border="0" width="300" /&gt;&lt;/a&gt;Ce soir, on apprend que c’est pire encore, car la débandade bancaire à laquelle il a participé, en se fourvoyant à un point faramineux dans l’aventure des subprimes américaines, lui a peut-être été soufflée par des membres de son propre conseil d’administration, qui l’auraient poussé à faire monter les prix, à faire fructifier au maximum ses dividendes, pour mieux se retirer avant que ça ne retombe. En le faisant au bon moment, à savoir juste après avoir été prévenu de la chute imminente, ce qu’on appelle en clair un délit d’initié. Tout le monde avait déjà remarqué l’intérêt que M. Bouton portait aux usagers de sa banque. La lettre d’excuse qu’il a rédigée ses derniers jours, en effet, n’était pas adressée à ses clients, mais… aux seuls actionnaires. &lt;strong&gt;A la Société générale, ce n’est pas le client qui est roi : c’est l’actionnaire. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Or, certains de ceux-ci ont décidé de se révolter, trouvant aujourd’hui la dévaluation de leur action un peu raide. Ce soir, ils ont une autre raison de vouloir le faire : l’un des membres d’administration de la banque a retiré vite fait bien fait la bagatelle de 85 744 953 d’euros le 9 janvier dernier, soit une vingtaine de jours avant que l’action ne chute réellement, et dix jours après que la banque ait découvert officiellement la malversation. Un timing parfait, car le cours est déjà en train de s’effondrer. Mieux ou pire encore : l’homme n’est pas un inconnu. Il n’est pas Français non plus… il est… Américain, s’appelle &lt;a href="http://www.nndb.com/people/816/000118462/"&gt;Robert A. Day&lt;/a&gt; et présente un pedigree intéressant. A faire pâlir n’importe quel petit actionnaire. Car l’homme, sans avoir de double vie, jouait au milieu même de la Société générale, un autre rôle. &lt;strong&gt;Un rôle étonnant…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Né en 1943, Robert A. Day, de son vrai nom Robert Addison Day, est le petit-fils d’un foreur de pétrole, William Myron Keck, fondateur de Superior Oil, revendu 5,7 milliards de dollars à Mobil (devenu Exxon en 1984). Il est pour sa part le dirigeant &lt;a href="http://www.nndb.com/company/076/000126695/"&gt;milliardaire&lt;/a&gt; de Trust Company of the West, qu’il dirige avec Robert D. Beyer, supporter sans honte de Mitt Romney et de &lt;a href="http://www.ap.org/florida/floridaxgr/cabinet/image/harris,_katherine_%28r%29.jpg"&gt;Catherine Harris&lt;/a&gt;, qui pour nous n’est pas une totale inconnue, puisqu’elle fut en 2000 la calamiteuse secrétaire de l’Etat de Floride, restée célèbre pour ses malversations électorales et le fiasco du décompte des voix à la main qui l’avait suivi. Pendant ses 22 premiers mois de travail, elle a passé son temps à &lt;a href="http://farm1.static.flickr.com/130/345829742_8e1a3d2181_o.jpg"&gt;voyager&lt;/a&gt; de par le monde entier, dépensant 106 millions de dollars en tickets d’avion. Nommée seconde de liste sur la liste Geb Bush de &lt;a href="http://www.nytimes.com/imagepages/2006/05/10/us/10bush2.html"&gt;Floride&lt;/a&gt;, c’est elle qui supervise l’élection de 2000 : le conflit d’intérêt est évident ! Pour ne rien gâcher, c’est une fervente &lt;a href="http://wonkette.com/politics/pictures/reading-about-katherine-harris-is-good-for-you-184635.php"&gt;membre&lt;/a&gt; de la &lt;em&gt;Coral Ridge Presbyterian Church&lt;/em&gt;, et combat bien sûr l’avortement… Elle a bien entendu soutenu la guerre en Irak, en sachant pertinemment que Saddam Hussein n’avait pas d’armes de destruction massive, une chose avouée par elle à la télévision.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;A. Day, lui, n’est pas en reste : en &lt;a href="http://www.tpj.org/pioneers/robert_day.html"&gt;2000,&lt;/a&gt; il était entré dans le club huppé des meilleurs donateurs de la campagne de W. Bush avec plus de 100 000 dollars, culminant à 176,275 dollars de contribution. A la table d’administration de sa compagnie,&lt;em&gt; Trust Company of the West&lt;/em&gt;, il est vrai siégeait Henri Kissinger. L’homme étant malin, ça ne l’empêchait pas d’inviter à la même époque le secrétaire d’Etat de Clinton, Warren Christopher, sur son yacht personnel. Républicain bien droitier, il est également membre d’un club hyper select, le &lt;em&gt;Alfalfa Club&lt;/em&gt;, dont a fait partie Prescott Bush, le grand-père pro-nazi de W. Bush. L’activité essentielle du club consiste à célébrer la mémoire du général Lee, le général confédéré (sudiste) qui avait bien fini par se rendre en avril 1865.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Pour Forbes, Addison Day est un client sérieux : il “vaut” 1,3 milliard de dollars et culmine au 297e rang sur les 400 plus riches Américains. Au même rang que Donald J Schneider, l’homme aux 48 000 camions qui sillonnent chaque jour les Etats-Unis. Une fortune qui vient… de France : TCW a laissé en 2001 à la Société générale 70 % de ses parts, &lt;a href="http://fr.transnationale.org/entreprises/tcw_group.php"&gt;vendues &lt;/a&gt;pour 2,5 milliards de dollars : la revente récente de ses actions Société générale indique davantage encore la panique engendrée par la situation de la banque française majoritaire dans son entreprise ou les parts qui lui appartiennent encore ! Ses investissements en participation sont variés, dans les secteurs de pointe, mais aussi chez Diebold, où il possède 4,32 % de parts. Bref, notre homme, qui n’en est pas à sa première action, loin s’en faut, s’est débarrassé d’un bon lot, au bon moment. A un &lt;a href="http://www.easybourse.com/Website/article/5452-societe-generale-robert-a-day-a-vendu-1m-de-titres.php"&gt;tarif &lt;/a&gt;défiant toute concurrence : 38 % de plus que le court actuel, soient 900 000 actions à 95,27 euros.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;A-t-il été prévenu ? Le conseil d’administration de la Société générale, où il siège, était-il au courant ? Les petits actionnaires ou les clients savent-ils que la banque est dirigée par quelqu’un qui soutient financièrement l’épopée de toute la famille Bush depuis le début ? Et plus encore ? Car, et c’est nettement plus grave, &lt;strong&gt;l’homme est aussi membre depuis 2001 du &lt;em&gt;President’s Foreign Intelligence Advisory Board &lt;/em&gt;(ou Piffiab)&lt;/strong&gt;, créé en 1956 par Eisenhower, un groupe de patrons de divers horizons offrant leurs services dans le domaine de… &lt;strong&gt;l’espionnage et les services secrets, &lt;a href="http://www.thenation.com/blogs/capitalgames?pid=97"&gt;pas moins&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Comme le disent ces statuts :&lt;em&gt; “The President’s Foreign Intelligence Advisory Board (PFIAB) provides advice to the President concerning the quality and adequacy of intelligence collection, of analysis and estimates, of counterintelligence, and of other intelligence activities. The PFIAB, through its Intelligence Oversight Board, also advises the President on the legality of foreign intelligence activities”&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Son président jusqu’en 2004, Brent Scowcroft, par exemple, était membre de Qualcomm et de Global and Power Pipelines, une division d’Enron… or il est intervenu à plusieurs reprises dans le conseil sur la stratégie à tenir au Moyen-Orient ! Accédant aux secrets d’Etat avec les 15 autres membres, il pouvait donc aussi dans l’autre sens en faire bénéficier ses propres sociétés ! Notre homme du jour, Arisson Day, y croisait par exemple tous les deux mois pendant 2 jours &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Philip_D._Zelikow"&gt;Philip Zelikow,&lt;/a&gt; l’âme damnée, celui qui a affirmé ceci : ”&lt;em&gt;Why would Iraq attack America or use nuclear weapons against us ? I’ll tell you what I think the real threat (is) and actually has been since 1990 — it’s the threat against Israel”&lt;/em&gt;, à savoir qu’il reliait l’attaque de l’Irak à la défense d’Israël. Comme le dit l’article “&lt;em&gt;Known in intelligence circles as ”Piffy-ab”, the board is supposed to evaluate the nation’s intelligence agencies and probe any mistakes &lt;a href="http://thenexthurrah.typepad.com/the_next_hurrah/2007/06/pfiab-and-ovp.html"&gt;they make.”..&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;C’est le bureau du Piffiab, influencé par Zelikow, qui a complaisamment insisté sur les armes de destruction massives (inexistantes) de Saddam, excuse retenue très tôt par W. Bush car le groupe a l’oreille directe du président : “&lt;em&gt;The PFIAB reports directly to the President, and provides recommendations for actions to improve and enhance the performance of intelligence efforts”.&lt;/em&gt; Comme par hasard aussi, c’est Zelikow qui a conduit l’enquête sur les attentats du World Trade Center ! Et en a conclu ce qu’on sait. C’est lui qui avait rappelé un jour qu’un événement comme le WTC pourrait jouer le même rôle qu’un nouveau Pearl Harbour dans l’opinion publique…&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;La Société générale a donc hébergé au sein de son conseil d’administration quelqu’un qui a exercé une influence directe sur la conduite du monde et de la guerre en Irak sans qu’on ne s’en aperçoive le moins du monde. Un homme obligé de faire des rapports tous les deux mois, et qui rencontrait régulièrement le président des Etats-Unis, et certainement pas pour lui parler design de guichet ou nouveau logo de la Société générale qu’il fréquentait et fréquente encore. On est fort tenté ce soir de savoir ce que la DGSE pense du cas de figure, de cet industriel jouant les contre-espions aux Etats-Unis, à la tête d’une des plus grandes banques françaises, via son conseil d’administration…&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Un espion siégeait bien à la Société générale, finalement, mais ce n’est pas le trader visé, et il n’a que fort peu à voir avec le secteur bancaire…&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-3554209911331141747?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/3554209911331141747/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=3554209911331141747&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/3554209911331141747'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/3554209911331141747'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2008/01/un-espion-la-socit-gnrale-oui-mais-pas.html' title='Un espion à la Société générale ? Oui, mais pas dans la finance !'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-6449466360148526562</id><published>2007-12-27T23:23:00.000+04:00</published><updated>2007-12-27T23:28:42.784+04:00</updated><title type='text'>Dans le Loiret, on fume gratis</title><content type='html'>&lt;b&gt;Près d’Orléans, des militants libertaires cultivent biologiquement du cannabis, puis le distribuent gracieusement.&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Dans le Loiret, là où passent les fumeurs, l’herbe repousse. Pour un petit groupe de militants anarchistes, c’est même devenu un rituel. On plante, on fait pousser en respectant les principes de la culture biologique. Et, surtout, on se fait un devoir de distribuer cette «beuh» sans la moindre contrepartie financière. Question de principe. «Nous avons fait le choix de la qualité et de la gratuité», explique Nestor (1), l’idéologue du groupe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Récolte&lt;/b&gt;. Ce salarié, la trentaine rebelle, béret noir frappé d’une étoile sur la tête, réplique parfaite de celui porté par Che Guevara, vit cette expérience vieille de deux récoltes comme une démarche politique. «J’ai moi-même arrêté de fumer pendant quatre ans par ras-le-bol d’alimenter les réseaux mafieux. Avant de trouver cette alternative viable, humaine et sociale.» Deux fois par an, Nestor quitte Orléans pour Montargis. Là-bas, il y retrouve Pedro (1), un autre militant qui, lui, possède un terrain. «Nous plantons courant février et récoltons vers octobre», expliquent-ils. «L’entretien des plants nous demande une heure de travail par semaine, tout au plus. Pourquoi se faire du blé sur un investissement aussi léger ?»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès la récolte terminée - de quoi répondre aux besoins de fumette du groupe pour une année entière -, les militants reprennent leurs habitudes. En tendant l’oreille. «Nous ne faisons pas de prosélytisme, insiste Nestor. Quand quelqu’un aborde le sujet, je l’informe de notre initiative, et, s’il est d’accord sur le principe, je lui livre un sac.» Les quantités ainsi cédées sont impressionnantes. L’herbe est claire et parfumée. Ses effets, s’ils ne sont apparemment pas comparables à ceux de la jamaïcaine, sont jugés «très satisfaisants» par les bénéficiaires. S’ils vendaient leur herbe, chaque livraison leur rapporterait environ 200 euros, mais les militants ne regrettent rien. «L’illégalité du cannabis en augmente artificiellement la valeur», pensent-ils. «Nous comparons notre gestion de ce produit à celle des fruits et légumes que les agriculteurs biologiques diffusent au travers des Amap, les associations pour le maintien d’une agriculture paysanne.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leur clientèle de prédilection demeure l’entourage direct. Mais aussi les fumeurs limités par un pouvoir d’achat trop faible. Une logique du «produire plus pour fumer plus». «Tout en prenant en compte les dangers relatifs du cannabis, je préfère qu’un mec à la rue ou en détresse sociale fume plutôt qu’il se jette dans un alcoolisme abrutissant», se justifie Nestor. «Avec notre système et la distribution systématique des graines, nous invitons les gens à reproduire notre schéma et à devenir maîtres de la chaîne de production.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au Collectif d’information et de recherche cannabique (Circ), association qui milite pour la légalisation du cannabis, on observe ce mouvement avec amusement. «Nous connaissons des fumeurs qui produisent chez eux pour leur propre consommation, mais des Zorro comme ceux du Loiret, jamais vu, lance Nathaniel, président du Circ Paris. Nous encourageons les fumeurs à s’organiser ainsi pour s’assurer d’avoir un produit de qualité au moindre coût et d’échapper au marché clandestin.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour assurer cette autosuffisance, le Circ préconise la création de «Cannabis social clubs». Des sortes de Rotary pour fumeurs assumés, censés diluer les responsabilités de chacun. Selon le Circ, en effet, c’est le producteur qui risque gros au regard de la loi. L’idée est donc qu’en dispersant la production on partage les risques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La cession de cannabis, qu’elle soit gratuite ou marchande, est en outre soumise aux mêmes règles juridiques. «En théorie, un producteur peut écoper de la prison à vie, poursuit Nathaniel. Dans les faits, quand on se fait choper avec une petite quantité et sans antécédents judiciaires, on risque six mois de prison avec sursis.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Légalisation&lt;/b&gt;. Un risque que mesurent clairement les fumeurs du Loiret. «En qualité de militant politique et syndical, je sais qu’ils pourront me descendre par le biais des stupéfiants. Mais j’en prends le risque», clame Nestor. «En matière de stupéfiants, la législation pénale a un côté hypocrite, concède Eric Grassin, avocat au barreau d’Orléans, les peines maximales ne sont que rarement infligées. Pour ce qui est de la cession gratuite, toutefois, les producteurs et les consommateurs ne doivent pas se faire d’illusions. L’état actuel de la jurisprudence ne laisse guère d’espoir. Devant une cour, je plaiderais volontiers cet aspect du dossier comme circonstance atténuante, mais le délit resterait le même au regard des textes en vigueur.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’improbable légalisation du cannabis, les fumeurs militants du Loiret n’en ont cure : «Nous ne sommes pas favorables à ce que l’Etat mette son nez là-dedans et édicte sa loi. Nous continuerons de toute façon pour que les consommateurs n’aillent ni financer un état hypocrite ni des réseaux mafieux», conclut Nestor.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.liberation.fr/"&gt;&lt;b&gt;MOURAD GUICHARD Libération.fr&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-6449466360148526562?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/6449466360148526562/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=6449466360148526562&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/6449466360148526562'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/6449466360148526562'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/12/dans-le-loiret-on-fume-gratis.html' title='Dans le Loiret, on fume gratis'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-8771837075109918626</id><published>2007-12-03T18:32:00.000+04:00</published><updated>2007-12-03T18:37:47.286+04:00</updated><title type='text'>La dette du Tiers Monde ?</title><content type='html'>&lt;div class="texte-article"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;La dette est une catastrophe pour&lt;br /&gt;l’humanité, maintenant dans la plus extrême pauvreté des contrées&lt;br /&gt;entières possédant pourtant d’importantes richesses matérielles et&lt;br /&gt;humaines. Une tragédie sous-jacente, qui provoque en aval une multitude&lt;br /&gt;de drames insupportables. Mais cette tragédie n’est pas arrivée toute&lt;br /&gt;seule comme peut survenir un tremblement de terre ou un cyclone&lt;br /&gt;dévastateur. Elle est la conséquence de choix géopolitiques bien&lt;br /&gt;précis. Surtout elle est un puissant mécanisme de subordination des&lt;br /&gt;pays du Sud, un nouveau colonialisme en somme. Comme toujours, elle&lt;br /&gt;s’est jouée en 5 actes.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Acte 1&amp;nbsp;: les années 1960-1970&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Après la seconde guerre mondiale, les&lt;br /&gt;États-Unis ont instauré le plan Marshall pour la reconstruction de&lt;br /&gt;l’Europe. Ils ont investi massivement dans l’économie européenne pour&lt;br /&gt;l’aider à se remettre debout et les pays européens sont redevenus très&lt;br /&gt;vite des partenaires commerciaux privilégiés. De plus en plus de&lt;br /&gt;dollars (la monnaie de référence) circulent à travers le monde, et les&lt;br /&gt;autorités américaines tentent de freiner les demandes de conversion de&lt;br /&gt;dollars en or, pour ne pas assécher leurs coffres-forts. Elles&lt;br /&gt;encouragent alors les investissements des entreprises américaines à&lt;br /&gt;l’étranger, pour éviter le retour des dollars en excès et une flambée&lt;br /&gt;de l’inflation chez eux. Voilà pourquoi dans les années 1960, les&lt;br /&gt;banques occidentales regorgent de dollars (les eurodollars) pour&lt;br /&gt;lesquels elles sont en recherche de débouchés et d’investissements.&lt;br /&gt;Elles les prêtent alors aux pays du Sud, qui cherchent à financer leur&lt;br /&gt;développement, notamment les États africains nouvellement indépendants&lt;br /&gt;et les pays d’Amérique latine.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;A partir de 1973, le choc pétrolier&lt;br /&gt;apporte des revenus confortables aux pays producteurs de pétrole qui&lt;br /&gt;les placent à leur tour dans les banques occidentales&amp;nbsp;: ce sont les&lt;br /&gt;pétrodollars. Là aussi les banques les proposent aux pays du Sud, à des&lt;br /&gt;taux faibles pour les inciter à emprunter. Tous ces prêts provenant de&lt;br /&gt;banques privées constituent la partie privée de la dette extérieure des&lt;br /&gt;PED.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;S’ajoutent à cela les États du Nord où&lt;br /&gt;à partir de ce choc pétrolier, la crise s’est installée. Les&lt;br /&gt;marchandises produites au Nord ont du mal à trouver preneur à cause de&lt;br /&gt;la récession et du début du chômage massif. Ces pays riches décident&lt;br /&gt;alors de distribuer du pouvoir d’achat au Sud, afin de les inciter à&lt;br /&gt;acheter les marchandises du Nord. D’où des prêts d’État à État, souvent&lt;br /&gt;sous forme de crédits d’exportations. En gros, je te prête 10 millions&lt;br /&gt;à bas taux, à condition que tu achètes chez moi des marchandises pour&lt;br /&gt;10 millions... C’est la partie bilatérale de la dette extérieure des&lt;br /&gt;PED.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Le troisième acteur de cette histoire&lt;br /&gt;de l’endettement est la Banque mondiale. Institution née en 1944 alors&lt;br /&gt;que les États-Unis étaient en position de force sur la scène&lt;br /&gt;internationale, elle est profondément antidémocratique puisque le&lt;br /&gt;système adopté pour les États-membres est “1 dollar, 1 voix”. Les&lt;br /&gt;États-Unis possèdent plus de 17&amp;nbsp;% des droits de vote (ce qui leur&lt;br /&gt;fournit une minorité de blocage), alors que le groupe formé par 24 pays&lt;br /&gt;d’Afrique subsaharienne n’en détient que 2&amp;nbsp;%. A partir de 1968, son&lt;br /&gt;président est Robert McNamara, ancien ministre de la Défense américain&lt;br /&gt;qui a géré l’escalade de la guerre au Vietnam. Par l’intermédiaire de&lt;br /&gt;la Banque mondiale, McNamara va agir pour contrecarrer l’influence&lt;br /&gt;soviétique et les différentes tentatives nationalistes. Son combat va&lt;br /&gt;se placer sur le plan financier. De 1968 à 1973, la Banque mondiale va&lt;br /&gt;accorder davantage de prêts que pendant toute la période 1945-1968.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Ces prêts ont plusieurs buts&lt;br /&gt;parfaitement clairs. Tout d’abord soutenir les alliés stratégiques des&lt;br /&gt;États-Unis (Mobutu au Zaïre, Suharto en Indonésie, la dictature&lt;br /&gt;brésilienne puis plus tard les dictatures argentine et chilienne...)&lt;br /&gt;pour renforcer la zone d’influence américaine. Ils servent également à&lt;br /&gt;stopper le développement de certaines politiques visant à l’obtention&lt;br /&gt;d’une indépendance économique (Nasser en Egypte avec la nationalisation&lt;br /&gt;du canal de Suez, N’Krumah au Ghana, Manley en Jamaïque, Sukarno en&lt;br /&gt;Indonésie, etc.).&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;La Banque mondiale incite les pays du&lt;br /&gt;Sud à emprunter dans l’espoir affiché de financer la modernisation de&lt;br /&gt;leur appareil d’exportation et les connecter au marché mondial. C’est&lt;br /&gt;la partie multilatérale de la dette extérieure des PED.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Pendant ces années, l’endettement est&lt;br /&gt;encore supportable pour les pays du Sud car ces prêts leur permettent&lt;br /&gt;malgré tout de produire davantage, donc d’exporter plus et de récupérer&lt;br /&gt;des devises pour les remboursements et de nouveaux investissements.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Ces trois intervenants (banques&lt;br /&gt;privées, États du Nord, Banque mondiale), avec la complicité des&lt;br /&gt;classes dirigeantes du Sud, sont à l’origine d’une augmentation&lt;br /&gt;exponentielle de la dette (elle est multipliée par 12 entre 1968 et&lt;br /&gt;1980), précédant un tournant tragique.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Acte 2&amp;nbsp;: la crise de la dette&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;A la fin de l’année 1979, pour sortir&lt;br /&gt;de la crise qui les frappe, lutter contre une inflation importante et&lt;br /&gt;réaffirmer leur leadership mondial après les échecs cuisants au Vietnam&lt;br /&gt;en 1975, en Iran et au Nicaragua en 1979, les États-Unis amorcent un&lt;br /&gt;virage ultralibéral, qui sera poursuivi après l’élection de Ronald&lt;br /&gt;Reagan à la présidence. Depuis quelques mois déjà, le Royaume Uni fait&lt;br /&gt;de même avec le gouvernement de Margaret Thatcher. Paul Volcker, le&lt;br /&gt;directeur de la Réserve Fédérale américaine, décide une forte&lt;br /&gt;augmentation des taux d’intérêt américains dans le but d’attirer les&lt;br /&gt;capitaux et ainsi de relancer la machine économique américaine. Les&lt;br /&gt;investisseurs de toute la planète sont donc fortement incités à placer&lt;br /&gt;leur argent aux États-Unis. Mais quel rapport avec la dette&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;C’est que jusque là les taux d’intérêt&lt;br /&gt;des emprunts accordés aux États du Sud étaient certes faibles, mais&lt;br /&gt;variables et liés aux taux américains. De l’ordre de 4-5&amp;nbsp;% dans les&lt;br /&gt;années 1970, ils passent à 16-18&amp;nbsp;% au moins, voire davantage au plus&lt;br /&gt;fort de la crise, car la prime de risque devient énorme. Par&lt;br /&gt;conséquent, du jour au lendemain, le Sud doit rembourser trois fois&lt;br /&gt;plus d’intérêts. En plein milieu du jeu, les règles ont été changées de&lt;br /&gt;façon délibérée&amp;nbsp;: le piège s’est refermé.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;De surcroît, les pays du Sud sont&lt;br /&gt;confrontés à un autre changement brutal&amp;nbsp;: la baisse des cours des&lt;br /&gt;matières premières et des produits agricoles qu’ils exportent. La&lt;br /&gt;grande majorité des prêts a été contractée dans des monnaies fortes&lt;br /&gt;comme le dollar. Au cours des années 1970, les pays débiteurs doivent&lt;br /&gt;donc se procurer de plus en plus de devises pour rembourser leurs&lt;br /&gt;créanciers. Ils tentent alors d’exporter encore plus (café, cacao,&lt;br /&gt;coton, sucre, arachide, minerais, pétrole, etc.) pour récupérer&lt;br /&gt;davantage de devises, ce qui fait encore baisser les cours, vu&lt;br /&gt;l’absence de demande supplémentaire au Nord. Le Sud se retrouve pris&lt;br /&gt;dans l’étau de la dette sans bien sûr pouvoir faire face à ses&lt;br /&gt;échéances. C’est la crise de la dette.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;En août 1982, le Mexique est le premier&lt;br /&gt;à annoncer qu’il n’est plus en mesure de rembourser. C’est la fin de&lt;br /&gt;l’acte 2, court mais brutal.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Acte 3&amp;nbsp;: les plans d’ajustement structurel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Cette crise de la dette résonne comme&lt;br /&gt;un coup de tonnerre dans le monde politique et économique. Les&lt;br /&gt;institutions internationales, censées réguler le système et prévenir&lt;br /&gt;les crises, n’ont rien vu venir.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Dès qu’un pays est contraint de stopper&lt;br /&gt;ses remboursements, le Fonds Monétaire International (FMI) arrive en&lt;br /&gt;pompier financier. Mais un drôle de pompier, qui a exacerbé le vice des&lt;br /&gt;pyromanes...&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Plus personne d’autre ne veut prêter à&lt;br /&gt;ces pays qui ne peuvent plus rembourser. Le FMI est leur seul recours.&lt;br /&gt;Il accepte de prêter l’argent nécessaire (qui permet surtout de sauver&lt;br /&gt;les créanciers - souvent privés - du Nord), au taux fort bien sûr, mais&lt;br /&gt;à condition que le pays concerné accepte de mener la politique décidée&lt;br /&gt;par ses experts&amp;nbsp;: ce sont les fameuses conditionnalités du FMI. En un&lt;br /&gt;mot, la politique économique de l’État endetté passe sous contrôle du&lt;br /&gt;FMI et de ses experts ultralibéraux. Là se situe l’apparition d’une&lt;br /&gt;nouvelle colonisation&amp;nbsp;: une colonisation économique. Même plus besoin&lt;br /&gt;d’entretenir une administration et une armée coloniale sur place, le&lt;br /&gt;mécanisme de la dette se charge tout seul de gérer la dépendance.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Les mesures préconisées sont inscrites&lt;br /&gt;dans un Plan d’ajustement structurel (PAS), qui correspond toujours au&lt;br /&gt;même schéma&amp;nbsp;: abandon des subventions aux produits et services de&lt;br /&gt;première nécessité&amp;nbsp;: pain, riz, lait, sucre, combustible...&amp;nbsp;; austérité&lt;br /&gt;budgétaire et réduction des dépenses, en général baisse drastique des&lt;br /&gt;budgets sociaux “non-productifs” (santé, éducation, subventions aux&lt;br /&gt;produits de base)&amp;nbsp;; dévaluation de la monnaie locale&amp;nbsp;; taux d’intérêt&lt;br /&gt;élevés, pour attirer les capitaux étrangers avec une rémunération&lt;br /&gt;élevée&amp;nbsp;; production agricole toute entière tournée vers l’exportation&lt;br /&gt;(café, coton, cacao, arachide, thé etc.) pour faire rentrer des&lt;br /&gt;devises, donc réduction des cultures vivrières et déforestation pour&lt;br /&gt;gagner de nouvelles surfaces&amp;nbsp;; ouverture totale des marchés par la&lt;br /&gt;suppression des barrières douanières&amp;nbsp;; libéralisation de l’économie,&lt;br /&gt;notamment abandon du contrôle des mouvements de capitaux et la&lt;br /&gt;suppression du contrôle des changes&amp;nbsp;; fiscalité aggravant encore les&lt;br /&gt;inégalités avec le principe d’une taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et&lt;br /&gt;la préservation des revenus du capital&amp;nbsp;; privatisations massives des&lt;br /&gt;entreprises publiques, donc un désengagement de l’État des secteurs de&lt;br /&gt;production concurrentiels... La potion est très amère.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Par exemple, au Mali, Alpha Oumar&lt;br /&gt;Konaré est élu Président en 1992, après la dictature du général Moussa&lt;br /&gt;Traoré. Sa politique est docile à l’égard du FMI et son but est le&lt;br /&gt;rétablissement des grands équilibres macro-économiques. Il s’applique à&lt;br /&gt;promouvoir les activités marchandes privées et à assainir le secteur&lt;br /&gt;public, comme on dit au FMI. Les effectifs de la fonction publique&lt;br /&gt;passent alors de 45 000 en 1991 à 37 700 en 1998, et les salaires&lt;br /&gt;publics subissent une baisse en valeur réelle comprise entre 11&amp;nbsp;% et&lt;br /&gt;18&amp;nbsp;%. La pression fiscale est passée de 8,5&amp;nbsp;% en 1988 à 14&amp;nbsp;% en 1998,&lt;br /&gt;tandis que les dépenses courantes sont passées de 15&amp;nbsp;% du PIB à 10,8&amp;nbsp;%.&lt;br /&gt;Et le gouvernement est tout fier d’en déduire que sur le plan des&lt;br /&gt;grands équilibres, “la politique d’ajustement a permis une amélioration&lt;br /&gt;notable”&amp;nbsp;! Sur les 90 entreprises publiques en 1985 au Mali, il en&lt;br /&gt;reste 36 en 1998, 26 ayant été liquidées et 28 privatisées. Si bien&lt;br /&gt;qu’en 1988, 75&amp;nbsp;% des recettes fiscales du gouvernement passaient dans&lt;br /&gt;la masse salariale de ses fonctionnaires, contre 27&amp;nbsp;% en 1998. C’est ce&lt;br /&gt;que le gouvernement qualifie d’ “assainissement notable des dépenses”.&lt;br /&gt;Et ça continue&amp;nbsp;: en 2000, audits de la Caisse de Retraite du Mali (CRM)&lt;br /&gt;et de l’Institut National pour la Prévoyance Sociale (INPS) et adoption&lt;br /&gt;d’un plan d’assainissement de leurs finances&amp;nbsp;; vente de 60&amp;nbsp;% du capital&lt;br /&gt;d’Électricité du Mali (EDM)&amp;nbsp;; vente de l’Hôtel de l’Amitié&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;privatisation à 35&amp;nbsp;% de la Société Nationale des Tabacs et Allumettes&lt;br /&gt;du Mali (SONATAM), avec privatisation totale en vue&amp;nbsp;; liquidation de la&lt;br /&gt;Société Malienne de Matériel de Travaux Publics (SLMTP), de l’Office&lt;br /&gt;des Relais Touristiques (ORT) et de la Société Nationale de Recherche&lt;br /&gt;et d’Exploitation Minière (SONAREM).&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Pourtant le niveau de vie des&lt;br /&gt;populations ne décolle pas pour autant. Quelques chiffres suffisent&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;en 1999, le taux brut de scolarisation primaire est de 56&amp;nbsp;%&amp;nbsp;; le nombre&lt;br /&gt;moyen d’élèves par enseignant dans le primaire est 79&amp;nbsp;; 27&amp;nbsp;% des&lt;br /&gt;enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition&amp;nbsp;; 59&amp;nbsp;% de la&lt;br /&gt;population a accès à un centre de santé à moins de 15 km&amp;nbsp;; 17&amp;nbsp;% des&lt;br /&gt;logements sont équipés de l’eau courante et 12&amp;nbsp;% de l’électricité.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Autre exemple&amp;nbsp;: en juillet 1999, le FMI&lt;br /&gt;a accordé un crédit à Madagascar. En échange, le gouvernement procède à&lt;br /&gt;d’importantes réformes structurelles, comme la privatisation de la&lt;br /&gt;seconde banque publique du pays (une banque agricole), ainsi qu’à la&lt;br /&gt;libéralisation des secteurs des télécoms, de la pêche et des ressources&lt;br /&gt;minières. La compagnie pétrolière publique (Solima) fut privatisée avec&lt;br /&gt;retard, en juin 2000 seulement. Mais, comme le pays appliquait&lt;br /&gt;gentiment la politique qu’on entendait lui imposer, il méritait une&lt;br /&gt;nouvelle bouffée d’oxygène financière. Dès juillet 2000, la première&lt;br /&gt;tranche d’un nouveau crédit d’ajustement structurel de la Banque&lt;br /&gt;mondiale fut débloquée. C’est donnant-donnant...&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;En outre, le FMI a l’habileté de faire&lt;br /&gt;reposer la responsabilité de ces décisions sur les gouvernements en&lt;br /&gt;place au Sud. Tous les ans, chaque État doit établir des rapports&lt;br /&gt;analysant la situation économique et traçant des perspectives pour&lt;br /&gt;l’avenir. Dans un sens ultralibéral, bien évidemment. Les prêts et&lt;br /&gt;rééchelonnements divers ne sont accordés qu’à condition que ces&lt;br /&gt;rapports aillent dans le “ bon ” sens, complétés par des visites de&lt;br /&gt;gentlemen de la Banque Mondiale ou du FMI pour s’en assurer&lt;br /&gt;directement. En fait, les institutions financières internationales font&lt;br /&gt;signer par les autorités en place la liste de leurs propres&lt;br /&gt;revendications, pour mieux expliquer le cas échéant qu’elles n’ont fait&lt;br /&gt;qu’entériner les choix des autochtones... Le mécanisme de la dette est&lt;br /&gt;un mécanisme de subordination très subtil et très impressionnant.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Acte 4&amp;nbsp;: L’utilisation des sommes au Sud&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Les emprunts massifs contractés par les&lt;br /&gt;dirigeants des pays du Sud n’ont pourtant que très peu profité aux&lt;br /&gt;populations. La majeure partie fut décidée par des régimes&lt;br /&gt;dictatoriaux, alliés stratégiques de grandes puissances du Nord. Une&lt;br /&gt;partie importante des sommes empruntées a été détournée par ces régimes&lt;br /&gt;corrompus. Ils ont d’autant plus facilement accepté d’endetter leur&lt;br /&gt;pays qu’ils ont prélevé au passage des commissions avec le soutien des&lt;br /&gt;autres acteurs de l’endettement. Comment expliquer qu’à sa mort, Mobutu&lt;br /&gt;Sese Seko, à la tête du Zaïre pendant plus de 30 ans, disposait d’une&lt;br /&gt;fortune estimée à 8 milliards de dollars, équivalant aux deux tiers de&lt;br /&gt;la dette de son pays, sans compter l’enrichissement de ses proches&amp;nbsp;? Ou&lt;br /&gt;qu’à Haïti, en 1986, la dette extérieure s’élevait à 750 millions de&lt;br /&gt;dollars lorsque la famille Duvalier, qui a gouverné d’une main de fer&lt;br /&gt;pendant trente ans (d’abord François - dit Papa Doc - puis Jean-Claude&lt;br /&gt;- dit Bébé Doc), a pris la fuite vers la Côte d’Azur française avec une&lt;br /&gt;fortune évaluée à plus de 900 millions de dollars&amp;nbsp;? Quelle autre&lt;br /&gt;explication trouver à l’enrichissement de la famille de Suharto en&lt;br /&gt;Indonésie dont la fortune, au moment où il a été chassé du pouvoir en&lt;br /&gt;1998 après 32 ans de règne, était estimée à 40 milliards de dollars,&lt;br /&gt;alors que son pays était en plein marasme&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Parfois, comme dans le cas de la&lt;br /&gt;dictature argentine (1976-1983), la situation est ubuesque. Pendant&lt;br /&gt;cette période, la dette a été multipliée par 5,5 pour s’élever à 45&lt;br /&gt;milliards de dollars en 1983, essentiellement contractée auprès de&lt;br /&gt;banques privées, avec l’accord des autorités américaines. Dès 1976, un&lt;br /&gt;prêt du FMI avait donné un signe fort aux banques du Nord&amp;nbsp;: l’Argentine&lt;br /&gt;de la dictature était fréquentable. La junte au pouvoir a recouru à un&lt;br /&gt;endettement forcé des entreprises publiques, comme la compagnie&lt;br /&gt;pétrolière YPF dont la dette externe est passée de 372 millions de&lt;br /&gt;dollars à 6 milliards de dollars, elle a donc été multipliée par 16 en&lt;br /&gt;7 ans. Mais les devises empruntées à cette époque ne sont pratiquement&lt;br /&gt;jamais arrivées dans la caisse des entreprises publiques. Les sommes&lt;br /&gt;empruntées aux banques des États-Unis y étaient en grande partie&lt;br /&gt;replacées sous forme de dépôts, à un taux inférieur à celui de&lt;br /&gt;l’emprunt. On a assisté alors à un enrichissement personnel des proches&lt;br /&gt;du pouvoir dictatorial via des commissions importantes. A titre&lt;br /&gt;d’exemple, entre juillet et novembre 1976, la Chase Manhattan Bank a&lt;br /&gt;reçu mensuellement des dépôts de 22 millions de dollars et les a&lt;br /&gt;rémunérés à environ 5,5&amp;nbsp;%&amp;nbsp;; pendant ce temps, au même rythme, la Banque&lt;br /&gt;centrale d’Argentine empruntait 30 millions de dollars à la même banque&lt;br /&gt;à un taux de 8,75&amp;nbsp;%. Tout cela s’est fait avec le soutien actif du FMI&lt;br /&gt;et des États-Unis, permettant un maintien du régime de terreur tout en&lt;br /&gt;rapprochant l’Argentine des États-Unis après l’expérience nationaliste&lt;br /&gt;de Peron et de ses successeurs.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Ainsi, la dette s’est accrue très vite,&lt;br /&gt;tout comme la richesse personnelle des proches du pouvoir. Ce fut&lt;br /&gt;également bénéfique pour les banques du Nord&amp;nbsp;: l’argent revenait en&lt;br /&gt;partie dans leurs coffres, et pouvait être prêté de nouveau à d’autres&lt;br /&gt;qui l’ont eux aussi remboursé... De plus, la fortune des dictateurs&lt;br /&gt;était très utile aux banques car elle leur servait de garantie. Si&lt;br /&gt;soudain le gouvernement d’un pays endetté montrait de la mauvaise&lt;br /&gt;volonté à rembourser les prêts contractés au nom de l’État, la banque&lt;br /&gt;pouvait gentiment menacer de geler les avoirs personnels secrets des&lt;br /&gt;dirigeants, voire de les confisquer. La corruption et les détournements&lt;br /&gt;ont donc joué un rôle important.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Par ailleurs, l’argent qui parvenait tout de même dans le pays emprunteur a été utilisé de manière bien ciblée.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Les crédits sont allés en priorité aux&lt;br /&gt;méga-projets énergétiques ou d’infrastructures (barrages, centrales&lt;br /&gt;thermiques, oléoducs...), très souvent inadaptés et mégalomaniaques,&lt;br /&gt;que l’on a surnommés «&amp;nbsp;éléphants blancs&amp;nbsp;». Le but n’était pas&lt;br /&gt;d’améliorer la vie quotidienne des populations sur place, mais plutôt&lt;br /&gt;de parvenir à extraire les richesses naturelles du Sud et les&lt;br /&gt;transporter facilement vers le marché mondial. Par exemple, le barrage&lt;br /&gt;d’Inga au Zaïre a permis de tirer une ligne à haute tension sans&lt;br /&gt;précédent de 1.900 kilomètres vers le Katanga, province riche en&lt;br /&gt;minerais en vue de leur extraction. Mais cette ligne ne s’est pas&lt;br /&gt;accompagnée de l’installation de transformateurs pour fournir de&lt;br /&gt;l’électricité aux villages qu’elle survole...&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Cette logique prévaut encore&lt;br /&gt;régulièrement, comme le prouve la construction du pipe-line&lt;br /&gt;Tchad-Cameroun, lancé au milieu des années 1990 et permettant d’amener&lt;br /&gt;le pétrole de la région de Doba (Tchad, enclavé) au terminal maritime&lt;br /&gt;de Kribi (Cameroun), à 1.000 kilomètres de là. Sa mise en place se fait&lt;br /&gt;au plus grand mépris des intérêts des populations. Par exemple, à&lt;br /&gt;l’origine, pour indemniser les populations des dommages causés par ce&lt;br /&gt;projet cofinancé par la Banque mondiale et associant Shell, Exxon et&lt;br /&gt;Elf, les responsables ont proposé 3000 FCFA (4,5 dollars) par pied de&lt;br /&gt;manguier détruit, alors que selon le député tchadien Ngarléjy Yorongar,&lt;br /&gt;la première production de cet arbre peut donner 1000 mangues dont&lt;br /&gt;chacune peut se négocier environ 100 FCFA (0,15 dollar)...&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;L’achat d’armes ou de matériel&lt;br /&gt;militaire pour opprimer les peuples a aussi compté dans la montée de&lt;br /&gt;l’endettement. Nombre de dictatures ont maintenu leur emprise sur les&lt;br /&gt;populations en achetant à crédit des armes, avec la complicité active&lt;br /&gt;ou passive des créanciers. Les populations d’aujourd’hui remboursent&lt;br /&gt;donc une dette qui a permis d’acheter les armes responsables de la&lt;br /&gt;disparition des leurs, que l’on pense aux 30.000 disparus en Argentine&lt;br /&gt;sous la dictature (1976-1983), aux victimes du régime d’apartheid en&lt;br /&gt;Afrique du Sud (1948-1994) ou du génocide au Rwanda (1994). L’argent&lt;br /&gt;emprunté servait aussi à alimenter les caisses noires des régimes en&lt;br /&gt;place, pour compromettre les partis d’opposition et financer des&lt;br /&gt;campagnes électorales coûteuses et des politiques clientélistes.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Les prêts vont aussi en priorité à&lt;br /&gt;l’aide liée. L’argent sert alors à acheter des produits fabriqués par&lt;br /&gt;les entreprises du pays créancier, contribuant à redresser sa balance&lt;br /&gt;commerciale. Les besoins réels des populations des PED passent au&lt;br /&gt;second plan.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Infrastructures imposées par les&lt;br /&gt;multinationales du Nord, aide liée, achat d’armes pour une répression&lt;br /&gt;massive, détournements et corruption, voilà à quoi ont servi les sommes&lt;br /&gt;empruntées pendant des décennies.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Acte 5&amp;nbsp;: la coupe déborde&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Dans les années 90, dans leur très&lt;br /&gt;grande majorité, les pays en développement sont tombés sous la coupe du&lt;br /&gt;FMI. Mais rien n’est réglé pour autant, bien au contraire. La dette&lt;br /&gt;continue sa course folle, on l’a vu, et les crises financières se&lt;br /&gt;multiplient. L’ouverture totale du Tiers Monde aux capitaux étrangers&lt;br /&gt;et les mesures libérales imposées par le FMI ont attiré des capitaux&lt;br /&gt;fortement volatils, prêts à déguerpir dès les premiers signes de&lt;br /&gt;fragilité économique. Ce fut le cas en Amérique du Sud en 1994, puis en&lt;br /&gt;Asie du Sud-Est en 1997, en Russie en 1998, de nouveau en Amérique&lt;br /&gt;latine en 1999, en Turquie entre 1999 et 2002, en Argentine en&lt;br /&gt;2001-2002, au Brésil en 2002. Mais toujours et partout, les mêmes&lt;br /&gt;recettes sont imposées&amp;nbsp;: de nouveaux prêts en échange d’une&lt;br /&gt;libéralisation accentuée de l’économie. D’ailleurs ces nouveaux prêts&lt;br /&gt;alourdissent la dette, mais ne sont pas destinés à restaurer un peu de&lt;br /&gt;bien-être pour les populations du Sud. Ils sont juste là pour permettre&lt;br /&gt;à l’État en crise de rembourser ses créanciers du Nord, souvent&lt;br /&gt;responsables d’investissements risqués et hasardeux...&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;A chaque fois, la priorité est donnée à&lt;br /&gt;la poursuite du remboursement de la dette. Ainsi, depuis la crise de&lt;br /&gt;1994, les revenus des exportations de pétrole du Mexique transitent par&lt;br /&gt;un compte situé au États Unis, et un magistrat américain a&lt;br /&gt;l’autorisation de bloquer les flux de ce compte vers le Mexique s’il ne&lt;br /&gt;rembourse pas sa dette. Les États ainsi dominés par le FMI perdent leur&lt;br /&gt;souveraineté&amp;nbsp;: c’est effectivement une colonisation économique.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;La dégringolade du prix des matières&lt;br /&gt;premières se poursuit inexorablement. Ce que l’on observe ressemble&lt;br /&gt;bien plus à du pillage des ressources du Sud qu’à des échanges&lt;br /&gt;commerciaux équitables.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Au milieu des années 90, les dirigeants&lt;br /&gt;des pays les plus riches sont particulièrement inquiets pour le système&lt;br /&gt;financier international. En 1996, le sommet du G7 de Lyon décide donc&lt;br /&gt;de lancer une initiative fort médiatisée pour alléger quelque peu la&lt;br /&gt;dette des pays pauvres&amp;nbsp;: l’initiative PPTE («&amp;nbsp;Pays pauvres très&lt;br /&gt;endettés&amp;nbsp;»).&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Cette initiative, renforcée au sommet&lt;br /&gt;du G7 de Cologne en 1999, est censée alléger la dette des pays pauvres&lt;br /&gt;et très endettés. Mais elle est mal née&amp;nbsp;: elle ne résout rien. Elle ne&lt;br /&gt;concerne qu’un petit nombre de pays très pauvres (42 sur 165 PED) et&lt;br /&gt;son but se limite à rendre leur dette extérieure soutenable. Le FMI et&lt;br /&gt;la Banque mondiale essaient d’alléger la dette juste ce qu’il faut pour&lt;br /&gt;mettre fin aux arriérés et aux demandes de restructurations, sans même&lt;br /&gt;y parvenir d’ailleurs. Mais surtout ils profitent de cette initiative&lt;br /&gt;qui semble généreuse pour imposer un renforcement de l’ajustement&lt;br /&gt;structurel. Malgré une apparence de changement, la logique demeure.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Pour bénéficier d’un allégement de&lt;br /&gt;dette dans le cadre de l’initiative PPTE, les étapes sont nombreuses et&lt;br /&gt;exigeantes, et nécessitent un temps démesurément long.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Tout d’abord, les pays susceptibles d’y&lt;br /&gt;prétendre doivent, selon le FMI, «&amp;nbsp;avoir un degré d’endettement&lt;br /&gt;intolérable&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;établir des antécédents positifs dans la mise en&lt;br /&gt;œuvre de réformes et de bonnes politiques économiques au moyen de&lt;br /&gt;programmes appuyés par le FMI et la Banque mondiale&amp;nbsp;». Il s’agit d’un&lt;br /&gt;véritable parcours du combattant. Le pays concerné par cette initiative&lt;br /&gt;doit d’abord signer un accord avec le FMI afin de mener pendant une&lt;br /&gt;période de trois ans une politique économique approuvée par Washington.&lt;br /&gt;Cette politique s’appuie sur la rédaction d’un Document de stratégie&lt;br /&gt;pour la réduction de la pauvreté (DSRP). Ce document précise dans le&lt;br /&gt;détail la liste des privatisations, les mesures de dérégulation&lt;br /&gt;économique permettant de générer des ressources pour le remboursement&lt;br /&gt;de la dette d’une part, et comment d’autre part les fonds résultant de&lt;br /&gt;l’allégement seront utilisés, notamment pour lutter contre la pauvreté.&lt;br /&gt;On voit la contradiction.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;À l’issue de cette période de trois&lt;br /&gt;ans, le FMI et la Banque mondiale cherchent à savoir si la politique&lt;br /&gt;suivie par ce pays est suffisante pour lui permettre de rembourser sa&lt;br /&gt;dette. Le critère retenu pour déterminer une éventuelle insoutenabilité&lt;br /&gt;de la dette est le rapport entre la valeur actuelle de sa dette et le&lt;br /&gt;montant annuel de ses exportations. Grosso modo, si ce ratio est&lt;br /&gt;supérieur à 150&amp;nbsp;%, la dette est estimée insoutenable. Dans ce cas, ce&lt;br /&gt;pays atteint le point de décision et est déclaré admissible à&lt;br /&gt;l’initiative PPTE.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Un pays ayant atteint favorablement le&lt;br /&gt;point de décision doit alors poursuivre l’application des politiques&lt;br /&gt;agréées par le FMI et rédiger un DSRP définitif. La durée de cette&lt;br /&gt;période varie entre un et trois ans, elle est déterminée par la&lt;br /&gt;rédaction du DSRP et la mise en œuvre satisfaisante des réformes-clés&lt;br /&gt;convenues avec le FMI. Ces réformes-clés correspondent en fait à un&lt;br /&gt;renforcement de l’ajustement structurel des années 1980 et 1990,&lt;br /&gt;rebaptisé DSRP pour la circonstance.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Puis arrive le point d’achèvement. Le&lt;br /&gt;pays bénéficie alors d’une légère réduction du stock de sa dette&lt;br /&gt;extérieure de façon à la rendre soutenable. L’allégement permet&lt;br /&gt;finalement de faire payer les PED au maximum de leurs possibilités. En&lt;br /&gt;fait, on annule essentiellement les créances impayables. L’initiative&lt;br /&gt;PPTE est avant tout destinée à garantir la pérennité des remboursements&lt;br /&gt;et à dissimuler le renforcement de l’ajustement structurel sous une&lt;br /&gt;apparence de générosité. En 2000, soit quatre ans après le début de&lt;br /&gt;l’initiative, les 42 PPTE ont transféré des sommes colossales au Nord&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;le transfert net sur la dette a été négatif pour eux d’environ 2,3&lt;br /&gt;milliards de dollars.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Dès 2000, la CNUCED est très claire&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;«&amp;nbsp;Les espoirs que l’on fonde actuellement sur la mise en œuvre de&lt;br /&gt;l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE)&lt;br /&gt;ne sont pas réalistes. L’allégement de la dette envisagé ne suffira pas&lt;br /&gt;à rendre celle-ci supportable à moyen terme (...)&amp;nbsp;; par ailleurs,&lt;br /&gt;l’ampleur de l’allégement de la dette et la manière dont il&lt;br /&gt;interviendra n’auront pas d’effets directs majeurs sur la réduction de&lt;br /&gt;la pauvreté.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Au total, 34 parmi les 42 PPTE sont des&lt;br /&gt;pays d’Afrique subsaharienne, auxquels il convient d’ajouter 4 pays&lt;br /&gt;d’Amérique latine (le Honduras, le Nicaragua, la Bolivie, le Guyana), 3&lt;br /&gt;pays d’Asie (le Laos, le Vietnam et Myanmar) et le Yémen. Seuls les&lt;br /&gt;pays très pauvres et très endettés peuvent espérer de légers&lt;br /&gt;allégements. Ainsi le Nigeria est très endetté, mais comme il s’agit&lt;br /&gt;d’un pays producteur de pétrole, il n’est pas jugé assez pauvre. Haïti,&lt;br /&gt;un des pays les plus pauvres de la planète, n’est pas jugé assez&lt;br /&gt;endetté pour être éligible. Et les pays où vivent la plupart des&lt;br /&gt;pauvres de la planète ne sont pas concernés&amp;nbsp;: la Chine, l’Inde,&lt;br /&gt;l’Indonésie, le Brésil, l’Argentine, le Mexique, les Philippines, le&lt;br /&gt;Pakistan, etc. Les PPTE ne représentent que 11&amp;nbsp;% de la population&lt;br /&gt;totale des PED. Comment espérer sortir de l’impasse financière actuelle&lt;br /&gt;où sont plongés tous les PED avec une telle initiative&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Même ces 42 pays ne seront pas tous&lt;br /&gt;bénéficiaires d’allégements. En effet, le Laos ne demande pas à&lt;br /&gt;profiter de cette initiative, parce que ses dirigeants jugent qu’elle&lt;br /&gt;apporte plus d’inconvénients que d’avantages. De plus, 4 pays sont&lt;br /&gt;arrivés au point de décision et ont eu une réponse négative&amp;nbsp;: l’Angola,&lt;br /&gt;le Kenya, le Vietnam et le Yémen. Leur endettement est jugé soutenable,&lt;br /&gt;même si par exemple l’Angola, ravagé par 25 ans de guerre civile&lt;br /&gt;entretenue par les multinationales pétrolières, a dû affronter en 2002&lt;br /&gt;une famine sans précédent sur son territoire... Enfin, les prévisions&lt;br /&gt;indiquent que trois autres pays ne sont pas en mesure de bénéficier de&lt;br /&gt;l’initiative (à cause d’un état de guerre ou d’un manque de coopération&lt;br /&gt;avec les pays riches)&amp;nbsp;: le Liberia, le Soudan et la Somalie, ainsi&lt;br /&gt;sanctionnés parce qu’ils ne sont pas politiquement corrects.&lt;br /&gt;L’initiative PPTE concerne donc au mieux 34 pays.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;En décembre 2002, 26 pays avaient&lt;br /&gt;atteint le point de décision, et 6 d’entre eux avaient atteint le point&lt;br /&gt;d’achèvement&amp;nbsp;: l’Ouganda, la Bolivie, le Mozambique, la Tanzanie, le&lt;br /&gt;Burkina Faso et la Mauritanie.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;La CNUCED est toujours très lucide dans son rapport de septembre 2002&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;i class="spip"&gt;Après&lt;br /&gt;presque deux décennies de programmes d’ajustement structurel, la&lt;br /&gt;pauvreté a augmenté, la croissance est le plus souvent lente et&lt;br /&gt;erratique, les crises rurales se sont aggravées et la&lt;br /&gt;désindustrialisation a mis à mal les perspectives de croissance. Depuis&lt;br /&gt;deux ans la réduction de la pauvreté est devenue l’objectif fondamental&lt;br /&gt;des programmes et des activités des institutions financières&lt;br /&gt;internationales en Afrique et dans d’autres pays à faible revenu. Ce&lt;br /&gt;changement d’attitude mérite d’être salué. Mais y a-t-il eu une&lt;br /&gt;évolution des esprits&amp;nbsp;?&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» Ou encore&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;i class="spip"&gt;Un examen&lt;br /&gt;détaillé des mesures macroéconomiques et d’ajustement structurel&lt;br /&gt;figurant dans les DSRP permet de constater qu’il n’y a pas de remise en&lt;br /&gt;cause fondamentale des conseils formulés dans le cadre de ce que l’on&lt;br /&gt;appelle le Consensus de Washington.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» Detlef Kotte, l’un de ses cadres dirigeants, n’hésite pas à écrire&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;i class="spip"&gt;Le&lt;br /&gt;FMI ou la Banque mondiale ont changé les mots, changé les sigles,&lt;br /&gt;changé leur mode de consultation, mais n’ont rien changé à leur credo.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» On le voit, aujourd’hui le problème de la dette reste entier.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;!-- documents --&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;!-- notes de bas de page --&gt; &lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;!-- PS --&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;infos article&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-8771837075109918626?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/8771837075109918626/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=8771837075109918626&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/8771837075109918626'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/8771837075109918626'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/12/la-dette-du-tiers-monde.html' title='La dette du Tiers Monde ?'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-145624814976311566</id><published>2007-11-12T18:11:00.000+04:00</published><updated>2007-11-12T18:31:52.293+04:00</updated><title type='text'>Bwana,dégages ... on a déjà donné !!!</title><content type='html'>&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    &lt;font size="4"&gt;L'Afrique&lt;br /&gt;en a marre ... marre qu'on s'occupe d'elle pour la sauver, corps et&lt;br /&gt;ame,&amp;nbsp; en fait pour lui donner des leçons , comme au temps des pêres&lt;br /&gt;blancs, des administrateurs, des bwanas ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    L'Afrique en a marre de notre vision "tintin au congo", de notre vision "discours de Dakkar" ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Afrique en a marre qu'on lui donne des leçons d'humanité, nous hommes&lt;br /&gt;blancs qui détruisons tous nos mécanismes de solidarité ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Afrique en a marre qu'on lui donne des leçons de non&lt;br /&gt;instrumentalisation politique de la pédophilie, nous dont le Président&lt;br /&gt;a fait de ce type de déclaration son fond de commerce ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Afrique en a marre qu'on lui donne des leçons de présomption&lt;br /&gt;d'innocence, nous dont le président ordonne des rafles au faciès, nous&lt;br /&gt;dont le président estime que les seuls putatifs innocents sont les&lt;br /&gt;membres de son gouvernement , et ses amis du CAC40 ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Afrique en a marre qu'on lui donne des leçons de justice, de morale&lt;br /&gt;politique, de soumission à l'ordre économique mondial, de moralité&lt;br /&gt;entrepreneuriale , ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    &lt;img alt="kouchner_rien.jpg" class="DrteTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/39/74/24//kouchner_rien.jpg" height="232" width="300" /&gt; L'Afrique en a marre de se voir montrée du doigt pour sa&lt;br /&gt;    putative barbarie intrinséque ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chiquotte, les cases défoncées, les femmes et les enfants pris en&lt;br /&gt;otage pour s'assurer la docilité des travailleurs forcés, ce travail&lt;br /&gt;forcé, pour construire routes, églises, postes militaires, chemin de&lt;br /&gt;fer, ou pour venir crever , pieds nus, dans le froid des tranchées de&lt;br /&gt;verdun, pour alimenter en main d'oeuvre les plantations d'un bout à&lt;br /&gt;l'autre du continent ... Ca, c'était la réalité de ce continent , celle&lt;br /&gt;qu'on lui a construit durant un siécle de dépeçage, celle qu'on lui a&lt;br /&gt;laissé pour seul héritage à partir des années 1960... ces frontières&lt;br /&gt;taillées à la machette et au Lebel, au mépris d'une histoire niée , ou &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Conf%C3%A9rence_de_Berlin" target="_blank"&gt;tracées sur une carte blanche, sur un coin de table , à&lt;br /&gt;    Berlin&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;... Ces incapacités à vivre ensemble sur lesquelles nos états et nos&lt;br /&gt;multinationales ont joué pour asseoir leur omnipotent pouvoir ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    "&lt;strong&gt;Bwana, dégages, on a déjà donné...!!!&lt;/strong&gt;"&lt;br /&gt;cette impression d'entendre ces mots, derriére tout le dégueulis&lt;br /&gt;médiatique autour&amp;nbsp; des illuminés de l'arche de zoé ...&amp;nbsp; N'en déplaise à&lt;br /&gt;Maitre Connard , ils sont tout sauf des victimes les valeureux&lt;br /&gt;humanitaires ... Ils peuvent toujours revendiquer la présomption&lt;br /&gt;d'innocence, le Collard , not'bon président, et quelques autres ...&lt;br /&gt;Chais pas s'ils sont pénalement coupables , la bande d'humanitaires,&lt;br /&gt;mais je leur trouve une de ces filiations qui a de quoi donner de&lt;br /&gt;l'urticaire ... sur tout le continent africain ... Mêmes regards&lt;br /&gt;allumés de putatifs martyrs shootés à l'encens, même certitude de&lt;br /&gt;détenir La vérité, même volonté de sauver à tout prix, ... ils ont&lt;br /&gt;juste remplacé les soutanes par des tee-shirts ... Et ces soutanes là,&lt;br /&gt;elles sont moralement coupables des pires putasseries ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    &lt;img src="http://idata.over-blog.com/0/39/74/24//missionaire.jpg" class="GcheTexte" alt="missionaire.jpg" height="299" width="206" /&gt;Il&lt;br /&gt;y a du pêre blanc chez ces allumés de l'humanitaire ... bien sur, on ne&lt;br /&gt;parle plus de sauver les ames innocentes pour attirer le pognon des&lt;br /&gt;bonnes ames, non, juste de sauver les millions d'innocents ...&amp;nbsp; il y a&lt;br /&gt;du croyant chez ces allumés, qui évacuent à priori toute critique au&lt;br /&gt;nom de leur vérité "&lt;em&gt;L’Arche&lt;br /&gt;de Zoé s’exposera certainement aux foudres de Khartoum, de certains&lt;br /&gt;politiciens, de quelques philosophes ou autres «grands penseurs» qui&lt;br /&gt;vont crier au scandale ...&lt;/em&gt;"&lt;br /&gt; Ils avaient des&lt;br /&gt;velléités de martyr ? ... l'afrique va leur en donner ... Never mind&lt;br /&gt;... mais comptez pas sur moi pour leur procés en béatification ... Pour&lt;br /&gt;le reste, j'ai autant confiance dans la justice Tchadienne que dans la&lt;br /&gt;justice de mon pays ... pour libérer rapidement les journalistes et le&lt;br /&gt;personnel navigant, qui étaient, à priori, juste des travailleurs ,&lt;br /&gt;dans cette galère ...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://soumission.sociale.over-blog.com/article-13522631.html"&gt;soumission.sociale&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;      &lt;object height="430" width="520"&gt;&lt;br /&gt;        &lt;param value="http://www.dailymotion.com/swf/4mxEpnhS6yZpGcZyH" name="movie" /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;param value="true" name="allowFullScreen" /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;param value="always" name="allowScriptAccess" /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;br /&gt;      &lt;/object&gt; et pour en savoir plus :&lt;a target="_blank" href="http://www.monde-diplomatique.fr/2007/03/PRUNIER/14503"&gt;Sur le Darfour&lt;/a&gt;&lt;a target="_blank" href="http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=54242"&gt;pis le petit coup de gueule d'un "blanc"&lt;/a&gt;&lt;a href="http://fr.blog.360.yahoo.com/blog-qDj9rAg5eqJSpIeU0OeU0g--?cq=1&amp;amp;p=883" target="_blank"&gt;Pis les interrogations d'un africain&lt;/a&gt; extrait :&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;font size="4"&gt;&lt;font&gt;&lt;br /&gt;    "&lt;em&gt;j'ai&lt;br /&gt;une vision perverse du monde: je pense que les parents de ses enfants&lt;br /&gt;aiment autant leurs enfants que les autres parents de la terre. Je&lt;br /&gt;pense par ailleurs que ce n'est pas parce que l'on est pauvre que l'on&lt;br /&gt;a pas le droit d'avoir cette vision stupide selon laquelle on aurait&lt;br /&gt;une culture à transmettre. En l'occurrence, au Tchad et au Darfour, les&lt;br /&gt;gens sont musulmans et considèrent que l'on ne doit pas adopter des&lt;br /&gt;enfants. On peut certes éduquer des enfants qui ne sont pas les siens,&lt;br /&gt;mais à condition de préserver leur filiation et de leur expliquer qui&lt;br /&gt;est leur 'vrais' parents. On peut ne pas être d'accord avec cette&lt;br /&gt;conception, mais il n'en demeure pas moins que si on veut aider des&lt;br /&gt;gens, il faut d'abord les respecter un peu. De plus, si on veut aider&lt;br /&gt;les personnes qui vivent au Darfour, pourquoi ne pas aider toute la&lt;br /&gt;famille plutôt que de juste venir prendre certains enfants en laissant&lt;br /&gt;les adultes et adolescents se débrouiller tous seuls? Doit-on&lt;br /&gt;comprendre qu'à partir de 15 ans, on ne mérite plus vraiment une vie&lt;br /&gt;décente?&lt;/em&gt;(...)"&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=24847007"&gt;http://fr.360.yahoo.com/profile-qDj9rAg5eqJSpIeU0OeU0g--?cq=1&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-145624814976311566?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/145624814976311566/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=145624814976311566&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/145624814976311566'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/145624814976311566'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/11/bwanadgages-on-dj-donn.html' title='Bwana,dégages ... on a déjà donné !!!'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-457989344866799041</id><published>2007-11-06T21:08:00.000+04:00</published><updated>2007-11-06T21:16:53.001+04:00</updated><title type='text'>Le complexe occidental du sauvetage d’enfants. De l’affaire de l’Arche de Zoé à la mise en cause du système de l’adoption internationale.</title><content type='html'>&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;A&lt;br /&gt;croire que c’est un syndrome culturel, une compulsion occidentale&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;Celle qui consiste à aller aux quatre coins du monde pour «&amp;nbsp;sauver des&lt;br /&gt;enfants en danger de mort&amp;nbsp;». Je cite l’entête du site internet de&lt;br /&gt;l’Arche de Zoé&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Il faut sauver les enfants du Darfour pendant qu’il&lt;br /&gt;est encore temps. Dans quelques mois, ils seront morts&amp;nbsp;!&amp;nbsp;». Cette&lt;br /&gt;association n’est pas la seule à s’appuyer simultanément sur l’urgence&lt;br /&gt;et sur la nécessité du sauvetage d’enfants, ce sont des arguments&lt;br /&gt;publicitaires auxquels nous sommes habitués au fil des campagnes des&lt;br /&gt;grands organismes humanitaires internationaux. «&amp;nbsp;Un enfant meurt (de la&lt;br /&gt;faim, de la lèpre, de la tuberculose, etc.) toutes les X secondes&amp;nbsp;»...&lt;br /&gt;Sur le &lt;a href="http://www.archedezoe.fr/accueil.htm" class="spip_out"&gt;site de l’Arche de Zoé&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;(http://www.archedezoe.fr/accueil.htm), vous verrez les mêmes photos&lt;br /&gt;d’enfants mourants et pitoyables que sur les brochures officielles&lt;br /&gt;d’organismes très honorables comme l’Unicef, Handicap International ou&lt;br /&gt;Action contre la faim.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Ce complexe est l’héritier à la fois de&lt;br /&gt;notre culture judéo-chrétienne (le sauvetage des âmes), et de notre&lt;br /&gt;culpabilité à l’égard des populations qui subissent les conséquences&lt;br /&gt;dramatiques de l’impérialisme et du cynisme des gouvernants de nos&lt;br /&gt;pays... L’espace dans lequel s’exprime le plus aisément ce complexe est&lt;br /&gt;légal&amp;nbsp;: il s’agit de l’adoption internationale. Les parents adoptants&lt;br /&gt;que j’ai rencontrés dans le cadre &lt;a href="http://osi.bouake.free.fr/article.php?id_article=417" class="spip_out"&gt;d’une recherche en psychologie clinique&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;en 2006 (http://osi.bouake.free.fr/article.php&amp;nbsp;?id_article=417) en&lt;br /&gt;témoignent&amp;nbsp;: ils veulent «&amp;nbsp;partager leur bonheur&amp;nbsp;» avec un enfant&lt;br /&gt;pauvre, un enfant déshérité auquel ils souhaitent «&amp;nbsp;donner une&lt;br /&gt;chance&amp;nbsp;». Certains rêvent ainsi, à la suite de Joséphine Baker, de&lt;br /&gt;s’entourer de toute une collection d’enfants venus des quatre coins du&lt;br /&gt;monde, pour faire des familles «&amp;nbsp;smarties&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;bénéthon&amp;nbsp;». Ils disent&lt;br /&gt;que cette vocation leur est venue de très loin, souvent de leur&lt;br /&gt;enfance... Ils affirment qu’ils ont toujours su qu’ils adopteraient un&lt;br /&gt;jour. Le recueil d’enfants répondrait chez eux à une vocation.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Face à de telles motivations, difficile&lt;br /&gt;d’évacuer la question de la culpabilité des nantis face à cette misère&lt;br /&gt;qui remonte du Sud au Nord. Auparavant, cette misère s’étalait en&lt;br /&gt;quatre mètres sur trois, sur les murs de nos villes. Depuis quelques&lt;br /&gt;années, ce sont les corps morts des candidats à l’exil qui se&lt;br /&gt;fracassent sur nos frontières méditerranéennes... La pression monte.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;A travers le système légal et organisé&lt;br /&gt;de l’adoption internationale, nous nous sommes habitués à l’idée que la&lt;br /&gt;transplantation d’enfants des pays du Sud dans des familles du Nord&lt;br /&gt;pouvait constituer une réponse acceptable à toutes les situations de&lt;br /&gt;détresse&amp;nbsp;: guerres, famines, maladies, etc. Quelque soit le problème,&lt;br /&gt;un enfant risque de mourir, une seule réponse&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;tu gardes ton&lt;br /&gt;problème, je prends ton enfant&amp;nbsp;». Marché de dupes contre lequel un&lt;br /&gt;jour, les populations du Sud ne manqueront pas de se dresser. Arrivera&lt;br /&gt;un jour où les gouvernants des pays pourvoyeurs n’accepteront plus le&lt;br /&gt;pillage humain... Et l’affaire de l’Arche de Zoé a pour effet&lt;br /&gt;réjouissant d’accélérer ce processus.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;L’adoption d’un enfant à l’étranger&lt;br /&gt;n’est pourtant pas sans risque, il ne s’agit pas d’un «&amp;nbsp;coup de&lt;br /&gt;baguette magique&amp;nbsp;» qui illuminerait brusquement la vie d’un enfant,&lt;br /&gt;grâce à l’amour inconditionnel et au bonheur en kit. La recherche en&lt;br /&gt;psychologie qui a été menée en 2006 à l’université Paris 8, a permis de&lt;br /&gt;rencontrer des enfants adoptés qui présentaient une psychopathologie&lt;br /&gt;très caractéristique. Le plus grand risque est bien sûr la souffrance&lt;br /&gt;identitaire, qui dans ses formes extrêmes, s’exprime sous des formes&lt;br /&gt;psychotiques ou dépressives (problèmes cognitifs, tentatives de&lt;br /&gt;suicide, grande violence, etc.). Arrachés à leur pays et à leurs&lt;br /&gt;attachements d’origine, il arrive que les enfants ramenés en France&lt;br /&gt;aient des difficultés à se sentir chez eux, à endosser leur nouvelle&lt;br /&gt;identité, à se glisser dans la «&amp;nbsp;fiction juridique&amp;nbsp;» qu’est l’adoption.&lt;br /&gt;Le risque pour ces enfants déracinés est de rester «&amp;nbsp;suspendus&amp;nbsp;» entre&lt;br /&gt;deux identités, comme le décrit Christian Dumortier dans son&lt;br /&gt;livre-témoignage&lt;a href="http://www.editionsdujubile.com/index.php?op=33&amp;amp;livre=3510658" class="spip_out"&gt; «&amp;nbsp;Adopté dans le vide&amp;nbsp;».&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Ces difficultés sont exacerbées lorsque les enfants ont un vécu&lt;br /&gt;traumatique dans leur pays d’origine, ce qui est souvent le cas pour&lt;br /&gt;cause de guerre, troubles politiques, déplacements de populations, mais&lt;br /&gt;aussi maltraitances, absence de soins médicaux, famine...&amp;nbsp;[&lt;a href="http://osi.bouake.free.fr/article.php?id_article=786#nb2" name="nh2" class="spip_note"&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Si je parle de pillage, c’est que&lt;br /&gt;l’argument justificatif du système légal (Adoption Internationale) et&lt;br /&gt;des diverses formes illégales de «&amp;nbsp;sauvetage&amp;nbsp;» (Arche de Zoé et&lt;br /&gt;consoeurs), est le même&amp;nbsp;: ce sont des enfants sans famille, des&lt;br /&gt;orphelins. Je me suis amusée cette semaine, d’entendre un ministre&lt;br /&gt;tchadien rappeler que cet état, ce statut d’orphelin, n’existe pas au&lt;br /&gt;Tchad, en ce qu’il relève d’une conception occidentale de la famille.&lt;br /&gt;Je me réjouis d’entendre enfin de tels propos clairement énoncés, car&lt;br /&gt;en effet, les anthropologues ne cessent de nous rappeler que les&lt;br /&gt;systèmes culturels de parenté africains ont prévu des modalités locales&lt;br /&gt;de prise en charge des enfants dont les parents sont morts&amp;nbsp;: le rôle de&lt;br /&gt;la famille élargie (oncles, tantes, etc.) est fondamental dans&lt;br /&gt;l’accueil des orphelins. D’ailleurs, dans de nombreuses cultures, un&lt;br /&gt;enfant qui est accueilli chez sa tante ou son oncle n’est pas considéré&lt;br /&gt;comme un orphelin&amp;nbsp;! Doit-on rappeler qu’actuellement, le principal&lt;br /&gt;obstacle au fonctionnement de cette solidarité familiale est la misère&lt;br /&gt;économique dans laquelle se trouvent les familles africaines.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Au nom de l’urgence, il n’est pas&lt;br /&gt;étonnant que nous passions d’un système légal à des mesures illégales.&lt;br /&gt;D’ailleurs, les deux systèmes ne sont pas étanches, et la zone qui les&lt;br /&gt;sépare est on ne peut plus floue. Où s’arrête la légalité lorsqu’il&lt;br /&gt;s’agit de recueillir un «&amp;nbsp;consentement éclairé&amp;nbsp;» de la part de&lt;br /&gt;personnes dans des situations de survie&amp;nbsp;[&lt;a href="http://osi.bouake.free.fr/article.php?id_article=786#nb3" name="nh3" class="spip_note"&gt;3&lt;/a&gt;]&amp;nbsp;?  Je soutiens par conséquent qu’&lt;b class="spip"&gt;il&lt;br /&gt;existe un continuum entre les deux systèmes, et qu’il est hypocrite de&lt;br /&gt;traiter les dérives de l’Arche de Zoé sans interroger les fondements du&lt;br /&gt;système de l’Adoption Internationale&lt;/b&gt;. D’ailleurs, les pays du Sud&lt;br /&gt;ne s’y sont pas trompés&amp;nbsp;: après le tsunami de décembre 2004,&lt;br /&gt;l’Indonésie a fermé son pays à l’adoption afin de se prémunir du&lt;br /&gt;pillage d’enfants, et cette semaine, c’est le Congo Brazzaville qui&lt;br /&gt;annonce qu’il se ferme à l’adoption internationale suite à l’affaire de&lt;br /&gt;l’Arche de Zoé... Arrivés à ce point, nous ne nous étonnerons pas en&lt;br /&gt;constatant que la mobilisation fondatrice des «&amp;nbsp;sauveteurs de l’Arche&lt;br /&gt;de Zoé&amp;nbsp;» est un projet destiné à venir en aide aux enfants et aux&lt;br /&gt;familles victimes du Tsunami(&lt;a href="http://www.archedezoe.fr/tsunami.htm" class="spip_out"&gt;http://www.archedezoe.fr/tsunami.htm&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Arrivée à ce point, il me semble&lt;br /&gt;également important de souligner la vaste hypocrisie de nos dirigeants&lt;br /&gt;français dans cette histoire. Car nous pouvons nous interroger sur ce&lt;br /&gt;qui déclenche le passage à l’illégalité totale et revendiquée&amp;nbsp;[&lt;a href="http://osi.bouake.free.fr/article.php?id_article=786#nb4" name="nh4" class="spip_note"&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;br /&gt;de la part des membres de l’Arche de Zoé&amp;nbsp;? Au nom de quoi des personnes&lt;br /&gt;s’autorisent à «&amp;nbsp;passer aux actes&amp;nbsp;»&amp;nbsp;? Cette expression citée par&lt;br /&gt;l’association française sur son site internet est intéressante du point&lt;br /&gt;de vue psychologique... Le passage à l’acte étant le fruit d’une&lt;br /&gt;impulsion produite par l’incapacité à élaborer une émotion.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;C’est bien le &lt;b class="spip"&gt;sentiment d’urgence&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;qui autorise ces passages à l’acte. Et ce sentiment d’urgence a été&lt;br /&gt;alimenté très récemment concernant le Darfour par les politiciens&lt;br /&gt;français, qui souhaitent donner à leurs électeurs l’impression qu’ils&lt;br /&gt;sont mobilisés pour faire face à la situation dramatique du Darfour,&lt;br /&gt;pour donner l’illusion qu’ils sont en train d’agir. Il faut se rappeler&lt;br /&gt;qu’au lendemain de l’élection présidentielle, Bernard Kouchner,&lt;br /&gt;lui-même ancien french-doctor spécialiste de l’intervention d’urgence,&lt;br /&gt;a organisé un sommet appelé «&amp;nbsp;Urgence Darfour&amp;nbsp;»... ce que Rony Brauman&lt;br /&gt;dénonçait cette semaine comme «&amp;nbsp;l’installation par les politiques de&lt;br /&gt;l’idée que le sauvetage immédiat était un impératif au nom duquel la&lt;br /&gt;transgression juridique était possible&amp;nbsp;». Il ne faut donc pas s’étonner&lt;br /&gt;que certaines personnes qui avaient une vocation au sauvetage (comme un&lt;br /&gt;ancien pompier Président d’une association) soient passées aux actes.&lt;br /&gt;La réaction médiatique et politique de grande ampleur aux dérives mises&lt;br /&gt;en actes par l’Arche de Zoé vise certainement à détourner l’attention&lt;br /&gt;de la responsabilité morale de ceux qui ont utilisé l’urgence (du&lt;br /&gt;Darfour et d’ailleurs) comme «&amp;nbsp;caisse de résonance&amp;nbsp;» à leurs propres&lt;br /&gt;intérêts. Une vaste hypocrisie...&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Pour être très claire et pour conclure,&lt;br /&gt;j’affirme donc que les occidentaux abusent de leur position dominante,&lt;br /&gt;au mieux pour recueillir des consentements à l’adoption de la part des&lt;br /&gt;familles et des Etats, au pire pour organiser du pillage humain, en&lt;br /&gt;présentant comme seule solution l’exportation d’enfants devenus&lt;br /&gt;marchandises. Et nous soutenons pourtant qu’il en existerait une&lt;br /&gt;autre&amp;nbsp;: donner les moyens à ces familles élargies de prendre en charge&lt;br /&gt;et d’accueillir leurs orphelins. Il me semble que la réponse&lt;br /&gt;d’Orphelins Sida International est clairement engagée à cet égard&amp;nbsp;: les&lt;br /&gt;personnes qui parrainent des enfants par notre intermédiaire&lt;br /&gt;soutiennent que la meilleure solution est de donner des moyens aux&lt;br /&gt;familles pour continuer d’élever leurs enfants au sein de leurs&lt;br /&gt;communautés.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Il se trouve que notre association&lt;br /&gt;existe depuis 7 ans et que nous peinons à nous développer. Malgré les&lt;br /&gt;250 enfants parrainés à l’heure actuelle, nous ne parvenons toujours&lt;br /&gt;pas à financer un salarié, et le refus de subventionner notre action&lt;br /&gt;fait l’unanimité auprès des pouvoirs publics et des financeurs privés,&lt;br /&gt;tant du côté de la lutte contre le sida que de l’aide à l’enfance... Le&lt;br /&gt;parrainage d’enfants dont les parents sont morts du sida n’est, en&lt;br /&gt;effet, pas une action spectaculaire, difficile à valoriser auprès de&lt;br /&gt;l’opinion publique, il s’agit d’un travail peu visible puis qu’il&lt;br /&gt;permet simplement à un enfant de vire et d’être scolarisé dans sa&lt;br /&gt;communauté. Nous avons toujours refusé l’imagerie du catastrophisme en&lt;br /&gt;Afrique&amp;nbsp;[&lt;a href="http://osi.bouake.free.fr/article.php?id_article=786#nb5" name="nh5" class="spip_note"&gt;5&lt;/a&gt;]],&lt;br /&gt;et malgré nos diffcultés d’existence, notre action existe&amp;nbsp;! Ce faisant,&lt;br /&gt;c’est sur une note positive que je souhaite terminer cet éditorial, en&lt;br /&gt;rappelant que, bien que confrontées à des obstacles, les initiatives de&lt;br /&gt;prise en charge des orphelins et des enfants vulnérables sont&lt;br /&gt;possibles, et que toutes les actions en leur faveur ne sont pas&lt;br /&gt;forcément condamnées au fatalisme.&lt;/p&gt;&lt;i class="spip"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Sandrine Dekens&lt;br /&gt;http://www.orphelins-sida.org/&lt;/i&gt;&lt;center&gt;&lt;br /&gt;                  &lt;table cellpadding="1" width="100%"&gt;&lt;br /&gt;                    &lt;tbody&gt;&lt;tr&gt; &lt;br /&gt;&lt;!-- DOCUMENTS JOINTS A L INTERIEUR DE L ARTICLE--&gt;&lt;br /&gt;                      &lt;br /&gt;                    &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;                    &lt;br /&gt;                    &lt;tr&gt; &lt;br /&gt;                      &lt;br /&gt;                    &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;                  &lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;                &lt;/center&gt;&lt;br /&gt;                  &lt;br /&gt;                &lt;hr /&gt;&lt;br /&gt;&lt;!-- NOTES --&gt;&lt;br /&gt;                &lt;p class="spip_note"&gt;&lt;br /&gt;[&lt;a href="http://osi.bouake.free.fr/article.php?id_article=786#nh1" name="nb1" class="spip_note"&gt;1&lt;/a&gt;] psychologue clinicienne, experte de la prise en charge des orphelins et enfants vulnérables&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip_note"&gt;[&lt;a href="http://osi.bouake.free.fr/article.php?id_article=786#nh2" name="nb2" class="spip_note"&gt;2&lt;/a&gt;] Pour aller plus loin sur la psychopathologie des enfants adoptés à l’étranger&amp;nbsp;: &lt;br /&gt;&lt;a href="http://osi.bouake.free.fr/IMG/pdf/Exposes_et_sauves.pdf" class="spip_out"&gt;Dekens S., (2006), &lt;i class="spip"&gt;Exposés et sauvés. Le singulier destin des enfanst adoptés à l’étranger&lt;/i&gt;, Saint-Denis&amp;nbsp;: Université Paris 8, http://osi.bouake.free.fr/IMG/pdf/Exposes_et_sauves.pdf&lt;/a&gt;&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Romana V., Dekens S., (2006), «&amp;nbsp;Enfants adoptés en difficulté&amp;nbsp;: pour une prise en charge psychologique spécifique&amp;nbsp;», &lt;i class="spip"&gt;Le Journal des Professionnels de l’Enfance&lt;/i&gt;, Dossier Adoption coordonné par Sellenet C., N°39, Mars-Avril 2006, pp 60-64&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip_note"&gt;[&lt;a href="http://osi.bouake.free.fr/article.php?id_article=786#nh3" name="nb3" class="spip_note"&gt;3&lt;/a&gt;] voir à ce sujet les malentendus culturels dans les recueils de consentements&amp;nbsp;: Exposés et sauvés, pp 11-12 et p76&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip_note"&gt;[&lt;a href="http://osi.bouake.free.fr/article.php?id_article=786#nh4" name="nb4" class="spip_note"&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;br /&gt;Site Internet&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;L’Arche de Zoé s’exposera certainement aux foudres de&lt;br /&gt;Khartoum, de certains politiciens, de quelques philosophes ou autres&lt;br /&gt;«&amp;nbsp;grands penseurs&amp;nbsp;» qui vont crier au scandale en parlant d’éthique,&lt;br /&gt;d’illégalité ou de traumatisme psychologique des enfants déracinés&lt;br /&gt;(...) pendant que (...) d’autres essuieront les critiques mais agiront&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-457989344866799041?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/457989344866799041/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=457989344866799041&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/457989344866799041'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/457989344866799041'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/11/le-complexe-occidental-du-sauvetage.html' title='Le complexe occidental du sauvetage d’enfants. De l’affaire de l’Arche de Zoé à la mise en cause du système de l’adoption internationale.'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-6646085168901104712</id><published>2007-11-03T19:14:00.000+04:00</published><updated>2007-11-03T19:16:03.900+04:00</updated><title type='text'>Les orangs-outangs victimes du pétrole vert</title><content type='html'>&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;     &lt;strong style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;À Bornéo,&lt;br /&gt;l'extension des plantations de palmiers à huile pour faire du&lt;br /&gt;biocarburant constitue désormais le principal danger pour la survie de&lt;br /&gt;ces animaux en voie de disparition.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;     &lt;/p&gt;&lt;div style="visibility: hidden;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;     &lt;br /&gt;     &lt;br /&gt;     &lt;br /&gt;     &lt;!-- DEB TEXTE --&gt;&lt;br /&gt;QUAND il était jeune, Igin Gusen apercevait souvent des orangs-outangs&lt;br /&gt;lors de ses visites dans la forêt pour cueillir caoutchouc ou rotin.&lt;br /&gt;Mais aujourd'hui ce paysan du centre de la province indonésienne de&lt;br /&gt;Kalimantan, sur l'île de Bornéo, a 65 ans et son mode de vie a changé&lt;br /&gt;autant que la couleur de ses cheveux. «&lt;i&gt;&amp;nbsp;Maintenant on a des bateaux à moteur, et les orangs-outangs sont timides, ils n'aiment pas le bruit&lt;/i&gt;, explique-t-il. &lt;i&gt;Ils sont partis plus loin dans la forêt.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="visibility: hidden;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Plus loin, mais où&amp;nbsp;? Dans les environs de son village niché au bord de&lt;br /&gt;la rivière, on ne trouve plus qu'une bande de jungle large de quelques&lt;br /&gt;kilomètres. Les grands arbres ont été coupés pour laisser la place à&lt;br /&gt;quelques plantations de caoutchoutiers ou de manioc, et surtout&lt;br /&gt;d'immenses étendues de broussailles là où la terre est trop acide pour&lt;br /&gt;supporter des cultures rentables. Les animaux, eux, se sont évaporés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="visibility: hidden;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Selon les Nations unies, 98&amp;nbsp;% des orangs-outangs pourraient avoir&lt;br /&gt;disparu d'ici 2022. Responsable&amp;nbsp;? La destruction de leur habitat.&lt;br /&gt;L'Indonésie, seul pays au monde avec la Malaisie où vivent ces grands&lt;br /&gt;singes, est entrée cette année dans le &lt;i&gt;Livre des Records &lt;/i&gt;sous&lt;br /&gt;le triste titre de champion du monde de la déforestation&amp;nbsp;: on y détruit&lt;br /&gt;l'équivalent de 300 terrains de football de forêt par heure. Avec eux,&lt;br /&gt;disparaît le garde-manger de ses hôtes naturels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="visibility: hidden;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Il y a trente ans à peine, l'île de Bornéo était recouverte à 80&amp;nbsp;% par&lt;br /&gt;la forêt primaire. Mais sa couverture forestière ressemble aujourd'hui&lt;br /&gt;à la fourrure d'un chien atteint de la gale&amp;nbsp;: elle diminue à vue&lt;br /&gt;d'oeil, si rapidement que, d'après l'ONU, elle pourra être totalement&lt;br /&gt;dégradée d'ici quinze ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="visibility: hidden;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Chassés de leur habitat naturel, les orangs-outangs trouvent souvent la&lt;br /&gt;mort lorsqu'ils s'aventurent à la recherche de nourriture dans les&lt;br /&gt;plantations qui ont remplacé les grands arbres. Ils sont abattus par&lt;br /&gt;les travailleurs agricoles qui les considèrent comme des pestes ou,&lt;br /&gt;pour les plus chanceux, atterrissent dans des camps de réhabilitation&lt;br /&gt;établis sur l'île, comme celui de Nyaru Menteng, géré par l'ONG Bornéo&lt;br /&gt;Orang-outang Survival qui accueille 630&amp;nbsp;primates.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="visibility: hidden;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Orphelins nourris au biberon&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="visibility: hidden;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Dans la forêt qui borde le parc, une trentaine de bébés jouent ou&lt;br /&gt;boivent au biberon sur les genoux de jeunes femmes employées par le&lt;br /&gt;centre. Tous sont orphelins, récupérés sur les zones de plantations&lt;br /&gt;après que leurs mères ont été abattues. Ils resteront dans le centre au&lt;br /&gt;moins jusqu'à 7 ans, âge auquel les jeunes peuvent survivre sans leur&lt;br /&gt;mère. Ils seront ensuite relâchés dans la nature, si tant est que l'on&lt;br /&gt;trouve une forêt qui pourrait supporter des animaux en plus. &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Cela devient de plus en plus difficile&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;, soupire Lone Nielsen, une Danoise en charge du projet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="visibility: hidden;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;À Bornéo, le principal moteur des scies n'est plus l'appât du profit&lt;br /&gt;que l'on peut réaliser par la vente des grumes - la plupart des gros&lt;br /&gt;arbres dans les zones relativement accessibles ont déjà été coupés et&lt;br /&gt;vendus. L'ennemi numéro Un, c'est maintenant l'expansion des&lt;br /&gt;plantations de palmiers à huile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="visibility: hidden;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ironiquement, l'expansion de ces plantations est alimentée par des&lt;br /&gt;considérations partiellement écologiques, car l'huile de palme est&lt;br /&gt;utilisée dans la fabrication de biocarburants, souvent présentés comme&lt;br /&gt;une alternative à l'or noir. &lt;i&gt;«&amp;nbsp;C'est&lt;br /&gt;de la folie pure de dire que les biocarburants sont une solution à nos&lt;br /&gt;problèmes environnementaux&amp;nbsp;! Au contraire, ils y contribuent puisque ce&lt;br /&gt;business encourage la déforestation&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;, tempête Stephen Brendt, biologiste de l'ONG Bornéo Orang-outang Foundation International.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="visibility: hidden;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;À Jakarta, on assure que l'expansion des plantations ne se fait pas au&lt;br /&gt;détriment des forêts, mais seulement sur des terres déjà dégradées. Sur&lt;br /&gt;le terrain, le constat diffère. Même les parcs nationaux ne sont pas&lt;br /&gt;épargnés&amp;nbsp;: à Tanjung Puting, connu grâce aux travaux du Dr Birute&lt;br /&gt;Galdikas qui y étudie les orangs-outangs depuis plus de trois&lt;br /&gt;décennies, un tiers du parc a été ouvert à des concessions forestières&lt;br /&gt;et commence à être grignoté par les plantations de palmiers sur sa&lt;br /&gt;frontière nord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="visibility: hidden;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;L'Indonésie et la Malaisie, les deux seuls pays où vit l'orang-outang,&lt;br /&gt;produisent aujourd'hui à eux seuls quelque 90&amp;nbsp;% de l'huile de palme&lt;br /&gt;consommée dans le monde. Et comme on estime que la demande mondiale de&lt;br /&gt;ce produit devrait doubler d'ici à 2020, sous l'influence notamment du&lt;br /&gt;boom des biocarburants, seule une forte volonté politique, contraire&lt;br /&gt;aux intérêts économiques directs du pays, pourra sur le long terme&lt;br /&gt;servir d'assurance-logement aux orangs-outangs.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-6646085168901104712?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/6646085168901104712/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=6646085168901104712&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/6646085168901104712'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/6646085168901104712'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/11/les-orangs-outangs-victimes-du-ptrole.html' title='Les orangs-outangs victimes du pétrole vert'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-2531772760118568253</id><published>2007-10-23T08:15:00.000+04:00</published><updated>2007-10-23T08:23:31.241+04:00</updated><title type='text'>Il y a 30 ans : l’assassinat d’Andréas Baader et de ses camarades</title><content type='html'>&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;&lt;br /&gt;Plus les années passent et plus nombreux sont les journalistes, historiens, voire militants qui évoquent les &lt;i class="spip"&gt;suicides&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;des militant(e)s de la Fraction armée rouge, en 1976 et 1977, sans&lt;br /&gt;imprimer ou faire entendre au moins des guillemets de pudeur ou de&lt;br /&gt;prudence. Il m’a donc semblé utile de reproduire l’essentiel du&lt;br /&gt;chapitre II de &lt;i class="spip"&gt;Suicide, mode d’emploi&lt;/i&gt;(1982),&lt;br /&gt;intitulé «&amp;nbsp;Le massacre d’État&amp;nbsp;» (l’autre partie, déjà mise ne ligne,&lt;br /&gt;concerne la mort de Robert Boulin). Lorsque le terme «&amp;nbsp;terroriste&amp;nbsp;» y&lt;br /&gt;apparaît, il s’agit de l’image spectaculaire qu’instrumentalisent la&lt;br /&gt;presse et l’État.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;J’ai procédé à quelques corrections de ponctuation et&lt;br /&gt;ajouté des notes entres crochets dans le texte. À la suite du chapitre&lt;br /&gt;de 1982, j’ai résumé les informations contenues dans &lt;i class="spip"&gt;Le Droit à la mort&lt;/i&gt; (éditions Hors commerce, 2004).&lt;/p&gt;&lt;!-- finde_surligneconditionnel --&gt;&lt;br /&gt;&lt;!-- debut_surligneconditionnel --&gt;&lt;p class="spip"&gt;&lt;br /&gt;«&amp;nbsp;Le problème qu’ils ont avec nous, c’est que notre conscience&lt;br /&gt;politique ne quittera pas notre corps sans que ce qu’on appelle "vie"&lt;br /&gt;ne le quitte aussi.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;Lettre d’Ulrike Meinhof à ses avocats (février 1974).&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;George Orwell attirait l’attention sur la nécessité de&lt;br /&gt;décrypter le langage du pouvoir. «&amp;nbsp;L’esclavage c’est la liberté&amp;nbsp;»&amp;nbsp;; un&lt;br /&gt;meurtre est un suicide. Giuseppe Pinelli défenestré à Milan, José&lt;br /&gt;Tronelle égorgé à la Santé, meurtre avéré ou décès inexplicable, la&lt;br /&gt;vérité d’État tranche.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;La Fraction Armée Rouge allemande (RAF) est décimée&lt;br /&gt;dans les années 70 [du XXe siècle]. Certains de ses militants sont&lt;br /&gt;abattus dans la rue, d’autres succombent aux mauvais traitements et à&lt;br /&gt;l’absence de soins (Katharina Hammerschmidt, Siegfried Hausner). On&lt;br /&gt;laisse Holger Meins mourir de sa grève de la faim. C’est dans le cadre&lt;br /&gt;d’une &lt;i class="spip"&gt;politique d’élimination&lt;/i&gt; que s’inscrivent les&lt;br /&gt;«&amp;nbsp;suicides&amp;nbsp;» d’Ulrike Meinhof, d’Andréas Baader, de Gudrun Ensslin, de&lt;br /&gt;Jan-Carl Raspe et d’Ingrid Schubert, ainsi que la «&amp;nbsp;tentative de&lt;br /&gt;suicide&amp;nbsp;» d’Irmgard Moeller.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;Il est de règle aujourd’hui chez les intellectuels&lt;br /&gt;français de faire précéder toute déclaration concernant la RAF d’un&lt;br /&gt;«&amp;nbsp;avertissement&amp;nbsp;» par lequel ils protestent de leur opposition à la&lt;br /&gt;lutte armée en occident. Nous nous en dispenserons. Libre aux&lt;br /&gt;démocrates d’y voir un soutien tacite à la guérilla, et aux partisans&lt;br /&gt;de la RAF de penser que nous parlons forcément contre eux&amp;nbsp;[&lt;a href="http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=184#nb1" name="nh1" class="spip_note" title="[1] Cf. déclaration de Baader au procès de Stammheim, le 18 juin 1975, in (...)"&gt;1&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;L’assassinat des militants allemands montre comment&lt;br /&gt;l’État a su utiliser le potentiel émotionnel du «&amp;nbsp;suicide&amp;nbsp;» pour&lt;br /&gt;accréditer la plus cynique des fables. Tout se passe comme s’il&lt;br /&gt;suffisait de prononcer le mot pour brouiller les cartes, prendre de&lt;br /&gt;l’avance sur la vérité des faits, et se dispenser d’avoir à les établir.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;La première cible des assassins d’État est Ulrike&lt;br /&gt;Meinhof, considérée comme l’idéologue du groupe. La synthèse en une&lt;br /&gt;femme de l’amante, de l’intellectuelle et de la pétroleuse en fait la&lt;br /&gt;victime symbolique idéale. Avant même de penser à la tuer, on cherche&lt;br /&gt;comme c’est souvent le cas, à détruire son image et son prestige. Elle&lt;br /&gt;est placée à l’isolement total (y compris acoustique) pendant deux cent&lt;br /&gt;trente-sept jours. Durant cette période, le parquet étudie la&lt;br /&gt;possibilité de l’interner en hôpital psychiatrique. Ce projet est&lt;br /&gt;contrarié par la première grève de la faim des prisonnier(e)s qui&lt;br /&gt;permet de dénoncer publiquement la privation sensorielle comme élément&lt;br /&gt;d’une stratégie de lavage des cerveaux. Le parquet change de tactique&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;se fondant sur l’existence chez Meinhof d’une tumeur au cerveau dont il&lt;br /&gt;exagère la malignité, il ordonne une série d’examens qui seront&lt;br /&gt;pratiqués si nécessaire par la contrainte, et sous anesthésie. Ces&lt;br /&gt;examens préparent, semble-t-il, une intervention chirurgicale.&lt;br /&gt;L’intention est claire, et benoîtement exposée par le procureur fédéral&lt;br /&gt;Zeiss&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ce serait gênant pour ces gens si l’on s’apercevait qu’ils&lt;br /&gt;ont suivi une folle&amp;nbsp;[&lt;a href="http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=184#nb2" name="nh2" class="spip_note" title="[2] La mort d'Ulrike Meinhof, rapport de la commission internationale (...)"&gt;2&lt;/a&gt;].&amp;nbsp;»&lt;br /&gt;Les protestations internationales font échouer cette deuxième&lt;br /&gt;tentative. Le 9 mai 1976, Ulrike Meinhof est retrouvée pendue dans sa&lt;br /&gt;cellule. La thèse du suicide est aussitôt décrétée par les autorités,&lt;br /&gt;et reprise par les médias. L’autopsie est pratiquée à la hâte, sans&lt;br /&gt;qu’aucune personnalité indépendante puisse y assister (ni les avocats&lt;br /&gt;ni la famille ne peuvent voir le corps). Elle est à tel point bâclée&lt;br /&gt;que sur le plan médico-légal on ne peut parler que de sabotage. Ainsi,&lt;br /&gt;on ne procède à aucune recherche d’histamine. Cette hormone tissulaire&lt;br /&gt;est produite en grande quantité par les cellules &lt;i class="spip"&gt;vivantes&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;de la peau à l’endroit d’une blessure. En comparant le taux d’histamine&lt;br /&gt;de la peau autour des marques de strangulation et dans une autre région&lt;br /&gt;du cou, on peut déterminer si la personne s’est pendue, ou si le corps&lt;br /&gt;a été pendu &lt;i class="spip"&gt;post mortem&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;Les constatations faites dans la cellule relèvent de la&lt;br /&gt;même fantaisie. La corde avec laquelle Meinhof est censée s’être pendue&lt;br /&gt;est certes mesurée... amputée de presque une moitié. Sa longueur réelle&lt;br /&gt;est de 80 centimètres environ&amp;nbsp;: on communique aux experts le chiffre de&lt;br /&gt;51 centimètres. Ce raccourci n’est pas innocent&amp;nbsp;; Meinhof aurait&lt;br /&gt;effectivement pu se pendre avec une corde de 51 centimètres. Avec la&lt;br /&gt;corde retrouvée autour de son cou (80 cms), elle n’a pu qu’être pendue &lt;i class="spip"&gt;après&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;que la rigidité cadavérique permet de maintenir le corps droit, et la&lt;br /&gt;tête dans la boucle, hors de laquelle elle aurait glissé immédiatement&lt;br /&gt;avec une corde trop courte. Pour plus de sûreté, on «&amp;nbsp;retrouve&amp;nbsp;» son&lt;br /&gt;pied gauche, bien à plat, en équilibre sur la chaise qu’elle est&lt;br /&gt;supposée avoir utilisée. Autrement dit, elle est réputée s’être pendue&lt;br /&gt;debout sur une chaise, et par un nœud coulant trop large dont sa tête&lt;br /&gt;sortait par un mouvement naturel. Aucun des signes habituels de la mort&lt;br /&gt;par asphyxie (les rapports officiels parlent bien d’asphyxie et non de&lt;br /&gt;fracture des vertèbres cervicales)&amp;nbsp;: saillie des yeux ou de la langue,&lt;br /&gt;visage bleui par le manque d’oxygène. Un groupe de médecins anglais en&lt;br /&gt;conclut qu’il s’agit «&amp;nbsp;d’une mort par arrêt cardiaque par voie&lt;br /&gt;réflexogène après étranglement par constriction de la carotide et&lt;br /&gt;pression sur le nerf pneumogastrique&amp;nbsp;[&lt;a href="http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=184#nb3" name="nh3" class="spip_note" title="[3] La mort d' Ulrike Meinhof, op. cit."&gt;3&lt;/a&gt;]&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;Les mêmes médecins, analysant les rapports d’autopsie, attirent&lt;br /&gt;l’attention sur la mention d’un œdème important dans les parties&lt;br /&gt;génitales extérieures, et de tuméfactions sur les deux mollets. On&lt;br /&gt;relève également une éraflure couverte de sang caillé sur la hanche&lt;br /&gt;droite. Enfin l’examen de taches sur le slip de la victime permet de&lt;br /&gt;déceler la présence de sperme (le parquet glosera sans fin au motif que&lt;br /&gt;s’il y a sperme on n’a pu trouver de spermatozoïdes). À la certitude du&lt;br /&gt;meurtre s’ajoute l’hypothèse du viol.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;Il reste à savoir comment on a pu pénétrer dans la&lt;br /&gt;cellule de Meinhof. Il apparaît d’ailleurs, en dehors même de la&lt;br /&gt;contestation du suicide, que certaines constatations officielles ne&lt;br /&gt;peuvent être expliquées que par l’intrusion d’un tiers dans la cellule.&lt;br /&gt;Chaque soir, les détenu(e)s de Stammheim doivent remettre aux gardiens&lt;br /&gt;les ampoules électriques et les tubes néon qu’on leur rendra le&lt;br /&gt;lendemain. Pourtant, lorsque le corps de Meinhof est découvert, une&lt;br /&gt;ampoule est normalement vissée sur la lampe de bureau. Les faibles&lt;br /&gt;traces de doigts qu’on peut y déceler ne peuvent correspondre aux&lt;br /&gt;empreintes de la prisonnière. Qu’importe, le résultat de cette&lt;br /&gt;expertise n’est transmis au Parquet que quinze jours après que&lt;br /&gt;l’instruction a été close.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;L’enquête parlementaire qui suit la mort de Meinhof&lt;br /&gt;permet de déterminer qu’il existe un accès secret au septième étage de&lt;br /&gt;la prison. Un escalier relie la cour à tous les étages de la prison. Un&lt;br /&gt;escalier relie la cour à tous les étages, les portes ne s’ouvrent que&lt;br /&gt;de l’extérieur grâce à une clef spéciale. La porte du septième étage&lt;br /&gt;est hors de vue du bureau des gardiens, et le système d’alarme peut&lt;br /&gt;être débranché. Les honorables parlementaires confirment ainsi les&lt;br /&gt;craintes exprimées par certains prisonniers&amp;nbsp;: contrairement au mensonge&lt;br /&gt;officiel selon lequel il n’existerait qu’un seul accès au septième&lt;br /&gt;étage, les fonctionnaires du BKA (Office fédéral de la police&lt;br /&gt;criminelle) et du BND (services secrets) disposent d’une entrée privée&lt;br /&gt;à Stammheim. On n’a pas fini de s’en servir.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;Dès le surlendemain de la mort d’Ulrike Meinhof,&lt;br /&gt;Jan-Carl Raspe fait une déclaration au procès de Stuttgart-Stammehim au&lt;br /&gt;nom des accusé(e) de la RAF. Il est clair pour eux qu’Ulrike a été&lt;br /&gt;exécutée, et que cela marque un tournant dans la politique&lt;br /&gt;d’élimination de la guérilla. Les détenu(e)s participent activement à&lt;br /&gt;la contre-enquête, et dénoncent les mensonges orchestrés par les&lt;br /&gt;médias. Un an plus tard, le 7 avril 1977, le commando «&amp;nbsp;Ulrike&lt;br /&gt;Meinhof&amp;nbsp;» de la RAF exécute le procureur fédéral Buback, jugé&lt;br /&gt;directement responsable du meurtre d’Holger Meins, de Siegfried Hausner&lt;br /&gt;et d’ Ulrike Meinhof. Dans le communiqué de revendication, il est dit&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;«&amp;nbsp;Nous empêcherons que l’accusation fédérale utilise la quatrième grève&lt;br /&gt;de la faim collective des prisonniers (...) pour assassiner Andréas,&lt;br /&gt;Gudrun et Jan, comme le propage déjà ouvertement la guerre&lt;br /&gt;psychologique depuis la mort d’ Ulrike&amp;nbsp;[&lt;a href="http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=184#nb4" name="nh4" class="spip_note" title="[4] Textes des prisonniers de la &amp;quot;fraction armée rouge&amp;quot;, op. cit."&gt;4&lt;/a&gt;].&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;Les acteurs sont en place, le scénario est rodé, chacun&lt;br /&gt;peut dès ce moment prévoir la suite. Le processus de décapitation de la&lt;br /&gt;guérilla va se poursuivre. Le 5 septembre 1977 l’ancien SS Hans Martin&lt;br /&gt;Schleyer, patron des patrons allemands, est enlevé. Le 13 octobre, un&lt;br /&gt;Boeing de la Lufthansa qui assure la liaison Palma de&lt;br /&gt;Majorque-Francfort est détourné avec quatre-vingt-onze passagers à son&lt;br /&gt;bord. L’objectif de ces deux actions coordonnées est d’obtenir la&lt;br /&gt;libération de onze détenu(e)s de la RAF et de deux Palestiniens&lt;br /&gt;incarcérés en Turquie. Le 17 octobre, l’assaut est donné au Boeing de&lt;br /&gt;Mogadiscio par un commando spécial de la police allemande. Trois des&lt;br /&gt;pirates de l’air sont tués, la quatrième grièvement blessée.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;Le mardi 18 octobre au matin, on «&amp;nbsp;découvre&amp;nbsp;» dans&lt;br /&gt;leurs cellules les corps de Baader, Ensslin et Raspe. Seule Irmgard&lt;br /&gt;Moeller survit à ses blessures.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;On pourrait s’attendre à ce que le gouvernement, déjà&lt;br /&gt;clairement accusé de meurtre sur la personne de Meinhof, prenne un luxe&lt;br /&gt;de précautions pour que, cette fois, l’action des enquêteurs soit&lt;br /&gt;irréprochable. Au contraire, la mascarade reprend, chaque jour apporte&lt;br /&gt;une nouvelle contradiction, une nouvelle incohérence. Le magazine &lt;i class="spip"&gt;Stern&lt;/i&gt;,&lt;br /&gt;pourtant peu suspect de sympathie pour les terroristes (qui l’ont&lt;br /&gt;dénoncé à l’époque comme agent de la propagande gouvernementale), a&lt;br /&gt;publié en octobre 1980 un dossier récapitulatif sur «&amp;nbsp;Le cas Stammheim&amp;nbsp;[&lt;a href="http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=184#nb5" name="nh5" class="spip_note" title="[5] « Der fall Stammheim », Gerhard Kromschröder, Stern, n° 45."&gt;5&lt;/a&gt;]&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;Il n’est pas vain, comme on peut l’imaginer, de se pencher aujourd’hui&lt;br /&gt;sur les rapports d’enquête. La «&amp;nbsp;vérité officielle&amp;nbsp;» est maintenant&lt;br /&gt;définitive dans sa forme. Elle parle d’elle-même.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;Andréas Baader se serait tiré une balle dans la nuque,&lt;br /&gt;maquillant ainsi son suicide en meurtre, telle est la version aussitôt&lt;br /&gt;diffusée. Malheureusement, le Dr Hoffman, expert du BKA, dépose un&lt;br /&gt;rapport selon lequel le tir a été effectué d’une distance de 30 à 40&lt;br /&gt;centimètres, ce qui rend l’hypothèse du suicide matériellement absurde.&lt;br /&gt;Réalisant sa bévue, l’expert tentera d’expliquer les faibles traces de&lt;br /&gt;poudre relevées sur la peau (plus les traces sont légères plus le coup&lt;br /&gt;a été tiré de loin), mais sans succès. Les rapports de la police et des&lt;br /&gt;médecins légistes se contredisent sur le déroulement du «&amp;nbsp;combat&lt;br /&gt;simulé&amp;nbsp;» par Baader. La balle mortelle est celle que l’on trouve près&lt;br /&gt;du corps pour les uns&amp;nbsp;; elle a d’abord ricoché dans le mur pour les&lt;br /&gt;autres, qui y trouvent des traces de sang et des débris d peau qui&lt;br /&gt;avaient échappé aux premiers. Autre énigme&amp;nbsp;: le sable retrouvé sous les&lt;br /&gt;semelles de Baader. le service fédéral d’investigation criminelle de&lt;br /&gt;Wiesbaden ne pourra finalement affirmer s’il peut provenir de la cour&lt;br /&gt;située au huitième étage de la prison où les détenus effectuent leur&lt;br /&gt;promenade. Baader est-il sorti de Stammheim&amp;nbsp;? Avec qui et pourquoi&lt;br /&gt;faire&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;Jan-Carl Raspe se serait tiré une balle dans la tête.&lt;br /&gt;Sur le point capital de savoir s’il a été découvert le pistolet à la&lt;br /&gt;main (fait qui, selon le Pr Karl Sellier, expert de médecine légale&lt;br /&gt;cité par &lt;i class="spip"&gt;Stern&lt;/i&gt;, doit faire penser au meurtre&amp;nbsp;; en&lt;br /&gt;cas de suicide les muscles se détendent après la mort et l’arme tombe),&lt;br /&gt;les témoignages divergent. Oui, disent d’abord les quatre&lt;br /&gt;fonctionnaires qui l’ont trouvé&amp;nbsp;; non, rectifie le procureur Christ. Le&lt;br /&gt;Pr Hartmann, expert désigné, tente d’emporter la décision devant la&lt;br /&gt;commission d’enquête parlementaire&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je me fais l’avocat du diable,&lt;br /&gt;imaginons un tireur, il devrait être placé entre le lit de Raspe et le&lt;br /&gt;mur, et il n’y a pas de place.&amp;nbsp;» Si, répond &lt;i class="spip"&gt;Stern&lt;/i&gt;,&lt;br /&gt;photos à l’appui&amp;nbsp;! Dernière incohérence&amp;nbsp;: les recherches de poudre sur&lt;br /&gt;la main de Raspe n’ayant rien donné, aucune expertise n’est faite pour&lt;br /&gt;savoir si l’arme qui l’a tué laisse des traces de poudre sur la main du&lt;br /&gt;tireur&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;Gudrun Ensslin est retrouvée pendue. Comme pour&lt;br /&gt;Meinhof, les experts, qui n’ont guère progressé, se procèdent pas à la&lt;br /&gt;recherche d’histamine. L’expert Rauschke, qui s’est déjà signalé dans&lt;br /&gt;le passé par son autopsie-boucherie de Meinhof (rendant toute&lt;br /&gt;contre-expertise impossible), et par son dévouement aveugle à&lt;br /&gt;l’accusation, se charge cette fois de faire disparaître la chaise sur&lt;br /&gt;laquelle Ensslin serait montée. Encore ne le sait-on que grâce aux&lt;br /&gt;protestations de l’expert viennois Holczabek. Aucune analyse n’a donc&lt;br /&gt;pu être faite sur cette chaise&amp;nbsp;: empreintes digitales, etc. Le fil, ou&lt;br /&gt;la ficelle, qui soutenait le cadavre provenait-il de l’électrophone de&lt;br /&gt;la victime&amp;nbsp;? Eh bien, «&amp;nbsp;&lt;i class="spip"&gt;d’après l’apparence extérieure&lt;/i&gt;&amp;nbsp;»,&lt;br /&gt;ledit fil et le fil électrique sont identiques. Les rapports de police&lt;br /&gt;n’en disent pas plus. C’est d’autant plus regrettable que ce fil a&lt;br /&gt;cassé... quand on a dépendu le corps. Bien entendu, aucune expertise&lt;br /&gt;n’a cherché à évaluer le poids que ce fils pouvait supporter.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;Irmgard Moeller, elle, est vivante. Elle se serait&lt;br /&gt;enfoncé un couteau de cuisine, dont la lame mesure 9 centimètres, dans&lt;br /&gt;le sein gauche. l’entaille la plus profonde ne mesure que 4&lt;br /&gt;centimètres. le procureur Christ a beau jeu d’en tirer argument en&lt;br /&gt;faveur du suicide. S’il s’agissait d’un meurtre, pourquoi l’avoir&lt;br /&gt;ratée&amp;nbsp;? L’argument peut retenir l’attention de qui ignore le témoignage&lt;br /&gt;du Pr Eberhard qui opère Moeller le 18 octobre 1977. Il relève, lui,&lt;br /&gt;une piqûre profonde de 7 centimètres qui «&amp;nbsp;cause une imprégnation&lt;br /&gt;sanguine du tissu graisseux entourant le péricarde, et dont la largeur&lt;br /&gt;indique un coup porté avec force&amp;nbsp;». Le procureur Christ n’en souffle&lt;br /&gt;mot.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;On savait déjà que les services secrets accédaient&lt;br /&gt;librement au septième étage de Stammheim, l’enquête montre cette fois&lt;br /&gt;que le système de surveillance vidéo (Siemens) ne fonctionne pas. Le 9&lt;br /&gt;novembre 1977, un enquêteur peut courir le long du couloir de l’étage&lt;br /&gt;et pénétrer successivement dans plusieurs cellules sans déclencher le&lt;br /&gt;moindre signal d’alarme.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;h3 class="spip"&gt;Parfaire le travail&lt;/h3&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;Après les autopsies, auxquelles les représentants&lt;br /&gt;d’Amnesty International n’ont pu assister, et les constatations dont&lt;br /&gt;nous avons vu le sérieux, il reste à expliquer comment les détenus les&lt;br /&gt;plus surveillés du monde détenaient des armes. Expliquer est un bien&lt;br /&gt;grand mot. La police se contente de dévaster les cellules de Stammheim&lt;br /&gt;et d’y découvrir, dans l’ordre&amp;nbsp;: un paquet d’explosifs, un système de&lt;br /&gt;communication intercellules, deux caches pour revolver, des cartouches,&lt;br /&gt;etc. Tantôt le pistolet de Baader aurait été fabriqué artisanalement,&lt;br /&gt;peut-être même dans les ateliers de la prison, tantôt ce sont les&lt;br /&gt;avocat(e)s qui l’ont introduit par pièces détachées dissimulées ici&lt;br /&gt;dans un anus, là dans un vagin. La prison la plus moderne du monde&lt;br /&gt;était une passoire. Armés comme ils l’étaient, les détenus auraient pu&lt;br /&gt;y soutenir un siège, voilà ce que le BKA apprend aux contribuables.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;Un mois plus tard, c’est au tour d’Ingrid Schubert&lt;br /&gt;d’être trouvée pendue. Même scénario. Non seulement Ingrid n’avait rien&lt;br /&gt;dit ou écrit qui puisse attester d’une volonté suicidaire, mais elle&lt;br /&gt;avait assuré son avocat, maître Bendler, qu’il n’en était pas question&lt;br /&gt;pour elle. Justement&amp;nbsp;! triomphent les policiers allemands, c’est bien&lt;br /&gt;la preuve qu’elle voulait faire douter de son suicide, et donc que c’en&lt;br /&gt;est bien un. Ce système d’explication, aussi convaincant qu’il est&lt;br /&gt;subtil, est repris sans une retouche par les dirigeants allemands. Tout&lt;br /&gt;ce qui vient battre en brèche la thèse du suicide prouve en fait&lt;br /&gt;l’infinie perversité des terroristes. Au cas où l’argument se&lt;br /&gt;révélerait insuffisant, les autorités se réfèrent à de mystérieux&lt;br /&gt;entretiens entre les détenus ceux-ci auraient parlé «&amp;nbsp;d’arracher la&lt;br /&gt;décision des mains du chancelier Schmidt&amp;nbsp;», et autres périphrases aussi&lt;br /&gt;obscures ou la thèse officielle veut lire la menace du suicide&lt;br /&gt;collectif&amp;nbsp;[&lt;a href="http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=184#nb6" name="nh6" class="spip_note" title="[6] Le dernier propagandiste de cette bonne nouvelle est le risible Bernard (...)"&gt;6&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;h3 class="spip"&gt;Le fin mot de l’histoire ou «&amp;nbsp;à qui profite la vérité&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/h3&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;Baudrillard dénonce dans &lt;i class="spip"&gt;Libération&lt;/i&gt; un piège que personne, sauf lui, n’a décelé&amp;nbsp;[&lt;a href="http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=184#nb7" name="nh7" class="spip_note" title="[7] « Notre théâtre de la cruauté », 4 et 5 novembre 1977."&gt;7&lt;/a&gt;].&lt;br /&gt;«&amp;nbsp;Qu’est-ce que ça peut bien foutre, suicidé ou liquidé&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» Se lancer&lt;br /&gt;dans une «&amp;nbsp;recherche hystérique de la vérité&amp;nbsp;» c’est vouloir exterminer&lt;br /&gt;les terroristes sous le sens, «&amp;nbsp;mieux encore que sous le coup des&lt;br /&gt;commandos spécialisés&amp;nbsp;[&lt;a href="http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=184#nb8" name="nh8" class="spip_note" title="[8] L'avocat Klaus Croissant, extradé de France le 16 novembre 1977, (...)"&gt;8&lt;/a&gt;]&amp;nbsp;». L’intellectuel confond la vérité (la matérialité des faits) et la recherche d’un sens (son job).&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;Nous ne demandons pas à la vérité d’alimenter un quelconque &lt;i class="spip"&gt;ressentiment&lt;/i&gt; contre l’État. Baader remarque déjà à propos des campagnes contre l’isolement sensoriel des prisonniers que «&amp;nbsp;la torture &lt;i class="spip"&gt;n’est pas&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;un concept de lutte révolutionnaire (.). Ce dont il faut parler, c’est&lt;br /&gt;de celui qui torture. De l’État&amp;nbsp;». Baader se trompe, qui croit utile et&lt;br /&gt;nécessaire de pousser l’État à se révéler comme impérialiste, contraint&lt;br /&gt;à pratiquer la torture. La torture comme arme de guerre ne nous apprend&lt;br /&gt;rien que nous ne sachions déjà sur l’État, ni non plus la vérité de&lt;br /&gt;Stammheim sur la nature de la démocratie en RFA.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;Baudrillard relève justement que l’État «&amp;nbsp;pouvait&lt;br /&gt;mettre en scène la mort de Baader proprement - il ne l’a pas fait&lt;br /&gt;(...), il faut y voir la &lt;i class="spip"&gt;clef&lt;/i&gt; de la situation&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;Il se trompe quand il ajoute&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;En semant ce doute, cette ambiguïté&lt;br /&gt;délibérée sur les faits, il a fait que c’est la vérité sur cette mort,&lt;br /&gt;et non cette mort elle-même, qui est devenue passionnante.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;Il est vrai qu’en détruisant les cellules de Stammheim,&lt;br /&gt;l’État a, dans un même mouvement, effacé les traces d’un crime et&lt;br /&gt;laissé planer son ombre sur la gauche allemande. Il est bon de &lt;i class="spip"&gt;montrer&lt;/i&gt;, ne serait-ce qu’allusivement, que l’État est prêt à tout. La mort des terroristes n’est en aucune manière &lt;i class="spip"&gt;passionnante par elle-même&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;Ce qui est utile, c’est de lire dans les erreurs, calculées ou non,&lt;br /&gt;qu’accumule le BKA, la parfaite sérénité de l’État. Qu’importe si&lt;br /&gt;chaque déclaration résonne comme un bon mot. «&amp;nbsp;C’est un coup bas (...).&lt;br /&gt;Nus devons lever tous les doutes pour préserver l’image de la RFA à&lt;br /&gt;l’étranger&amp;nbsp;», dit Schmidt. Et il tient parole, il n’y a plus de doute&lt;br /&gt;aujourd’hui, l’État a su répondre au défi maladroit de la RAF&amp;nbsp;: nous&lt;br /&gt;frappons qui nous voulons, quand nous voulons. «&amp;nbsp;L’assassinat des&lt;br /&gt;prisonniers est impensable dans une démocratie comme la notre&amp;nbsp;», ajoute&lt;br /&gt;le magistrat Textor, et on ne l’entend pas dire que &lt;i class="spip"&gt;le terrorisme aussi&lt;/i&gt; y est impensable. Ce qui est impensable en démocratie n’a pas lieu. Point.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;L’État n’a pas, comme le croit Baudrillard, livré une «&amp;nbsp;vérité introuvable&amp;nbsp;» &lt;i class="spip"&gt;parce que ça n’existe pas&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;Il lui a suffit de brouiller les cartes, assez pour nier un crime dot&lt;br /&gt;il est flatteur d’être crédité par la rumeur. L’État sait parfaitement&lt;br /&gt;que tout vérité se découvre un jour, il tient simplement à conserver&lt;br /&gt;dans l’instant le monopole de la production des faits. Se «&amp;nbsp;révéler&amp;nbsp;»&lt;br /&gt;fasciste ne l’embarrasse pas, s’il peut du même coup faire passer à la&lt;br /&gt;trappe quiconque a l’outrecuidance de vouloir produire l’histoire.&lt;br /&gt;L’État entend rester maître de la scène où il exhibe le spectacle du&lt;br /&gt;terrorisme.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;h3 class="spip"&gt;La perdition racontée aux adultes&lt;/h3&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;Dans le «&amp;nbsp;cas Stammheim&amp;nbsp;», le journaliste doit inventer l’étiologie de &lt;i class="spip"&gt;la pratique suicidaire&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;du terroriste. L’autodestruction est l’aboutissement de la guérilla.&lt;br /&gt;Puisqu’il prend le risque de mourir, le combattant cherche sa fin.&lt;br /&gt;«&amp;nbsp;Certains, en effet, tuent ou mieux attentent avec la plus grande&lt;br /&gt;impéritie à la vie d’un chef de parti par exemple, dans l’unique but&lt;br /&gt;d’en finir avec leur propre existence, n’ayant pas le courage de le&lt;br /&gt;faire eux-mêmes&amp;nbsp;[&lt;a href="http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=184#nb9" name="nh9" class="spip_note" title="[9] Les Anarchistes, Cesare Lombroso Flammarion, s. d., trad. de la deuxième (...)"&gt;9&lt;/a&gt;].&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;«&amp;nbsp;Je suis chacun de vous&amp;nbsp;», aime à répéter l’État.&lt;br /&gt;Jacquemaire [marque d’aliment pour bébés] la seconde maman, l’État cet&lt;br /&gt;autre nous-même. Frapper l’État (cracher dans la Blédine), c’est se&lt;br /&gt;faire injure. Qui déclare la guerre à l’État signe son arrêt de mort.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;Le lecteur des gazettes réclame des détails, on lui en&lt;br /&gt;donne. Élevés par des femmes (Baader, Raspe), influencés par elles, ou&lt;br /&gt;pire, femmes elles-mêmes, pratiquant l’orgie et la pornographie&lt;br /&gt;politique, les terroristes prennent la pose, miraculeusement décalqués&lt;br /&gt;des images d’Épinal 1920. Qui a pu ignorer la poitrine de Gudrun&lt;br /&gt;Ensslin (fille de pasteur&amp;nbsp;!), corps délictueux généreusement affiché à&lt;br /&gt;la une de &lt;i class="spip"&gt;Détective&lt;/i&gt; ou en pages intérieures de &lt;i class="spip"&gt;L’Express&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;(deux photos&amp;nbsp;: fille de pasteur, petit col dentelle&amp;nbsp;; pétroleuse, seins&lt;br /&gt;nus. Avant, après - quoi&amp;nbsp;?). Ingrid Schubert, elle , faisait partie de&lt;br /&gt;la Kommune I de Berlin. «&amp;nbsp;Le souvenir des communions&lt;br /&gt;érotico-révolutionnaires de cette première collectivité anarchiste n’a&lt;br /&gt;pas cessé de tenailler ceux qui en font (sic) partie&amp;nbsp;[&lt;a href="http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=184#nb10" name="nh10" class="spip_note" title="[10] Jean-Paul Picaper, Le Figaro, 14 novembre 1977."&gt;10&lt;/a&gt;].&amp;nbsp;» [La presse, &lt;i class="spip"&gt;Le Monde&lt;/i&gt; y compris, récidivera en publiant des photos de Joëlle Aubron, militante d’Action directe, nue.]&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;Ces gens étaient perdus depuis longtemps, dont les&lt;br /&gt;égarements ne parlaient que de mort. «&amp;nbsp;La mort enfin les a sauvés de la&lt;br /&gt;dernière, de la plus fatale illusion et vanité du monde, le plaisir, la&lt;br /&gt;volupté&amp;nbsp;; hélas, il y a tant de victimes de ce mensonge. La jeunesse&lt;br /&gt;surtout s’y laisse prendre, aussi bien est-ce à elle particulièrement&lt;br /&gt;que je voudrais adresser cette leçon de la mort. Quels sont donc ces&lt;br /&gt;vains plaisirs du monde&amp;nbsp;? Tous sont du domaine de la Mort, parce que&lt;br /&gt;tous dépendent de la partie la plus vile de l’homme, le corps qu’elle&lt;br /&gt;doit frapper et coucher dans une tombe&amp;nbsp;[&lt;a href="http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=184#nb11" name="nh11" class="spip_note" title="[11] La Science de bien mourir, manuel de l'association de la bonne (...)"&gt;11&lt;/a&gt;].&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;hr class="spip" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;C’est en Allemagne qu’est publiée la première traduction de &lt;i class="spip"&gt;Suicide, mode d’emploi&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;Le directeur des éditions Robinson (Francfort) fait précéder le livre&lt;br /&gt;d’un avertissement concernant le chapitre qui figure ci-dessus. Il&lt;br /&gt;prend ses distances avec les informations qui y sont publiées, assurant&lt;br /&gt;que la thèse de l’assassinat est populaire en France (alors que les&lt;br /&gt;informations sont, pour l’essentiel, tirées du magazine allemand &lt;i class="spip"&gt;Stern&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;La &lt;i class="spip"&gt;Frankfurter Allgemeine Zeitung&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;publie un appel au boycottage, suivi par de nombreux libraires. Deux&lt;br /&gt;Länder interdisent le livre à l’affichage et à la vente aux mineurs en&lt;br /&gt;le qualifiant de «&amp;nbsp;polémique contre l’ordre légal, social et&lt;br /&gt;religieux&amp;nbsp;», susceptible de perturber «&amp;nbsp;l’intégration des jeunes&amp;nbsp;». &lt;i class="spip"&gt;Stern&lt;/i&gt; estime que le chapitre sur Stammheim a beaucoup pesé dans cette décision.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;Klaus croissant, l’avocat des militant(e)s de la RAF,&lt;br /&gt;demande à me rencontrer à Paris&amp;nbsp;: serais-je d’accord pour préfacer un&lt;br /&gt;livre rédigé par la sœur de Gudrun Ensslin, lequel paraîtrait d’abord&lt;br /&gt;en France, puis en Allemagne&amp;nbsp;? Je fais part de mes réserves à&lt;br /&gt;Croissant. D’une part je ne cautionnerai pas un livre qui&lt;br /&gt;populariserait les positions politiques et stratégiques de la RAF, avec&lt;br /&gt;lesquelles je ne suis pas d’accord&amp;nbsp;; par ailleurs, ma notoriété&lt;br /&gt;médiatique est bien mince pour parrainer un livre de contre-enquête.&lt;br /&gt;J’ignore si le projet a été réalisé en Allemagne.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;Je reproduis &lt;i class="spip"&gt;in extenso&lt;/i&gt; la note figurant aux pages 92 et 93 du &lt;i class="spip"&gt;Droit à la mort&lt;/i&gt; (2004).&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;«&amp;nbsp;J’entends dire que Klaus Croissant a été poursuivi&lt;br /&gt;par la justice allemande pour avoir espionné l’extrême gauche pour le&lt;br /&gt;compte de la Stasi, les services secrets de l’ex-RDA. Aurait-on cherché&lt;br /&gt;à me recruter comme agent littéraire de Berlin-Est&amp;nbsp;? Sérieusement, à&lt;br /&gt;quoi donc étaient payés les flics du BKA, sinon à surveiller les&lt;br /&gt;milieux d’extrême gauche&amp;nbsp;? À supposer même que les compromissions&lt;br /&gt;staliniennes de la RAF aient poussé maître Croissant à des liaisons&lt;br /&gt;coupables avec la Stasi, que peuvent lui reprocher les flics de&lt;br /&gt;l’Ouest&amp;nbsp;? De la concurrence déloyale&amp;nbsp;? Les assassins de Stammheim ont&lt;br /&gt;toujours le mot pour rire.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip_note"&gt;&lt;br /&gt;[&lt;a href="http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=184#nh1" name="nb1" class="spip_note"&gt;1&lt;/a&gt;] Cf. déclaration de Baader au procès de Stammheim, le 18 juin 1975, in &lt;i class="spip"&gt;Textes des prisonniers de la «&amp;nbsp;fraction armée rouge&amp;nbsp;» et dernières lettres d’Ulrike Meinhof&lt;/i&gt;, Maspero, 1978, p. 87.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip_note"&gt;[&lt;a href="http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=184#nh2" name="nb2" class="spip_note"&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;i class="spip"&gt;La mort d’Ulrike Meinhof&lt;/i&gt;, rapport de la commission internationale d’enquête, Maspero, 1979.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip_note"&gt;[&lt;a href="http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=184#nh3" name="nb3" class="spip_note"&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;i class="spip"&gt;La mort d’ Ulrike Meinhof&lt;/i&gt;, op. cit.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip_note"&gt;[&lt;a href="http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=184#nh4" name="nb4" class="spip_note"&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;i class="spip"&gt;Textes des prisonniers de la "fraction armée rouge"&lt;/i&gt;, op. cit.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip_note"&gt;[&lt;a href="http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=184#nh5" name="nb5" class="spip_note"&gt;5&lt;/a&gt;] «&amp;nbsp;Der fall Stammheim&amp;nbsp;», Gerhard Kromschröder, &lt;i class="spip"&gt;Stern&lt;/i&gt;, n°&amp;nbsp;45.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip_note"&gt;[&lt;a href="http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=184#nh6" name="nb6" class="spip_note"&gt;6&lt;/a&gt;] Le dernier propagandiste de cette bonne nouvelle est le risible Bernard Volker qui répond dans &lt;i class="spip"&gt;Le Monde&lt;/i&gt; du 6 juin 1981 aux déclarations de maître Croissant (&lt;i class="spip"&gt;Le&lt;br /&gt;Monde du 30 mai). Pour vanter le «&amp;nbsp;modeste ouvrage&amp;nbsp;» qu’il a commis, le&lt;br /&gt;Volker se risque à cracher sur les morts de Stammheim dont les&lt;br /&gt;motivations «&amp;nbsp;relevaient davantage de la psychiatrie que de la&lt;br /&gt;politique&amp;nbsp;». Maître Croissant fait justement remarquer qu’une menace de&lt;br /&gt;suicide aurait dû en bonne logique susciter un regain de surveillance (&lt;i class="spip"&gt;Le Monde&lt;/i&gt; du 24 juin 1981).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip_note"&gt;&lt;i class="spip"&gt;[&lt;a href="http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=184#nh7" name="nb7" class="spip_note"&gt;7&lt;/a&gt;] «&amp;nbsp;Notre théâtre de la cruauté&amp;nbsp;», 4 et 5 novembre 1977.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip_note"&gt;&lt;i class="spip"&gt;[&lt;a href="http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=184#nh8" name="nb8" class="spip_note"&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;br /&gt;L’avocat Klaus Croissant, extradé de France le 16 novembre 1977, craint&lt;br /&gt;davantage le BKA que la production de sens et prend la précaution&lt;br /&gt;d’annoncer qu’il n’a pas l’intention de se suicider. Le soir de son&lt;br /&gt;extradition se réunit le comité exécutif du PS&amp;nbsp;; des manifestants s’y&lt;br /&gt;rendent en délégation. Claude Estier tente de les éconduire, Mitterrand&lt;br /&gt;s’en va, et c’est Pierre Mauroy entouré de quelques gorilles qui lâche&lt;br /&gt;une déclaration sibylline. À cette heure-là Croissant est en route pour&lt;br /&gt;Stuttgart. Comme d’habitude, la gauche, protestations aux lèvres, et&lt;br /&gt;mains dans les poches a laissé faire. [De nombreux meetings et réunions&lt;br /&gt;des partis de gauche seront perturbés au cri de «&amp;nbsp;Marchais Mitterrand,&lt;br /&gt;merci pour Klaus Croissant&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»] À peine l’avocat a-t-il intégré sa&lt;br /&gt;cellule à Stammheim, qu’il y découvre quatre lames de rasoir, dont une&lt;br /&gt;bien en évidence, sans que l’administration de la prison puisse&lt;br /&gt;expliquer ce prodige.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip_note"&gt;&lt;i class="spip"&gt;[&lt;a href="http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=184#nh9" name="nb9" class="spip_note"&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;i class="spip"&gt;Les Anarchistes&lt;/i&gt;, Cesare Lombroso Flammarion, s. d., trad. de la deuxième éd. italienne de 1896.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip_note"&gt;&lt;i class="spip"&gt;[&lt;a href="http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=184#nh10" name="nb10" class="spip_note"&gt;10&lt;/a&gt;] Jean-Paul Picaper, &lt;i class="spip"&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;, 14 novembre 1977.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip_note"&gt;&lt;i class="spip"&gt;[&lt;a href="http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=184#nh11" name="nb11" class="spip_note"&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;i class="spip"&gt;La Science de bien mourir&lt;/i&gt;, manuel de l’association de la bonne mort, R. P. Al. Lefebvre de la Compagnie de Jésus, Paris, 1877.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;&lt;a title="claude guillon" href="http://claudeguillon.internetdown.org/"&gt;CLAUDE GUILLON&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-2531772760118568253?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/2531772760118568253/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=2531772760118568253&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/2531772760118568253'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/2531772760118568253'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/10/il-y-30-ans-lassassinat-dandras-baader.html' title='Il y a 30 ans : l’assassinat d’Andréas Baader et de ses camarades'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-7593457633675930918</id><published>2007-10-08T23:41:00.000+04:00</published><updated>2007-10-08T23:53:49.862+04:00</updated><title type='text'>Pic pétrolier : le compte à rebours a commencé</title><content type='html'>&lt;div class="titUne"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;     &lt;div class="titSous" style="border-bottom: 1px solid rgb(204, 204, 204); margin-bottom: 2px; padding-bottom: 3px;"&gt;              &lt;/div&gt;                  &lt;div class="txtArt" id="article" style="margin-top: 30px; margin-bottom: 30px;"&gt;     &lt;p class="txtChapo"&gt;La conférence de l’Association pour l’Etude du Pic Pétrolier qui s’est tenue à Cork va sans doute marquer un tournant. Les professionnels du secteur sont de plus en plus nombreux a estimer que la ressource pétrolière va plafonner sous peu. Combien de temps reste-t-il ? Cinq ans ? Peut-être moins.&lt;/p&gt;     &lt;img src="http://contreinfo.info/IMG/arton1318.jpg" style="margin: 0pt 10px 5px 0pt; float: left;" /&gt;       &lt;p class="spip"&gt; &lt;i class="spip"&gt;Les dirigeants de l’industrie pétrolière sont de plus en plus nombreux à estimer qu’il ne reste que quelques années avant que la production de pétrole n’atteigne son maximum, et que nous nous dirigeons en aveugles vers une catastrophe économique.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Par David Strahan, The Guardian, 3 octobre 2007&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;La section irlandaise de l’Association pour l’Etude du Pic Pétrolier (ASPO) ne pouvait espérer de circonstances plus favorables pour elle. La semaine dernière, au premier jour de la conférence organisée par l’ASPO à Cork, le prix du pétrole a atteint son plus haut historique, et les jours suivants il a battu ce record par trois fois.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Le prix a depuis baissé quelque peu, mais reste aujourd’hui autour de 80 dollars. Il a été multiplié par 8 en moins d’une décennie, et de nombreux analystes prévoient désormais qu’il pourrait atteindre 100 dollars à la fin de l’année. Tout ceci ne reflète pas uniquement des vicissitudes à court terme - comme l’effet des cyclones dans le golfe du Mexique, l’Iran, l’insécurité régnant dans le delta du Niger - mais c’est aussi l’indice d’une prise de conscience que la production pétrolière approche de ses limites géologiques fondamentales.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Depuis de nombreuses années, l’idée que la production pétrolière mondiale commencera à décliner rapidement, entraînant des conséquences économiques potentiellement catastrophiques, était ignorée par l’industrie pétrolière et restait cantonnée à la marge des débats écologiques, soulevant un intérêt sans commune mesure avec celui du réchauffement climatique. Mais lorsque les historiens se pencheront sur cette période, 2007 sera sans doute considérée comme l’année où ce sujet est entré dans le débat public. A Cork, James Schlesinger l’ancien Secrétaire à l’énergie US, a &lt;a href="http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1254&amp;amp;var_recherche=oil+peak" class="spip_out" target="_blank"&gt;déclaré aux congressistes&lt;/a&gt; qu’ils n’étaient plus désormais une petite minorité criant dans le désert. « Vous pouvez considérer que vous avec gagné, » leur a-t-il dit.&lt;/p&gt; &lt;div class="spip_documents spip_documents_center"&gt;&lt;img src="http://contreinfo.info/IMG/jpg/oil_aspo-2.jpg" style="border-width: 0px;" alt="(JPG)" height="280" width="404" /&gt;&lt;div class="spip_doc_descriptif"&gt;Projection de la production pétrolière établie par l’ASPO&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;  &lt;p class="spip"&gt;C’était une phrase forte - et vraie. Bien que la plupart des dirigeants du secteur pétrolier continuent à nier publiquement ce qui apparaît pourtant de plus en plus évident au fil des mois, l’omerta pratiquée par cette industrie est en train de tomber. Thierry Demarest, le président de Total, a déclaré l’année dernière que la production connaîtrait son pic en 2020 et pressé les gouvernements de mettre fin aux atermoiements avant l’heure fatale. A Cork, l’ancien président de la Shell, Lord Oxburgh, m’a confié qu’il &lt;a href="http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1263&amp;amp;var_recherche=oil+peak" class="spip_out" target="_blank"&gt;prévoyait que la demande surpasse la production&lt;/a&gt; d’ici 20 ans et que le baril pourrait atteindre 150 dollars. « Nous allons tels des somnambules vers un problème qui va se révéler très grave, et il pourrait être trop tard pour faire quoi que ce soit le jour ou nous en prendrons pleinement conscience, » juge-t-il.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Que la plupart des dirigeants de l’industrie pétrolière continuent de refuser la perspective d’une diminution de leur activité ne constitue pas une surprise, mais les preuves sont pourtant de plus en plus difficiles à ignorer, alors même que les compagnies se battent pour maintenir la production et remplacer ce qui est produit par de nouvelles découvertes.&lt;/p&gt; &lt;div class="spip_documents spip_documents_center"&gt;&lt;img src="http://contreinfo.info/IMG/jpg/oil_decou.jpg" style="border-width: 0px;" alt="(JPG)" height="347" width="430" /&gt;&lt;div class="spip_doc_descriptif"&gt;Découvertes de nouveaux puits&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Dans une étude récente, John Herold a montré que les 230 plus grandes compagnies avaient augmenté leurs dépenses de 45%, pour atteindre 400 milliards de dollars en 2006, mais que les réserves ne s’étaient accrues que de 2%. Et sans l’inclusion des gisements de sables bitumineux difficiles à extraire du Canada, il n’y aurait eu aucune progression des réserves. Cette étude en conclut que le pic pétrolier fait partie de l’horizon de planification à long terme des pétroliers, et ne laisse aux compagnies que quatre options : « Tenter d’acquérir un statut dominant, trouver une niche, extraire ce qui reste ou liquider l’activité rapidement. »&lt;/p&gt; &lt;div class="spip_documents spip_documents_left" style="float: left; width: 256px;"&gt;&lt;img src="http://contreinfo.info/IMG/gif/oil_UK.gif" style="border-width: 0px;" alt="(GIF)" height="248" width="256" /&gt;&lt;div class="spip_doc_descriptif"&gt;Déclin de la production britannique en mer du nord&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Les difficultés rencontrées par les compagnies pétrolières internationales ne sont pas une surprise, car celles-ci sont largement exclues des zones où le potentiel est le plus grand, comme le Moyen Orient, et restent confinées là où les puits sont les plus anciens, comme en Mer du Nord, où la production a atteint son pic en 1999 et a déjà chuté de 40%. La production des pays de l’OCDE baisse depuis 1997, et il est désormais largement admis que la production en dehors de l’OPEP atteindra son pic aux alentours de 2010. Même ceux qui rejettent l’idée d’un futur pic pétrolier, comme Rex Tillerson le dirigeant d’Exxon, se rangent à ces vues. Récemment, il m’a déclaré qu’il ne s’attendait plus à une augmentation de la production non OPEP au delà de cette décennie.&lt;/p&gt; &lt;div class="spip_documents spip_documents_left" style="float: left; width: 325px;"&gt;&lt;img src="http://contreinfo.info/IMG/jpg/oil_reser.jpg" style="border-width: 0px;" alt="(JPG)" height="355" width="325" /&gt;&lt;div class="spip_doc_descriptif"&gt;Réserves déclarées de l’OPEP&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;  &lt;p class="spip"&gt;La question est d’importance, car il existe des doutes sérieux sur la taille des réserves de l’OPEP, encore renforcées depuis la publication de documents internes à la Kowait oil Company (KOC), l’année dernière. Ceux-ci ont révélés que, bien que le Kowait affirmait depuis 20 ans qu’il disposait de 100 milliards de barils de réserve, les estimations internes de la KOC s’établissaient à seulement 24 milliards de barils, confirmant les suspicions largement répandues selon lesquelles les réserves de l’OPEP auraient été surévaluées au début des années 1980 lorsque que les membres tentaient d’obtenir des quota de production plus importants [&lt;a href="http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1318#nb1" name="nh1" class="spip_note" title="[1] Les quotas de production alloués aux membres de l'OPEP dépendent de (...)"&gt;1&lt;/a&gt;]. En 2005, l’agence de conseil PFC a averti le Vice Président Dick Cheney que selon une appréciation plus réaliste des réserves de l’OPEP, sa production atteindrait un pic en 2015.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;L’OPEP a récemment annoncé une augmentation de sa production de 500 000 barils/jour, mais certains analystes doutent que le cartel ait la capacité de produire ce surplus pourtant modeste. Avec les prévisions de l’ Agence Internationale de l’Energie (AIE) qui tablent sur une augmentation de la demande de 2 mb/j [&lt;a href="http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1318#nb2" name="nh2" class="spip_note" title="[2] mb/j : million de barils jour"&gt;2&lt;/a&gt;], devant atteindre 88 mb/j à la fin de l’année, la question majeure pour le marché pétrolier, c’est de savoir si le plafonnement actuel de la production de l’OPEP est le résultat d’une décision volontaire. Même si l’OPEP peut augmenter sa production, la consommation intérieure de ses membres, tout spécialement de l’Arabie Saoudite, croît si vite que les exportations pourraient de toute façon décliner bientôt.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Le seul pays de l’OPEP qui a la capacité d’accroître sa production considérablement, en théorie tout au moins, c’est l’Irak, où elle a été maintenue de nombreuse années en dessous de ses capacités par les sanctions de l’ONU et la guerre contre l’Iran. Son rôle clé a été reconnu récemment par Fatih Birol, l’économiste en chef de l’AIE qui a &lt;a href="http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1177&amp;amp;var_recherche=oil+peak" class="spip_out" target="_blank"&gt;averti&lt;/a&gt; « si la production irakienne ne s’accroît pas de façon exponentielle d’ici 2015, nous avons un gros problème, même si l’Arabie Saoudite tient ses promesses. Les chiffres sont clairs. Aucun besoin d’être un expert. »&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;La guerre n’a pas été faite uniquement « largement pour le pétrole » comme l’a concédé Alan Greenspan, l’ancien directeur de la Fed, mais entièrement, semble-t-il, pour retarder le moment du pic pétrolier. Si c’est le cas, cette stratégie a échoué lamentablement. Avec des attaques quasi quotidiennes sur les oléoducs, la production périclite à son niveau d’avant l’invasion et les probabilités d’une augmentation significative de celle-ci dans un futur prévisible avoisinent zéro, qu’intervienne ou pas la promulgation de la nouvelle loi sur le pétrole qui fait depuis longtemps l’objet d’âpres discussions.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Les opposants à la théorie du pic pétrolier affirment que celui-ci n’est pas imminent car il resterait du pétrole à découvrir dans des régions comme l’Afrique de l’Ouest ou l’Arctique, où Canada, Russie, Danemark et Norvège se pressent pour faire valoir leurs droits territoriaux. Ces vues s’appuient souvent sur une &lt;a href="http://www.usgs.gov/newsroom/article.asp?ID=636" class="spip_out" target="_blank"&gt;étude des ressources mondiales publiée en 2000 par l’ US Geographical Survey&lt;/a&gt; (USGS), qui concluait que l’industrie pourrait découvrir 650 milliards de barils avant 2025. Dans la mesure où la quantité de pétrole découverte chaque année décroît depuis le milieu des années 1960, et s’élève à seulement 9 milliards de barils par an - soit un tiers de la consommation annuelle - cette étude est considérée depuis longtemps comme inconsidérément optimiste par les tenants du pic pétrolier.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Un nouveau signe de la rapidité avec laquelle ce débat évolue a été fourni en novembre dernier au Colorado, lorsque les chiffres de l’USGS ont été réfutés par les experts de l’industrie réunis pour débattre sur le sujet. La conférence, organisée par American Association of Petroleum Geologist, avait pour ordre du jour les estimations des ressources mondiales et leurs différences notables. Tenue à huis clos, elle rassemblait les experts techniques des majors, Exxonmobil, Shell, BP, Total et Chevron, ainsi que quelques compagnies d’état comme la soudienne Aramco.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Selon Ray Leonard, un dirigeant de la Kowait Energy Company, les experts ont remis en cause les évaluations optimistes de l’USGS en s’appuyant sur les données détaillées de leurs entreprises. Le consensus sur le volume des futures découvertes s’est établi à 250 milliards de barils - à peine plus du tiers de l’estimation de l’USGS.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Sur la base de cette évaluation, Leonard conclut que la production mondiale arrivera à son maximum, suivi par un plateau, entre 95 mb/j et 100 mb/j, avec un envol des prix, dans à peu près cinq ans. « S’il y a une récession mondiale, cela peut prendre un peu plus longtemps. Si les américains envahissent un autre pays producteur, cela peut arriver bien plus tôt. Mais cela va arriver dans à peu près cinq ans, donc nous devons nous y préparer, » estime-t-il. Les prévisions de Leonard sont semblables à celles de l’AIE, qui &lt;a href="http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1183&amp;amp;var_recherche=oil+peak" class="spip_out" target="_blank"&gt;annonce&lt;/a&gt; un « effondrement de l’offre » en 2012.&lt;/p&gt; &lt;div class="spip_documents spip_documents_center"&gt;&lt;img src="http://contreinfo.info/IMG/jpg/oil_world.jpg" style="border-width: 0px;" alt="(JPG)" height="379" width="460" /&gt;&lt;div class="spip_doc_descriptif"&gt;Production mondiale&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Nous pourrions bien avoir attendu trop longtemps pour nous y préparer. De nombreux dirigeants de l’industrie, comme James Buckee, le directeur exécutif de la compagnie canadienne indépendante Talisman, sont convaincus que nous avons déjà atteint le pic. Et avec quelques bonnes raisons. La production de carburants liquides est aujourd’hui plus faible qu’il y a un an.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Pourtant les gouvernements continuent d’ignorer le problème - tout au moins en public. Mon sentiment est que nous disposons encore de quelques années, mais avec la demande qui continue de s’accroître nous devrions être fixés sous peu.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;2007 rentrera peut-être dans les annales comme l’année où le pic pétrolier a atteint le grand public. Parce ce que ce sera l’année où il s’est produit.&lt;/p&gt;     &lt;/div&gt;     &lt;!-- Pied article--&gt;     &lt;hr class="thin"&gt; &lt;span class="txtPS"&gt;publication originale &lt;a href="http://society.guardian.co.uk/societyguardian/story/0,,2181830,00.html?gusrc=rss&amp;amp;feed=environment" class="spip_out"&gt;The Guardian&lt;/a&gt;, traduction Contre Info.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://contreinfo.info/"&gt;Contre Info&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;compléments d'information sur le Pic pétrolier sur :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.oleocene.org//"&gt;Oléocène&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-7593457633675930918?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/7593457633675930918/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=7593457633675930918&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/7593457633675930918'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/7593457633675930918'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/10/pic-ptrolier-le-compte-rebours-commenc.html' title='Pic pétrolier : le compte à rebours a commencé'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-3275487746481661057</id><published>2007-09-24T22:52:00.000+04:00</published><updated>2007-09-24T22:55:57.327+04:00</updated><title type='text'>Mais de quelles "réformes" la France a-t-elle besoin ?</title><content type='html'>&lt;span class="titre_comprendre"&gt;Mais de quelles "réformes" la France a-t-elle besoin ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;  &lt;span class="date_actu"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="texte_article_donnees2"&gt;&lt;strong&gt;Pour peu que l’on prenne en compte les inégalités, le modèle social français est beaucoup plus profitable à la population que les modèles anglo-saxons. Les "réformes" que l’on voudrait appliquer en France profiteraient surtout aux plus aisés. L’analyse de Jérôme Guillet et John Evans.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;Il est bien difficile aujourd’hui de trouver, dans les médias tant nationaux qu’internationaux, un commentaire sur l’économie française où manquent les mentions obligatoires de son déclin, de la faiblesse de la croissance, ou de la persistance d’un chômage de mass, et qui ne présente pas comme une évidence l’urgente nécessite de "réformes". Entre guillemets, "réformes", car ce mot est devenu un nom de code plus ou moins explicite pour un programme à sens unique : libéralisation d’un marché du travail considéré "trop rigide" via l’assouplissement du code du travail, baisse des charges sur les entreprises, affaiblissement du contrôle de l’Etat, et, naturellement, baisse des impôts. Des travailleurs plus flexibles et moins chers seraient plus facilement embauchés, ce qui améliorerait la compétitivité des entreprises et leurs profits, sur le modèle anglais ou américain. Et évidemment les 35 heures tant décriées, cette « aberration économique », doivent être éliminées afin de remettre la France au travail.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Le problème est que ce programme, qui sert bien les intérêts des actionnaires et des dirigeants d’entreprise, se fonde sur une description extrêmement partielle et partiale de la réalité économique.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Le leitmotiv du déclin prend généralement appui sur la croissance plus faible de la France, relativement à celle de pays comme le Royaume-Uni et les Etats-Unis, ces dernières années, et sur la baisse relative de son PIB par tête. Or cette description tronquée de la réalité ne tient pas compte de la distribution des richesses, et de l’augmentation extraordinaire de l’inégalité dans ces économies censées nous servir de modèle. En fait, toute la richesse créée dans ces pays a été captée par une tranche étroite de la population. Les revenus médians sont stagnants, alors que les revenus des 0,1% les plus riches de la population augmentent en flèche, au point d’être passés de 2% à 7% des revenus totaux en moins de vingt ans aux Etats-Unis, selon les chiffres de l’étude de Piketty et Saez.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Part du revenu total qui va aux 0,1 % les plus aisés&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span class="spip_document_420 spip_documents spip_documents_center"&gt;  &lt;img src="http://www.inegalites.fr/IMG/gif/part_revenu_total.gif" height="221" width="468" /&gt; &lt;/span&gt; "A New Gilded Age" Source : Martin Wolf, Financial Times, 25/04/2006&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Ces 5% supplémentaires captés par les plus riches sont équivalents à l’appauvrissement relatif des français (dont le PIB par tête est passé de 78% à 72% de celui des américains sur la période, en moyenne) ce qui veut dire que la croissance économique a été identique en France - pour les 99,9% les moins riches de la population....&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;PIB par tête rapporté au niveau américain, en %&lt;/strong&gt; &lt;span class="spip_document_422 spip_documents spip_documents_center"&gt;  &lt;img src="http://www.inegalites.fr/IMG/gif/PIB_par_tete1.gif" height="193" width="415" /&gt; &lt;/span&gt; "European corporatism needs to embrace market-led change" Martin Wolf, Financial Times, 24/01/2007&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;PIB par tête Français en excluant les 0,1 % les plus riches, rapporté au niveau américain, en %&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span class="spip_document_423 spip_documents spip_documents_center"&gt;  &lt;img src="http://www.inegalites.fr/IMG/jpg/pib_par_tete_france.jpg" height="243" width="412" /&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;L’accroissement des inégalités se constate également à l’autre bout de l’échelle des revenus, où on note un taux de pauvreté infantile de 7% en France, de 16% au Royaume-Uni (le double de celui en 1979) et de 20% aux Etats-Unis (sans oublier les 15% d’Américains qui n’ont aucune couverture maladie).&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;% d’enfants pauvres (vivant dans une ménage qui dispose de moins de 50 % du revenu médian).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span class="spip_document_425 spip_documents spip_documents_center"&gt;  &lt;img src="http://www.inegalites.fr/IMG/jpg/pourcentage_enfants_pauvres.jpg" height="401" width="417" /&gt; &lt;/span&gt; "An overview of child well-being in rich countries" UNICEF, Innocenti Report Card 7, 2007&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Même en appliquant le seuil de pauvreté américain en valeur absolue (selon un calcul légèrement différent du précédent) il y a moins d’enfants pauvres en France (11% contre 14% - sans parler des 29% du Royaume-Uni), malgré un revenu moyen par tête de 30% plus faible.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Chose extraordinaire en temps de paix, les Etats-Unis enregistrent aujourd’hui une augmentation de leur taux de mortalité infantile. Un enfant né dans une famille pauvre de ce pays a aujourd’hui une espérance de vie de 15 ans inférieure à celle d’un enfant né dans une famille aisée.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Il est compréhensible de défendre la liberté des membres les plus dynamiques de la société d’entreprendre et de bénéficier des fruits de leur travail, mais cette liberté accordée sans contrepartie s’accompagne inévitablement de fractures sociales bien plus marquées que celles connues en France. Le choix d’un niveau élevé de solidarité et de redistribution modère les revenus des plus riches, soit, mais, fait moins souvent évoqué, pas ceux des autres. Ainsi, la banque UBS a noté que le revenus de plus élevé des 20 % les plus démunis (le "deuxième décile") a connu une augmentation de son niveau de vie de 7% en France et une baisse de 12% aux Etats-Unis entre 1997 et 2004, et que le revenu le moins élevé des 10 % les plus aisés (le 9e décile) avait connu une augmentation de 12% en France et de 10% aux Etats-Unis. Un Français de revenu modeste ou membre des classes moyennes ou même aisées profite plus de la croissance modérée de l’économie française que son cousin américain ne profite du dynamisme de son pays.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Il semblerait donc que, sur le plan des revenus, les très riches forment le seul groupe qui bénéficie des "réformes". Mais cette conclusion ne fait-elle pas bon marché du chômage dont souffre la France ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Tout dépend de ce qu’on mesure. Ainsi, parmi les hommes de 25 à 54 ans, 87,6% avaient un emploi en 2004 en France, et 87,3% aux Etats-Unis, selon les chiffres de l’OCDE. Et pourtant le taux de chômage pour cette catégorie était alors de 7,4% en France, et 4,4% aux Etats-Unis. La ligne séparant chômage d’inactivité n’est visiblement pas mise au même endroit dans chaque pays... De même, le chômage des jeunes touche 8,4% des 15-24 ans en France, contre 5,5% au Danemark, 7,6% aux Etats-Unis et 7,5% au Royaume-Uni, donc pas de quoi crier à la faillite du modèle. Certes, le taux de chômage est nettement plus élevé, mais cela reflète essentiellement le fait que la population active est plus étroite dans cette classe d’âge en France, notamment parce que moins de jeunes trouvent nécessaire d’occuper un emploi tout en poursuivant leurs études.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Mais les Français travaillent moins, nous dit-on.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Même pas. Les travailleurs français effectuent 37,4 heures par semaine en moyenne, contre 35,6 heures au Royaume-Uni. Les employés à temps plein travaillent effectivement moins longtemps en France (40,9 heures contre 43,2 heures en 2005), mais le nombre élevé d’emplois à temps partiel baisse la moyenne britannique ; le nombre d’heures totales travaillées dans le deux pays est à peu près équivalent, pour des populations similaires. Dire que les Français travaillent moins est donc tout simplement faux. Par ailleurs, la France a créé autant d’emplois que le Royaume-Uni au cours des 10 dernières années : 2,5 millions. La seule différence est que, au Royaume-Uni, la création de postes a été très régulière, alors qu’en France, la quasi totalité de ces emplois a été créée entre 1997 et 2002, c’est-à-dire précisément au moment de la mise en place des 35 heures, et ce alors que la croissance mondiale a été plus forte ces 5 dernières années.&lt;/p&gt;    &lt;p class="spip"&gt;&lt;span class="spip_document_407 spip_documents spip_documents_center"&gt;  &lt;img src="http://www.inegalites.fr/IMG/jpg/050901_France_UK_jobs.jpg" height="277" width="700" /&gt; &lt;/span&gt; HSBC-CCF, Questions d’actualité - le Royaume-Uni en 2004&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Plus remarquable encore, la France a créé plus d’emplois dans le secteur privé (+10% entre 1996 et 2002, selon l’OCDE) que le Royaume-Uni (+6%) ou les Etats-Unis (+5%). En fait, le Royaume-Uni n’a créé quasiment aucun emploi net dans le secteur privé depuis près de 5 ans, mais a bénéficié de l’augmentation très forte des emplois dans le secteur public.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span class="spip_document_408 spip_documents spip_documents_center"&gt;  &lt;img src="http://www.inegalites.fr/IMG/jpg/060327_creations_emploi_secteur_priv__96_02.jpg" height="317" width="650" /&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Cela reflète le fait que les croissances anglaise et américaine reposent très largement sur l’augmentation de la dépense publique, qui a littéralement explosé sous Blair et Bush, passant de 38% à 45% du PIB au RU et de 34% à 37% aux EU entre 2000 et 2006. Dans le cas britannique, cette relance keynésienne (centrée sur les secteurs de l’éducation et de la santé) s’est faite grâce à l’augmentation des impôts et à la cagnotte du pétrole de la Mer du Nord, tandis que l’administration Bush a présidé (pour payer sa guerre en Irak) à une augmentation sans précédent de la dette publique - et de la dette privée, la plupart des ménages se voyant obligés d’emprunter - sur le dos d’une bulle immobilière également sans équivalent - pour compenser la stagnation de leurs revenus. Mais dans ce cas-là, semble-t-il, il s’agit de "dynamisme". Il paraît cependant légitime de se demander quelle partie du modèle anglo-saxon nous sommes conviés à copier...&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Les dépenses publiques&lt;/strong&gt; &lt;span class="spip_document_426 spip_documents spip_documents_center"&gt;  &lt;img src="http://www.inegalites.fr/IMG/gif/depenses_publiques.gif" height="187" width="211" /&gt; &lt;/span&gt; "How Labour steered an economy going global" Financial Times, 19/09/2006&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Evidemment, il ne s’agit pas de dire que tout va bien en France, ni qu’il n’y a rien à changer. Mais le mot "réforme" est maintenant porteur d’un tel agenda idéologique qu’on aurait sans doute tout à gagner à l’exclure de tout discours qui se voudrait sincère. A moins, bien entendu, que nous soyons tous déjà d’accord que l’objectif qu’il convient de fixer soit effectivement de faire baisser les revenus des travailleurs les plus modestes afin de réduire le fardeau qui pèse sur les quelques "happy few" en haut de l’échelle des revenus.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Il est tentant de se demander si le feu roulant qui tend à déprécier l’économie française provient de ceux qui ne supportent pas l’existence d’un modèle social différent, modèle qui prouverait que la "réforme" n’est pas indispensable. S’il est possible d’assurer la prospérité de presque tous en décourageant la concentration de la richesse entre quelques mains, cela élimine le principal argument des partisans du capitalisme débridé. Comme l’a dit le milliardaire Warren Buffett, les riches aux Etats-Unis mènent - et gagnent - la lutte des classes. Depuis la chute du mur de Berlin, ce vocabulaire semble décrédibilisé et désuet, ce dont certains ont su profiter. Il serait temps de noter qu’ils n’agissent pas dans l’intérêt de tous, mais uniquement dans le leur.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Cet article est extrait du site &lt;a href="http://www.eurotrib.com/?op=displaystory;sid=2007/9/10/9417/13559" class="spip_out"&gt;European Tribune&lt;/a&gt;. Il a été publié partiellement par le quotidien Le Monde.&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-3275487746481661057?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/3275487746481661057/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=3275487746481661057&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/3275487746481661057'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/3275487746481661057'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/09/mais-de-quelles-rformes-la-france-t.html' title='Mais de quelles &quot;réformes&quot; la France a-t-elle besoin ?'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-746904506575927694</id><published>2007-09-21T22:33:00.000+04:00</published><updated>2008-12-11T07:09:52.639+04:00</updated><title type='text'>Remaniement  ministériel, la photo officielle</title><content type='html'>Voici la photo officielle du nouveau gouvernement aprés le remaniement ministériel&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_36ULIjyWTco/RvQP1vNhAgI/AAAAAAAAAAM/9mrSgUD-05I/s1600-h/ATT00042.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_36ULIjyWTco/RvQP1vNhAgI/AAAAAAAAAAM/9mrSgUD-05I/s400/ATT00042.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112728892852994562" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-746904506575927694?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/746904506575927694/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=746904506575927694&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/746904506575927694'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/746904506575927694'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/09/remaniement-ministriel.html' title='Remaniement  ministériel, la photo officielle'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_36ULIjyWTco/RvQP1vNhAgI/AAAAAAAAAAM/9mrSgUD-05I/s72-c/ATT00042.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-8427376378461714702</id><published>2007-09-20T20:06:00.000+04:00</published><updated>2007-09-20T20:10:14.737+04:00</updated><title type='text'>Sarkozy va-t-il chercher la croissance en faisant la guerre ?</title><content type='html'>&lt;span class="pn-sub"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;            &lt;!-- [article-edit-del] --&gt;&lt;br /&gt;      &lt;span class="article"&gt;&lt;b&gt;Nicolas Sarkozy a promis que si la croissance n’est pas au rendez-vous, il ira «la chercher». Mais où et à quel prix ? Au prix de l’engagement de la France dans un conflit militaire d’envergure. Absurde ? Pas si sûr… Démonstration.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 17 janvier 1961, dans son célèbre discours de fin de mandat, le président Eisenhower mettait en garde les États-Unis contre les dangers du «complexe militaro-industriel» : «Cette conjonction entre un immense establishment militaire et une importante industrie privée de l’armement est une nouveauté dans l’histoire américaine. (...) Nous ne pouvons ni ignorer, ni omettre de comprendre la gravité des conséquences d’un tel développement. (...) nous devons nous prémunir contre l’influence illégitime que le complexe militaro-industriel tente d’acquérir, ouvertement ou de manière cachée. La possibilité existe, et elle persistera, que cette influence connaisse un accroissement injustifié, dans des proportions désastreuses et échappant au contrôle des citoyens. Nous ne devons jamais permettre au poids de cette conjonction d’intérêts de mettre en danger nos libertés ou nos méthodes démocratiques. Rien, en vérité, n’est définitivement garanti. (…)»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;30 ans plus tard, jour pour jour&lt;/b&gt;, Gorge Bush père déclenchait l’opération «Tempête du Désert» avec pour objectif officiel de chasser les troupes de Saddam Hussein du Koweït, après avoir incité le dictateur irakien à envahir l'émirat ; telle était (et est toujours) la conviction du documentariste/pamphlétaire Michael Moore, des journalistes Dominique Jamet et Thierry Meyssan (auteur de l'ouvrage controversé "L'Effroyable imposture"), ou encore de l’ancien porte-parole de la Maison-Blanche Pierre Salinger. Car, pour nombre d’experts, c’est le complexe militaro-industriel US qui, par son lobbying et ses manigances, a conduit l’Amérique de Gorge Bush père à entrer en guerre, avec pour objectif inavoué de relancer l'ensemble de l’économie états-unienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Depuis la Seconde Guerre mondiale&lt;/b&gt;, c’est effectivement le secteur de l’armement qui est le principal moteur de la croissance des l’industries de l'informatique, du nucléaire, de l'aéronautique, de l'aérospatiale… et de la quasi-totalité des secteurs de la recherche scientifique. Ainsi, en déversant des milliers de tonnes de bombes sur l’Irak, c’est toute la machine économique états-unienne qui a été relancée au début des années 90. Et tout porte à croire que c’est la même logique qui a conduit Gorge W. Bush à intervenir aussi massivement en Afghanistan et en Irak, après les attentats du 11 septembre 2001. Ainsi, certains experts estiment qu’en 2 ans, les États-Unis ont largué plus de bombes sur les montagnes désertiques d’Afghanistan que sur l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Qu’est-ce qui justifie pareille absurdité&lt;/b&gt; au regard du résultat qu’on connaît (Ben Laden court toujours) ? En procédant à ce «déstockage massif», les États-Unis ont créé les conditions de leur réarmement tout aussi massif. Et c’est ainsi que depuis 1991, le complexe militaro-industriel dénoncé par le président Eisenhower, est doté de crédits quasiment illimités pour rééquiper en matériels dernier cri l’US Army, l’US Air Force, l’US Navy, et l’ensemble des services de renseignements qui traquent les réseaux Al-Qaida de Ben Laden aux quatre coins de la planète.&lt;br /&gt;Alors, est-ce à cette logique que nous préparent Nicolas Sarkozy et son ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner (tous deux partisans de l'intervention US en Irak) ? Car, où le Président de la République envisage-t-il de «chercher la croissance» qu’il nous promet si ce n’est sur le terrain militaire, aux côtés de l’Amérique de Gorge Bush. Et ce terrain propice ne serait-il pas la République islamique d’Iran qui est dans la ligne de mire de l’administration américaine… et maintenant dans celle du Quai d'Orsay ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;En France, comme aux USA&lt;/b&gt;, le complexe militaro-industriel tire de grands secteurs de l’économie. Mais, aujourd'hui, de nombreuses entreprises d’armement peinent à imposer leurs matériels sur le marché international, comme Dassault qui n’a pas vendu un seul avion de chasse Rafale à l’étranger. Autant dire que l’engagement de troupes françaises sur un vaste champ d’opérations militaires serait une aubaine pour le complexe militaro-industriel français et, comme le pensent certains, pour l’ensemble de l’économie nationale… Absurde ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Steve Borrow&lt;/b&gt; pour &lt;a href="http://www.renovation-democratique.org/index.php"&gt;Rénovation-démocratique&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-8427376378461714702?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/8427376378461714702/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=8427376378461714702&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/8427376378461714702'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/8427376378461714702'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/09/sarkozy-va-t-il-chercher-la-croissance.html' title='Sarkozy va-t-il chercher la croissance en faisant la guerre ?'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-5057724893933988210</id><published>2007-09-11T21:46:00.000+04:00</published><updated>2007-09-11T21:50:53.684+04:00</updated><title type='text'>Le nouveau modele Ben Laden 2007</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;object width="425" height="335"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/5BkvMl8fFwmoEkH3n"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowfullscreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/5BkvMl8fFwmoEkH3n" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="335" allowfullscreen="true"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x2xplp_ben-laden-nouvelle-video-2007_events"&gt;Ben Laden(?) nouvelle video 2007&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le nouveau modele Ben Laden 2007&lt;br /&gt;.Plus jeune&lt;br /&gt;.Plus stylé&lt;br /&gt;.Meme decor mais nouvelle couleurs &lt;br /&gt;.Nouvelle barbe teinté&lt;br /&gt;.Certifié C.I.A  &lt;br /&gt;.Approuvée par les medias&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-5057724893933988210?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/5057724893933988210/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=5057724893933988210&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/5057724893933988210'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/5057724893933988210'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/09/le-nouveau-modele-ben-laden-2007.html' title='Le nouveau modele Ben Laden 2007'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-4457795102998478548</id><published>2007-09-10T09:00:00.000+04:00</published><updated>2007-09-10T09:03:20.909+04:00</updated><title type='text'>Ethanol : l’énergie du … désespoir ou comment affamer des millions de pauvres !</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(68, 153, 85); font-weight: bold;"&gt;&lt;p class="spip"&gt;De plus en plus de terres jusqu’ici cultivées pour produire de la nourriture se transforment en terres pour agrocarburants. Que cela puisse nous aider à combattre le réchauffement de la planète est discutable mais par contre ce qui est sûr, c’est que les prix mondiaux des aliments grimpent, rendant la vie de plus en plus difficile dans des pays du Sud. Ajoutons à cela les problèmes d’approvisionnement en eau, les catastrophes naturelles et une population mondiale en constante augmentation et vous aurez tous les ingrédients pour une catastrophe annoncée.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Article de John Vidal , « The Guardian », Mercredi 29 août 2007. Traduction Amis de la Terre.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;       &lt;p class="spip"&gt;Hectares après hectares, de hauts pieds de maïs entourent la petite ville de Carleton dans le Nebraska et font le bonheur d’agriculteurs comme Mark Jagels. Lui et son père exploitent 1000 ha. Le prix du maïs n’a jamais été aussi élevé et le futur n’a jamais était aussi rose. Carleton - dont le slogan est &lt;i class="spip"&gt;« le centre de tout »&lt;/i&gt; - vit un boom économique avec 200 millions de dollars investis par des fonds californiens dans une nouvelle usine d’agrocarburants. Après des années moroses, cela représente du travail à plein temps et bien payé pour 50 personnes.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Mais il y a un problème. Ces mêmes champs qui entourent la maison des Jagels apportent peut-être de l’argent dans les campagnes états-uniennes mais ils provoquent aussi une augmentation du prix du pain à Manchester, des tortillas à Mexico Cuidad et de la bière à Madrid. Les augmentations du prix de l’aide alimentaire aux plus pauvres en Afrique australe, du porc en Chine et du bœuf en Grande Bretagne sont une conséquence directe de ce qui se passe au Nebraska, au Kansas, en Oklahoma et en Indiana.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;La famille Jagels, comme des milliers d’agriculteurs, a été poussée par le Président Bush à produire 160 milliards de litres de carburants non fossiles pour les transports, afin de réduire l’indépendance des Etats-Unis par rapport aux importations de pétrole. De la corbeille à pain mondiale qu’elle était, la ceinture céréalière des Etats-Unis a donc été transformée par patriotisme, en citerne à carburant. Il y a un an encore, ce maïs était destiné à nourrir le bétail ou était exporté comme aide alimentaire. La récolte de cette année ira essentiellement alimenter la nouvelle usine de Carleton. Elle y sera fermentée pour produire de l’éthanol, un alcool clair et sans couleur, consommé non pas par les humains mais par les voitures.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;L’ère des agrocarburants débute à peine mais l’amplitude des changements qu’elle provoque sur l’agriculture et les marchés est déjà immense. Rien qu’au Nebraska, ce sont 400 000 ha supplémentaires de maïs qui ont été plantés cette année et cet état se vante de pouvoir produire 4,5 milliards de litres d’éthanol. Aux Etats-Unis, la totalité de la récolte de maïs est passée en éthanol l’an dernier. Et qu’est-ce que cela représente ? Juste 2% des carburants utilisés par les voitures.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;i class="spip"&gt;« La situation n’a certainement jamais paru aussi bonne qu’actuellement »&lt;/i&gt;, comme le confiait Jerry Stahr, un autre habitant du Nebraska, récemment à un journal local.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Les Jagels et Stahr participent à cette ruée globale vers l’or vert, une des transformations les plus importantes que l’agriculture mondiale a vu ces dernières décennies. Alors que les UEA, l’Union Européenne, la Chine, le Japon se sont engagés à utiliser 10% ou plus, de carburants automobiles alternatifs , partout dans le monde les agriculteurs se précipitent pour planter du maïs, de la canne à sucre, des palmiers à huile ou du colza. Toutes ces plantes peuvent être transformées en éthanol ou autres agrocarburants pour automobiles, mais cela signifie la porte de sortie pour d’autres productions.&lt;/p&gt;  &lt;div class="spip_document_3045 spip_documents spip_documents_center"&gt; &lt;a href="http://www.amisdelaterre.org/IMG/jpg/passioncereales18009.jpg" type="image/jpeg" title="Image JPEG - 128.7 ko"&gt;&lt;img src="http://www.amisdelaterre.org/IMG/cache-350x263/passioncereales18009-350x263.jpg" alt="Image JPEG - 128.7 ko" height="263" width="350" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div class="spip_doc_titre" style="width: 350px;"&gt;&lt;strong&gt;PROPAGANDE DU LOBBY MAÏS. LA SPÉCULATION SUR LES CÉRÉALES, CA PAYE : D’UN CÔTÉ, LE CONTRIBUABLE FINANCE DES MESURES DE DÉFISCALISATION, DE L’AUTRE, LE CONSOMMATEUR PAYE L’AUGMENTATION DES PRIX ALIMENTAIRES ! S’IL PEUT... &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class="spip"&gt;L’amplitude des bouleversements laisse rêveur. Le gouvernement indien annonce qu’il veut planter 14 millions d’hectares de plantes énergétiques, le Brésil 120 millions. L’Afrique australe est déjà surnommée le futur Moyen Orient des agrocarburants à cause des 400 millions d’hectares prêts à être convertis en culture de plantes comme le jatropha (ou pourghère), un arbuste résistant qui peut pousser sur les sols pauvres. L’Indonésie a l’intention de dépasser la Malaisie et d’accroître sa production d’huile de palme de 6,4 millions d’ha, à 26 millions d’ici 2005.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Même en admettant que cela puisse marginalement améliorer les émissions de dioxyde de carbone (CO2) et la sécurité énergétique, les conséquences sont dévastatrices pour les prix alimentaires et tout ceux qui gênent cette nouvelle industrie. Il y a un an ou deux, tout le maïs utilisé aujourd’hui pour produire de l’éthanol aux Etats-Unis, était cultivé pour les besoins humains et pour le bétail. Du fait que les Etats-Unis exportent la majorité du maïs mondial, son prix a doublé en 10 mois et celui du blé a augmenté de 50%.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Les effets sur l’agriculture en Grande-Bretagne se traduisent par des augmentations partout. &lt;i class="spip"&gt;« Les cours mondiaux du maïs ont doublé »&lt;/i&gt; dit Mark Hill conseiller alimentaire de la firme Deloitte. &lt;i class="spip"&gt;« En juin, les prix du blé ont atteint en Grande-Bretagne et en Europe leur niveau le plus haut depuis plus d’une décennie. Ces augmentations des prix vont probablement provoquer une inflation dans les prix alimentaires car les transformateurs doivent payer des prix plus élevés pour des ingrédients de base comme le maïs ou le blé ».&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Les minotiers britanniques, par exemple, ont besoin de 5,5 millions de tonnes de blé pour produire les 12 millions de pains vendus chaque jour en Grande-Bretagne. La majorité de ce blé est produite en Grande-Bretagne et l’an dernier les prix du blé à moudre sont passés de 150 à 300 euros la tonne. La firme Hovis a augmenté le prix standard du pain de 1,40 à 1,49 euro en février et a annoncé que d’autres augmentations étaient prévues. En France aussi, les gens ont été prévenus que le prix de leur chère baguette allait augmenter.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Pour Mark Hill, &lt;i class="spip"&gt;« L’époque de la nourriture bon marché est révolue »&lt;/i&gt;. Les prix de produits de base comme le sucre, le lait, le chocolat ont tous subi des augmentations, provoquant la poussée des prix au détail la plus importante depuis 3 décennies dans certains pays. &lt;i class="spip"&gt;« La viande aussi va augmenter car les volailles et les cochons  sont largement nourris à base de céréales ».&lt;/i&gt; Pendant que se réjouissent les agriculteurs qui font des céréales , les producteurs de produits laitiers et les éleveurs essayent de survivre dans ce nouveau contexte économique.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Cet accroissement subi de la demande en agrocarburants, comme l’éthanol, frappe de plein fouet l’environnement et les plus pauvres. Le Programme Mondial Alimentaire de l’ONU qui nourrit environs 90 millions de personnes essentiellement avec du maïs états-unien, estime que de par le monde, ce sont près de 850 millions de personnes qui sont déjà sous-alimentées. Ce chiffre va bientôt s’aggraver car les prix de l’aide alimentaire ont augmenté de 20%, rien qu’en une année. Entre temps, les prix alimentaires ont augmenté en Inde de 11% en un an, le prix de l’aliment de base mexicain, la tortilla de maïs a quadruplé en février et plus de 75 000 personnes descendirent dans les rues pour protester. L’Afrique du Sud a vu ses prix alimentaires augmenter de près de 17% et la Chine a dû stopper toutes les nouvelles plantations de maïs pour faire de l’éthanol, après que le prix du porc ait subi une augmentation record de 42%, l’an dernier.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Aux Etats-Unis, où près de 40 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, le ministère de l’Agriculture a prévu une augmentation de 10% du prix du poulet. Les prix du pain, du bœuf, des œufs et du lait ont augmenté de 7,5% en juillet ce qui est la plus forte augmentation en 25 ans.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Pour Lester Brown , le président du World Watch Institute, groupe de recherche basé à Washington et auteur du livre « Qui va nourrir la Chine ? » : &lt;i class="spip"&gt;« La compétition entre les 800 millions d’automobilistes de par le monde qui veulent maintenir leur mobilité et les deux milliards d’humains les plus pauvres, qui essayent juste de survivre, devient un problème dramatique. »&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Pour Brown, les choses ne vont pas s’arranger. L’Organisation Mondiale de l’Alimentation de l’ONU prévoit que dans les 3 années à venir la demande en agrocarburants va augmenter de 170%. Une autre étude de l’OCDE - le club des 30 pays les plus riches de la planète - suggère des augmentations des prix alimentaires allant de 20 à 50 % dans les 10 années à venir. Et pour le président de Nestlé, la plus grande entreprise alimentaire au monde, aussi loin qu’on puisse voir, les prix alimentaires resteront élevés.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;C’est un &lt;i class="spip"&gt;« parfait cyclone »&lt;/i&gt; social et écologique qui est en train de gagner en force, menaçant d’innombrables humains avec des pénuries alimentaires et des augmentations de prix. Alors que les grands producteurs agricoles mondiaux arrêtent de produire de la nourriture pour les humains et les animaux d’élevage,&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.amisdelaterre.org/IMG/cache-8x11/puce-8x11.gif" alt="-" height="11" width="8" /&gt; la population mondiale augmente chaque année de 87 millions d’humains ;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.amisdelaterre.org/IMG/cache-8x11/puce-8x11.gif" alt="-" height="11" width="8" /&gt; des pays émergeants comme la Chine et l’Inde  adoptent une alimentation carnée qui nécessite plus de terre agricoles ;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.amisdelaterre.org/IMG/cache-8x11/puce-8x11.gif" alt="-" height="11" width="8" /&gt; les changements climatiques commencent à frapper durement les producteurs agricoles ;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.amisdelaterre.org/IMG/cache-8x11/puce-8x11.gif" alt="-" height="11" width="8" /&gt; de récents rapports dans les journaux « Science » et « Nature » suggèrent qu’un tiers de l’industrie mondiale de la pêche est sur le point de s’effondrer, que les deux tiers seront en cours d’effondrement d’ici 2025 et qu’en 2048, la pêche sur les grands océans aura pour ainsi dire disparu ;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.amisdelaterre.org/IMG/cache-8x11/puce-8x11.gif" alt="-" height="11" width="8" /&gt; le Ministère de l’Agriculture des Etats-Unis annonce que &lt;i class="spip"&gt;« Cette année, les réserves globales de céréales ont atteint leurs niveaux les plus bas jamais enregistrés. Hors période de guerre, il n’y a jamais eu un niveau aussi bas en un siècle et peut-être même plus »&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;i class="spip"&gt;« Ces 8 dernières années ont vu 7 années où la consommation mondiale a dépassé la production »&lt;/i&gt;, nous dit Lester Brown. Les réserves mondiales de céréales, c’est à dire la nourriture gardée en cas d’urgences ne couvrent aujourd’hui plus que 50 jours. Pour les experts, nous sommes rentrés dans &lt;i class="spip"&gt;« l’ère de l’après abondance alimentaire »&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Brown prévient que la crise alimentaire ne fait que commencer. Ce qui l’inquiète autant que cette nouvelle compétition entre nourriture et agrocarburants, est le fait que les populations profitant du boom économique en Inde et en Chine – les deux pays les plus peuplés de la planète avec près de 40% de la population mondiale à eux deux – abandonnent leur régime alimentaire traditionnellement riche en légumes. Elles adoptent le régime nord-américain qui contient plus de produits carnés et laitiers. La demande en viande a quadruplé en Chine en 30 ans et en Inde les œufs et les produits laitiers sont de plus en plus populaires.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;i class="spip"&gt;« En soi, ce ne serait pas un problème »&lt;/i&gt;, nous dit Brown &lt;i class="spip"&gt;« si ce n’est que cela implique une demande accrue en eau pour faire pousser plus de nourriture. En effet, il faut 7 kg de céréales pour produire 1kg de bœuf et une augmentation de la demande en bœuf nécessitera des surfaces énormes de terres pour cultiver ces céréales. La plupart de ces terres devront bien sûr être irriguées. Les nappes d’eau baissent dans les pays qui regroupent la moitié de la population mondiale. Alors que de nombreux analystes et décideurs s’inquiètent de futures pénuries d’eau, peu ont fait le lien entre les pénuries d’eau et les pénuries alimentaires. »&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;De nouvelles données de la Banque Mondiale montre que 15% de la nourriture mondiale actuelle dont dépendent 160 millions d’humains pousse grâce à de l’eau tirée de sources souterraines qui s’épuisent rapidement ou de rivières qui s’assèchent. Dans de grandes zones de la Chine et de l’Inde, les nappes d’eau ont baissé de façon catastrophique.&lt;/p&gt;  &lt;div class="spip_document_3046 spip_documents"&gt; &lt;a href="http://www.amisdelaterre.org/IMG/jpg/Passioncereales_eau.jpg" type="image/jpeg" title="Image JPEG - 123.5 ko"&gt;&lt;img src="http://www.amisdelaterre.org/IMG/cache-350x263/Passioncereales_eau-350x263.jpg" alt="Image JPEG - 123.5 ko" height="263" width="350" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div class="spip_doc_titre" style="width: 350px;"&gt;&lt;strong&gt;IL FAUT AU MOINS 45 L D’EAU POUR FAIRE POUSSER LE MAÏS NÉCESSAIRE À PRODUIRE 1 LITRE D’ÉTHANOL. DES MILLIARDS DE M3 D’EAU SONT GASPILLÉS ALORS QUE DES MILLIONS D’HUMAINS N’ONT PLUS D’EAU ! AMOUR DE LA VIE ? &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class="spip"&gt;Les scientifiques sont de plus en plus inquiets. En début d’année, des spécialistes de l’eau provenant de centaines d’instituts de partout dans le monde ont publié l’analyse la plus importante jamais réalisée sur l’eau et la nourriture. Leurs conclusions font froid dans le dos. Avec l’eau de la planète et les ressources en terre et en humains, il serait possible de produire assez de nourriture pour le futur. Comme le dit David Mollen, vice directeur général de l’Institut International de Gestion de l’Eau &lt;i class="spip"&gt;« Il est probable que nos modes de production de nourriture actuels et les évolutions environnementales vont provoquer des crises dans de nombreuses régions du monde »&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Entre temps, les changements climatiques entrainent des précipitations plus fortes, des tempêtes imprévisibles, des sécheresses plus longues et des changements dans les saisons. En Grande-Bretagne, les inondations de cet été vont provoquer un manque pour des légumes comme les pommes de terre et les petits pois et pour des céréales comme le blé. Cela va venir s’ajouter à une augmentation de 4,9% des prix alimentaires de janvier à mai – bien au-dessus du taux d’inflation – et à une augmentation de 9,6% pour les légumes.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;La Grande-Bretagne peut encaisser le coup, mais ailleurs, les changements climatiques peuvent s’avérer désastreux. Josette Sheeran, la nouvelle directrice du Programme Alimentaire Mondial, racontait récemment à des collègues à Rome : &lt;i class="spip"&gt;« J’ai rencontré des dirigeants de Madagascar qui sortaient d’une série de 7 cyclones rien que pour les 6 premiers mois de l’année. Je leur ai demandé quand est-ce que la saison des cyclones s’arrêtait et ils m’ont répondu qu’il est de plus en plus difficile de répondre à cette question. Les agriculteurs savent que les schéma climatiques prévisibles font partie du passé. Comment le système mondial de production de nourriture va s’en sortir avec des risques climatiques aussi aléatoires ? »&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Avec de plus en plus de difficultés. Le Panel International sur les Changements Climatiques prévoit qu’une des conséquence des changements climatiques pourrait être que la production de l’agriculture dépendant des pluies soit réduite de moitié d’ici 2020. Pour Josette Sheeran, &lt;i class="spip"&gt;« Tout chiffre approchant les 50% de réduction  dans les rendements posera de toute évidence d’énormes problèmes »&lt;/i&gt;. En l’espace d’une semaine, le Lesotho a déclaré l’état d’urgence alimentaire après la pire sécheresse subie depuis 30 ans et les récoltes grandement diminuées du voisin sud-africain ont poussé les prix bien au-delà de ce que peut payer la majorité de la population.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;D’autres analystes et hommes politiques vous diront bien sûr que tout cela est bien sombre. Récemment, cette année, le président du Brésil, Luiz Lulla, affirmait au Guardian qu’il n’y avait aucune raison qu’il y ait des pénuries alimentaires ou qu’on ait besoin de détruire la forêt pour faire pousser de la nourriture. D’après lui &lt;i class="spip"&gt;« Le Brésil aurait 320 millions d’ha de terres arables et seul 1/5 serait cultivé. De ces terres cultivées, moins de 4% seraient utilisés pour produire de l’éthanol. On n’aurait donc pas à choisir entre nourriture et énergie ».&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;D’autres affirment que les augmentations des prix alimentaires ne sont que temporaires et retomberont d’ici un an, lorsque le marché réagira. Les scientistes eux mettent leurs espoirs dans les plantes OGM ou résistantes à la sécheresse ou croient que les producteurs d’agrocarburants vont développer des techniques qui nécessitent moins de matière première ou utilisent les parties non comestibles des plantes. Le plus probable dans l’immédiat est que des pays comme l’Argentine, la Pologne, l’Ukraine et le Kazakhstan cultivent encore plus de nourriture pour l’exporter alors que les excédents des Etats-Unis diminuent.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;De retour dans les grandes plaines, où entre temps la fièvre de l’éthanol bat son plein. L’an dernier, à la même époque, il y avait moins de 100 usines d’éthanol dans tous les Etats-Unis avec une capacité totale de 22 milliards de litres. Il y a au moins actuellement 50 usines en construction et plus de 300 en projet. Même si, la moitié d’entre elles seulement étaient construites, elles réécriraient la politique de l’alimentation mondiale.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Pour continuer, un peu de lecture :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;img src="http://www.amisdelaterre.org/IMG/cache-8x11/puce-8x11.gif" alt="-" height="11" width="8" /&gt; La situation mondiale vu par la Fédération Internationale des Amis de la Terre et notamment par les groupes du Sud : &lt;i class="spip"&gt;"Agrocarburants une catastrophe écologique et sociale programmée"&lt;/i&gt;, voir &lt;a href="http://www.amisdelaterre.org/-Les-carburants-.html" class="spip_out"&gt;http://www.amisdelaterre.org/-Les-carburants-.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.amisdelaterre.org/IMG/cache-8x11/puce-8x11.gif" alt="-" height="11" width="8" /&gt; un exemple français, l’usine d’éthanol à Lacq (64) : &lt;i class="spip"&gt;"OGM, biocarburants et Euralis"&lt;/i&gt;, voir &lt;a href="http://www.amisdelaterre.org/OGM-biocarburants-et-euralis.html" class="spip_out"&gt;http://www.amisdelaterre.org/OGM-biocarburants-et-euralis.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;      Par Christian Berdot&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.amisdelaterre.org/"&gt;Les amis de la terre&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p class="spip"&gt;&lt;a href="http://www.amisdelaterre.org/OGM-biocarburants-et-euralis.html" class="spip_out"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-4457795102998478548?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/4457795102998478548/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=4457795102998478548&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/4457795102998478548'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/4457795102998478548'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/09/ethanol-lnergie-du-dsespoir-ou-comment.html' title='Ethanol : l’énergie du … désespoir ou comment affamer des millions de pauvres !'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-1523498690888441084</id><published>2007-08-28T19:21:00.000+04:00</published><updated>2007-08-28T19:22:56.481+04:00</updated><title type='text'>La mort des abeilles met la planète en danger</title><content type='html'>&lt;h2&gt;Les abeilles s'éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l'espèce humaine.&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;C'est une incroyable épidémie, d'une violence et d'une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. Partie d'un élevage de Floride l'automne dernier, elle a d'abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et l'Europe jusqu'à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En Allemagne, selon l'association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu'à 80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène «Marie-Céleste» », du nom du navire dont l'équipage s'est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu'à l'interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l'épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels.&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;&lt;subtitle&gt;« Syndrome d'effondrement »&lt;/subtitle&gt;&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le « syndrome d'effondrement » - ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. &lt;i&gt;« Trois quart des cultures qui nourrissent l'humanité en dépendent », &lt;/i&gt;résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l'Inra (Institut national de recherche agronomique). Arrivée sur Terre 60 millions d'année avant l'homme, Apis mellifera (l'abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu'à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées à 14 milliards de dollars.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l'abdomen des abeilles ? &lt;i&gt;« Plutôt une combinaison de tous ces agents »,&lt;/i&gt; assure le professeur Joe Cummins de l'université d'Ontario. Dans un communiqué publié cet été par l'institut Isis (Institute of Science in Society), une ONG basée à Londres, connue pour ses positions critiques sur la course au progrès scientifique, il affirme que &lt;i&gt;« des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles ».&lt;/i&gt; Pour éviter les épandages incontrôlables, les nouvelles générations d'insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu'au pollen que les abeilles rapportent à la ruche, qu'elles empoisonnent. Même à faible concentration, affirme le professeur, l'emploi de ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le principal principe actif utilisé - l'imidaclopride (dédouané par l'Europe, mais largement contesté outre-Atlantique et en France, il est distribué par Bayer sous différentes marques : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage...) -, les butineuses deviendraient vulnérables à l'activité insecticide d'agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures.&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;&lt;subtitle&gt;Butineuses apathiques&lt;/subtitle&gt;&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Pour preuve, estime le chercheur, des champignons parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités d'essaims en cours d'effondrement où les butineuses, apathiques, ont été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La plupart du temps, ces champignons sont incorporés à des pesticides chimiques, pour combattre les criquets (Nosema locustae), certaines teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maïs (Nosema pyrausta). Mais ils voyagent aussi le long des voies ouvertes par les échanges marchands, à l'image de Nosema ceranae, un parasite porté par les abeilles d'Asie qui a contaminé ses congénères occidentales tuées en quelques jours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est ce que vient de démontrer dans une étude conduite sur l'ADN de plusieurs abeilles l'équipe de recherche de Mariano Higes installée à Guadalajara, une province à l'est de Madrid réputée pour être le berceau de l'industrie du miel espagnol&lt;i&gt;. « Ce parasite est le plus dangereux de la famille, &lt;/i&gt;explique-t-il&lt;i&gt;. Il peut résister aussi bien à la chaleur qu'au froid et infecte un essaim en deux mois. Nous pensons que 50 % de nos ruches sont contaminées. »&lt;/i&gt; Or l'Espagne, qui compte 2,3 millions de ruches, est le foyer du quart des abeilles domestiques de l'Union européenne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'effet de cascade ne s'arrête pas là : il jouerait également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits par les plantes génétiquement modifiées, assure le professeur Joe Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus élevée à certaines toxines que les larves saines. &lt;i&gt;« Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l'évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d'autres éléments dévastateurs », &lt;/i&gt;accuse-t-il pour conclure. Il n'est pas seul à sonner le tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d'assister à un autre syndrome d'effondrement, craignent les scientifiques : celui de l'espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l'homme : &lt;i&gt;« Si l'abeille disparaissait du globe, &lt;/i&gt;avait-il prédit,&lt;i&gt; l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre. »&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;h5&gt;PAUL MOLGA&lt;/h5&gt;&lt;a href="http://www.lesechos.fr/"&gt; Les Echos&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-1523498690888441084?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/1523498690888441084/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=1523498690888441084&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/1523498690888441084'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/1523498690888441084'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/08/la-mort-des-abeilles-met-la-plante-en.html' title='La mort des abeilles met la planète en danger'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-1451030997891683078</id><published>2007-08-25T19:22:00.000+04:00</published><updated>2007-08-25T19:28:13.542+04:00</updated><title type='text'>La mairie d'Argenteuil se dote de produits répulsifs pour éloigner les SDF</title><content type='html'>ARGENTEUIL (AFP) - Pour éloigner les SDF du centre-ville, la mairie d'Argenteuil a acheté en juillet des produits répulsifs nauséabonds appelés "Malodore" que les agents municipaux ont refusé de diffuser, a-t-on appris de sources concordantes"Un carton de produits répulsifs a été acheté en juillet. Les agents de la voirie devaient le diffuser dans le centre, où il y a des SDF, que la police municipale devait préalablement éloigner", a expliqué à l'AFP un agent de la mairie qui préfère rester anonyme.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;"Le carton précisait que le produit était toxique et irritant, et qu'il ne fallait pas le respirer, alors, les agents ont décidé de ne pas le diffuser, car ils veulent bien +chasser des rats mais pas des SDF+", a ajouté cet agent.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Selon lui, le répulsif a finalement été donné aux agents d'entretien du centre commercial du centre d'Argenteuil pour qu'ils le diffusent eux-mêmes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Joint par l'AFP jeudi, le cabinet du maire qui a pris début août un arrêté anti-mendicité dans le centre, n'a pas souhaité réagir.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;De son côté, la direction du centre commercial "Côté Seine" a précisé à l'AFP que le produit "communiqué par la mairie" avait été diffusé au niveau des sorties de secours de la galerie marchande où des SDF ont leurs habitudes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le produit, appelé "Malodore" et livré sous forme de concentré à diluer et à pulvériser à l'aide d'une pompe, est une exclusivité de la société Firchim spécialiste en chimie et produits d'entretiens.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;"C'est un produit pas dangereux qui laisse une rémanence nauséabonde pendant plusieurs semaines. On l'utilise normalement pour éviter que des gens en état d'ébriété ne stationnent près d'endroits dangereux, sous les ponts ou près des routes", a expliqué à l'AFP le responsable de Firchim, Pierre Pasturel. Selon lui, d'autres collectivités utilisent "Malodore" à cet effet.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Depuis 2005, chaque été, le maire d'Argenteuil, Georges Mothron (&lt;a href="http://fr.news.yahoo.com/fc/ump.html"&gt;UMP&lt;/a&gt;) prend des arrêtés pour interdire la mendicité dans le centre. Un de ces arrêtés, évoquant une "gêne olfactive anormale" liée à la présence des SDF, avait été annulé par la préfecture du Val-d'Oise en 2005.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le 6 août dernier, la mairie a pris un nouvel arrêté interdisant la mendicité dans le centre d'Argenteuil pendant l'été jusqu'en 2012.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-1451030997891683078?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/1451030997891683078/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=1451030997891683078&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/1451030997891683078'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/1451030997891683078'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/08/la-mairie-dargenteuil-se-dote-de.html' title='La mairie d&apos;Argenteuil se dote de produits répulsifs pour éloigner les SDF'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-8871478511625795958</id><published>2007-08-12T13:37:00.000+04:00</published><updated>2007-08-12T13:56:19.195+04:00</updated><title type='text'>La politique divise les gens</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Nous revoila aprés un petit mois de vacances avec un sujet qui m'occupe en ce moment:&lt;br /&gt;la politique comme moyen de changer la société(en est elle capable?et est-ce réellement sa vocation?) et son bras armé, le parti politique comme outil de domination idéologique(que cherche vraiment un parti politique si ce n'est d'imposer ses idées dans les consciences?).&lt;br /&gt;Un parti politique veut conquérir le pouvoir et réduire ses adversaires au moins grand nombre de sympathisants possible, puisque qu'il cherche à conquérir le plus de sympathisants possible.Le réservoir électoral n'etant pas extensible à l'infini, les sympathisants se gagnent sur le réservoir de l'autre.Il parait dés lors envisageable que la finalité du "parti politique" ne soit pas de concourir au débat démocratique mais plutot de le réduire au maximum.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A lire à la suite de ce préambule un trés pertinent article de Didier Lacapelle&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;    &lt;div class="contenuArticle"&gt;       &lt;p&gt;     &lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Lorsque des amis parlent du monde qui les entoure, ils évoquent souvent ce qui ne va pas, et ce qu'ils y changeraient. On sent l'invincible puissance du "pueblo unido", du "tous ensemble", slogans censés évoquer une masse indivisible, entièrement tournée vers un but unique et glorieux.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p&gt;     &lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Mais dès qu'un de ces amis décide de passer de la parole à l'action, il doit choisir parmi plusieurs options politiques. Et là, curieusement, tous ses anciens amis se détournent de lui. Parce que le fonctionnement politique d'une démocratie électorale passe par un phénomène entropique formidable : l'opinion.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p&gt;     &lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Les opinions, tout le monde en a de différentes, d'autant plus que beaucoup les adoptent sans trop y réfléchir. Toutes les mettre sur le marché permet qu'elles se combattent les unes les autres sans jamais mettre en danger le système de domination en place.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p&gt;     &lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Les opinions sont d'autant plus efficaces pour diviser qu'elles s'appuient sur trois piliers principaux : l'individualisme, la morale et l'idéologie.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p&gt;     &lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Il suffit pour s'en convaincre de suivre les forums d'opposants en période d'élections présidentielles, outre le fait que ces élections octroient beaucoup moins de pouvoir qu'on ne le croit souvent au candidat élu et donc de potentialités d'agir sur le système pour ses électeurs.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p&gt;     &lt;strong&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;- l'individualisme&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p&gt;     &lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Tout le monde prône l'union contre le système, la résistance, et un tas de slogans qui ne mettent pas en avant le mode d'action. Mais concrètement, on trouve un vote Schivardi à ma gauche, un vote Bayrou à ma droite, un vote Bové, un vote Besancenot, un vote Le Pen, un vote blanc...&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p&gt;     &lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;S'ils admettent que le système n'est pas bon, ils vouent un culte aux moyens de sa légitimation : l'élection et surtout la liberté individuelle du vote. Et aucun de ces candidats ne décolle.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p&gt;     &lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Les chrétiens fondamentalistes aux Etats-Unis ne sont forts que parce qu'ils votent TOUS républicain. L'idéal est un candidat majoritaire avec leurs voix et minoritaire sans elles.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p&gt;     &lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Deux écueils :&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p&gt;     &lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Le premier est que tout candidat élu gagne aussitôt des soutiens et peut ne plus avoir besoin du groupe considéré pour conserver la majorité.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p&gt;     &lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Le second est d'adhérer aux partis politiques, ce qui contraint presque automatiquement à un soutien sans conditions. Les lobbies les plus forts n'adhèrent pas aux partis.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p&gt;     &lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Ces deux écueils sont d'autant plus fréquents la société est à individualiste et éclatée. D'une part, il n'y a pas d'oppositions de classes ou d'intérêts dans le débat politique tel que les anti-système puissent se prémunir d'un soutien extérieur massif à leur candidat. Et surtout il n'existe rien d'autre pour grouper les intérêts des anti-systèmes que d'adhérer directement aux partis.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p&gt;     &lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Mais la plus grande faiblesse des anti-système est leur refus de la discipline de groupe. Et comme ce refus forge souvent leur identité, ils sont condamnés à échouer.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p&gt;     &lt;strong&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;- l'idéologie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p&gt;     &lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Les idées claires sont importantes. La rigidité idéologique assure elle un clivage définitif entre des groupes dont aucun n'est en mesure d'exercer le pouvoir. Ainsi l'ennemi principal d'un militant anarchiste est le militant trotskyste, dont il n'a de cesse de dénoncer les turpitudes. L'immense culture politique du CCI (Gluckstein, le pote de Schivardi) leur permet avant tout de dénoncer le déviationnisme de la LCR, sans que l'on n'y comprenne goutte. Grâce à l'idéologie, "ce qui nous divise est plus important que ce qui nous rassemble."&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p&gt;     &lt;strong&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;- la fausse morale&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p&gt;     &lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;La morale en politique a des liens étroits avec la rigidité idéologique. Là où l'idéologie sert à diviser les obédiences proches, la morale sert à dénoncer les courants dont on se trouve plus éloigné sans avoir à faire l'effort de les comprendre. Ainsi, si sur des bases anti-système proches, l'un fait le choix stratégique d'intégrer le FN, et l'autre, sur une base plus idéologique, choisit le PCF, ils sont condamnés à ne plus se parler autrement qu'en s'insultant.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p&gt;     &lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;"Tous ensemble", d'accord, sauf avec - au choix - les rouges-bruns, les nationalistes, les extrêmistes, les droitiers, les gauchistes, les plus infréquentables que soi, etc.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p&gt;     &lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Grâce à ces trois piliers, le système s'assure de la division de ses adversaires, qu'ils confondent l'action politique vraie (qui change les choses) avec le droit de présenter ses idées, le débat, la spéculation intellectuelle et le cirque électoral.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p&gt;     &lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Dans 100 ans, si le monde est encore là, le dit système n'aura jamais été mis en danger. Des gens se présenteront encore aux élections, avec pour perspective de passer de  2 à 2,5% des suffrages exprimés, ce qui de leur point de vue constitue un grand soutien populaire pour le changement.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p&gt;     &lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Celui qui veut avancer spirituellement se méfie des opinions prédigérées, et surtout ne s'illusionne pas sur la possibilité de changer le monde par la politique.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p&gt;     &lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Mais être lucide ne doit pas conduire à l'inaction. Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, disait Guillaume d'Orange.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;La spiritualité de gauche (le monde peut être amélioré) et la spiritualité de droite (le monde est mauvais, ET n'essayons pas de le changer car cela ne peut qu'aggraver les choses.) sont également fausses. Le monde est en grande partie mauvais, et il est largement illusoire de penser que nous pouvons le changer. Mais ne pas essayer conduit à l'ennui, et l'ennui étant le père de tous les vices, il conduit à la collaboration avec le système. Alors que l'expérience de l'action permet de grandir spirituellement et d'aider les autres à le faire bien plus sûrement que de rester dans sa chambre à lire les philosophes et les ésotéristes.&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;br /&gt;   D'ailleurs, l'économie est une excellente école de quatrième voie.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;div class="postcolor"&gt;         &lt;/div&gt;           &lt;/div&gt;                  par Didier Lacapelle&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.ecotheurgie.com/"&gt;&lt;span style=";font-family:Comic Sans MS;font-size:6;"  &gt;Economie et archimagie&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-8871478511625795958?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/8871478511625795958/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=8871478511625795958&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/8871478511625795958'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/8871478511625795958'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/08/la-politique-divise-les-gens.html' title='La politique divise les gens'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-7417943169237358760</id><published>2007-07-15T16:15:00.000+04:00</published><updated>2007-07-15T16:20:35.099+04:00</updated><title type='text'>Oil, smoke and mirrors, video édifiante sur la fin du pétrole</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;object width="425" height="335"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/6nGqHUnYoYCWqeKe3"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowfullscreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/6nGqHUnYoYCWqeKe3" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="335" allowfullscreen="true"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x23bn3_oil-smoke-mirrors"&gt;Oil, Smoke &amp;amp; Mirrors&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-7417943169237358760?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/7417943169237358760/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=7417943169237358760&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/7417943169237358760'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/7417943169237358760'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/07/oil-smoke-and-mirrors-video-difiante.html' title='Oil, smoke and mirrors, video édifiante sur la fin du pétrole'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-3721925953964742261</id><published>2007-07-09T14:26:00.000+04:00</published><updated>2007-07-09T14:29:02.058+04:00</updated><title type='text'>Créationnisme : le Conseil de l'Europe veut-il enterrer Darwin ?</title><content type='html'>&lt;h1&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h1&gt;      &lt;div class="auteur"&gt;Par Jean Etienne, Futura-Sciences&lt;/div&gt;      &lt;div class="le_contenu_type"&gt;      &lt;p class="bodytext"&gt;&lt;strong&gt;Guy Lengagne, ancien député français mais toujours membre du Conseil de l'Europe, enrage. Il affirme que la docte assemblée, qui selon Robert Schuman devrait être un "laboratoire d'idées", évolue mal, frappée d'une maladie invalidante qui frappe de plus en plus nos sociétés : le retour de l'irrationnel. Et pour cause, car son rapport, qui dénonce très intelligemment et avec courage les "&lt;em&gt;dangers du créationnisme dans l'enseignement&lt;/em&gt;" a été refusé le 26 juin dernier (par 64 voix contre 46), et renvoyé en commission, c'est-à-dire en pratique dans les oubliettes.&lt;/strong&gt;  &lt;/p&gt; &lt;h6&gt;&lt;span lang="FR-BE"&gt;&lt;img src="http://www.futura-sciences.com/uploads/RTEmagicC_crea-040707a.jpg.jpg" style="width: 200px; height: 256px;" alt="" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR-BE"&gt;Guy Lengagne&lt;/span&gt;&lt;/h6&gt; &lt;p class="bodytext"&gt;"&lt;em&gt;Nous assistons aux prémices d’un retour au Moyen Age&lt;/em&gt;", affirme &lt;a href="http://www.assemblee-nationale.fr/12/tribun/fiches_id/1939.asp" target="_blank"&gt;Guy Lengagne&lt;/a&gt;, qui se dit à la fois stupéfait, effrayé et choqué, de même que la commission qui a longuement travaillé sur ce rapport et qui n'hésite pas à parler de censure, donc d'une violation des libertés d’expression (et même de pensée), le plus primordial des droits de l’homme. Ce qui, dans une Assemblée qui multiplie les leçons sur la liberté et sur les périls risquant de menacer la santé, physique comme mentale, de nos sociétés, pose un sérieux problème. &lt;/p&gt; &lt;p class="bodytext"&gt;Guy Lengagne ne voit cependant pas dans ce refus une volonté de l'Assemblée elle-même, mais plutôt le résultat de manœuvres concertées de ceux qui veulent par tous les moyens, autant religieux que sectaires, lutter contre la théorie scientifique de l'évolutionnisme et imposer les idées créationnistes qui relèvent de la croyance. &lt;/p&gt; &lt;h6&gt;&lt;img src="http://www.futura-sciences.com/uploads/RTEmagicC_crea-040707c.jpg.jpg" style="width: 400px; height: 325px;" alt="" /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;em&gt;The Origin of Species&lt;/em&gt;", édition originale de Charles Darwin&lt;/h6&gt; &lt;p class="bodytext"&gt;&lt;strong&gt;Le créationnisme&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt; &lt;p class="bodytext"&gt;Le courant créationniste est essentiellement né aux Etats-Unis il y a une vingtaine d'années (du moins dans sa version moderne) lorsque des groupes d'inspiration religieuse ont entrepris de balayer l'argumentation scientifique issue des découvertes de Darwin pour expliquer l'histoire à la lumière exclusive des textes religieux et de la Genèse. Les plus durs d'entre eux affirment que le monde a été créé en six jours, et pas une seconde de plus ou de moins, tandis que d'autres acceptent un processus à plus long terme, mais toujours conduit par un "créateur". C'est l'&lt;em&gt;intelligent design&lt;/em&gt;, dont les représentants se rencontrent aussi bien dans les milieux chrétiens que musulmans. &lt;/p&gt; &lt;p class="bodytext"&gt;Mais aujourd'hui, ces thèses sans la moindre base scientifique se répandent progressivement en Europe, quelquefois en suivant des canaux pseudo-religieux. &lt;/p&gt; &lt;p class="bodytext"&gt;C'est ainsi qu'en Pologne, le ministre de l'éducation Miroslaw Orzechowski (extrême-droite), qui avait déjà décidé de mettre à l'index des programmes scolaires certains auteurs comme Goethe, Kafka, Dostoïevski entre autres, a condamné publiquement le darwinisme à l'automne dernier, comparant la théorie scientifique à la trame d'un mauvais film de science-fiction. &lt;/p&gt; &lt;p class="bodytext"&gt;En Italie, la ministre de l'éducation Letizia Moratti, sous le gouvernement Berlusconi, a déposé en 2004 une proposition de décret destiné à abolir l'enseignement de l'évolutionnisme dans le primaire et le secondaire. Mais grâce à une véritable mobilisation de scientifiques, c'est la proposition de décret qui a été finalement abolie… Et la ministre a remis sa démission. &lt;/p&gt; &lt;p class="bodytext"&gt;Au Royaume-Uni, après l'approbation par Tony Blair en 2006 de l'enseignement créationniste dans certains établissements de la &lt;em&gt;High Scholl&lt;/em&gt; et trois jours de rassemblements d'adeptes venus du monde entier, le plus important syndicat de professeurs du pays, le NUT (&lt;a href="http://www.teachers.org.uk/" target="_blank"&gt;&lt;em&gt;National Union of Teachers&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;) a demandé que soit mise en place une barrière légale afin d'entraver la progression de ce que Guy Lengagne, mais il est loin d'être le seul, qualifie de "&lt;em&gt;cancer mortel pour la pensée scientifique&lt;/em&gt;". &lt;/p&gt; &lt;p class="bodytext"&gt;En Allemagne, des professeurs d'un lycée privé reconnu par l'Etat ont décidé d'enseigner que les différents types d'animaux sont l'œuvre directe d'un "créateur". Le tollé et les protestations des parents devant cette orientation qui se voulait antiscientifique n'ont réussi qu'à obtenir… l'approbation du gouvernement, sous le prétexte qu'aucune infraction aux programmes scolaires n'avait été constatée. &lt;/p&gt; &lt;p class="bodytext"&gt;&lt;strong&gt;Atlas de la Création&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt; &lt;p class="bodytext"&gt;Début 2007, un luxueux ouvrage apparemment scientifique, l'&lt;a href="http://www.harunyahya.com/fr/livres/evolution/atlas/atlas_01.php" target="_blank"&gt;Atlas de la Création&lt;/a&gt;, était envoyé par la poste aux recteurs d'universités de France ou d'écoles supérieures, dont la plupart s'empressaient d'ailleurs de le mettre à la disposition des étudiants. On les comprend, car l'aspect de l'œuvre, dont le contenu et l'illustration évoquaient un contenu de très haut niveau, n'appelait aucune méfiance au premier abord. Mais une lecture plus attentive dévoilait les intentions de l'éditeur, un Turc nommé Harun Yahya, qui étaient de détruire la théorie évolutionniste de Darwin par de multiples exemples, notamment en démontrant, photos en couleurs à l'appui, que nos espèces contemporaines se rencontraient déjà abondamment dans les fossiles, et donc que l'évolution telle que décrite par les (vrais) chercheurs était fausse. &lt;/p&gt; &lt;h6&gt;&lt;span lang="FR-BE"&gt;&lt;img src="http://www.futura-sciences.com/uploads/RTEmagicC_crea-040707b.jpg.jpg" style="width: 200px; height: 277px;" alt="" /&gt;&lt;br /&gt;L'Atlas de la Création, recueil de pseudo-sciences.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h6&gt; &lt;p class="bodytext"&gt;Las, un examen plus approfondi dévoilait de nombreux trucages. Certaines photos de fossiles ainsi mises en corrélation n'avaient aucun rapport entre elles, quelquefois même appartenaient à des espèces différentes, dont certains caractères étaient habilement mis en valeur au détriment d'autres. &lt;/p&gt; &lt;p class="bodytext"&gt;Très rapidement, le livre a été retiré des rayonnages (mais quelquefois conservés à l'intention des étudiants effectuant des recherches sur les sectes religieuses, selon nos sources), tandis que le ministre de l'Education Nationale Gilles de Robien adressait un avertissement déclarant que "&lt;em&gt;ce livre est dangereux et ne correspond pas aux programmes scolaires&lt;/em&gt;". Quelques mois plus tard, le même ouvrage débarquait en Belgique et en Suisse, où sa diffusion était aussitôt interdite dans les établissements scolaires. &lt;/p&gt; &lt;p class="bodytext"&gt;&lt;strong&gt;La Science recule-t-elle ?&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt; &lt;p class="bodytext"&gt;Alors que le Président du Conseil de l'Europe, le sénateur belge &lt;a href="http://www.senate.be/www/?MIval=/showSenator&amp;ID=155&amp;amp;LANG=fr" target="_blank"&gt;Luc Van Den Brande&lt;/a&gt; connu pour son catholicisme ultra, déclarait ironiquement "&lt;em&gt;Le Conseil de l'Europe n'est pas une Académie scientifique mais une organisation politique&lt;/em&gt;", Guy Lengagne ne tarissait pas de mots extrêmement durs envers cette décision qu'il assimile à une véritable censure et à une victoire décisive pour les créationnistes et néocréationnistes (l'&lt;em&gt;"intelligent" design&lt;/em&gt;). "&lt;em&gt;Nous avons eu affaire à de violentes oppositions de la part d'un parlementaire russe, soutenu par des Hongrois ; il assimilait l'évolutionnisme au stalinisme, au nazisme et au terrorisme !&lt;/em&gt;", assurait-t-il avec insistance en quittant la réunion dans le brouhaha général, clamant "&lt;em&gt;J'ai honte de ce Conseil de l'Europe où j'ai passé dix ans de ma vie !&lt;/em&gt;". &lt;/p&gt; &lt;p class="bodytext"&gt;Lors d'une conférence de presse organisée le même jour à la hâte, Guy Lengagne déclarait "&lt;em&gt;La cible première des créationnistes contemporains, essentiellement d'obédience chrétienne ou musulmane, est l'enseignement.&lt;/em&gt; […/…] &lt;em&gt;Nous sommes en présence d'une montée en puissance de modes de pensée qui, pour mieux imposer certains dogmes religieux, s'attaquent au coeur même des connaissances scientifiques&lt;/em&gt;", poursuit-il. Et de s'inquiéter de la montée en puissance des fondamentalistes religieux au travers du mouvement créationniste, qui selon le rapport original n'a rien à voir avec l'enseignement de base du fait religieux tel qu'il est pratiqué depuis des siècles, mais semble plutôt conçu pour fédérer entre elles les énergies d'extrémistes se prétendant d'inspiration divine, aussi bien catholiques qu'islamistes. &lt;/p&gt; &lt;p class="bodytext"&gt;Le rapport devrait être à nouveau présenté en octobre, cette fois par la députée luxembourgeoise Anne Brasseur, qui ne manquera pas de se faire l'écho de l'inquiétude de son prédécesseur Guy Lengagne. Espérons que le Conseil de l'Europe sera alors sorti de sa torpeur. &lt;/p&gt; &lt;p class="bodytext"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Quelques sources (liste non exhaustive) :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://www.lavoixdunord.fr/journal/VDN/2007/06/29/FRANCEMONDE/ART654126.phtml" target="_blank"&gt;La Voix du Nord&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://www.marianne-en-ligne.fr/" target="_blank"&gt;Marianne&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://conferencecitoyens.blogspirit.com/archive/2007/06/27/le-creationnisme-se-developpe-y-compris-a-strasbourg.html" target="_blank"&gt;Les Conférences de Citoyens de STRASBOURG&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://www.psychomedia.qc.ca/pn/modules.php?name=News&amp;file=article&amp;amp;sid=5413" target="_blank"&gt;Psychomédia&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://groups.google.com/group/fr.soc.sectes/browse_thread/thread/7b10d73833a47530/d902939eefbfc277" target="_blank"&gt;fr.soc.sectes&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;      &lt;/div&gt;             &lt;img src="http://www.futura-sciences.com/uploads/tx_oxcsfutura/crea-040707d_02.jpg" alt="Charles Darwin." title="Charles Darwin." border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.futura-sciences.com/"&gt;Futura sciences&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-3721925953964742261?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/3721925953964742261/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=3721925953964742261&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/3721925953964742261'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/3721925953964742261'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/07/crationnisme-le-conseil-de-leurope-veut.html' title='Créationnisme : le Conseil de l&apos;Europe veut-il enterrer Darwin ?'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-74641906683520399</id><published>2007-07-02T16:21:00.000+04:00</published><updated>2007-07-02T16:25:38.106+04:00</updated><title type='text'>Quand les États abdiquent face aux multinationales</title><content type='html'>&lt;span style=";font-family:arial,helvetica,sans-serif;font-size:100%;"  &gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;Raoul Marc Jennar &amp; Laurence Kalafatides &lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;b class="spip"&gt;Engendrée sous la pression des milieux d’affaires, assemblée dans les couloirs de l’Organisation mondiale du commerce, une formidable machine à détruire les services publics mondiaux entre en action : l’Accord général sur le commerce des services, plus connu sous son sigle &lt;a href="http://www.hors-agcs.org/" target="_blank" class="lien_texte"&gt;AGCS&lt;img style="border: 0pt none ; margin: 0pt; padding: 1px 0pt 0pt; font-style: normal; font-weight: normal; font-family: &amp;quot;trebuchet ms&amp;quot;,arial,helvetica,sans-serif; float: none; position: static; left: auto; top: auto; line-height: normal; width: 14px; height: 12px; background-color: transparent; background-image: url(http://shots.snap.com/images/v2.11.1/theme/silver/palette.gif); background-position: -799px 0pt; background-repeat: no-repeat; text-decoration: none; visibility: visible; vertical-align: top; display: inline;" id="snap_com_shot_link_icon" class="snap_preview_icon" src="http://shots.snap.com/images/v2.11.1/t.gif" /&gt;&lt;/a&gt;. Son objectif : libéraliser tous les services en supprimant un à un les obstacles au commerce. L’&lt;a href="http://www.hors-agcs.org/" target="_blank" class="lien_texte"&gt;AGCS&lt;img style="border: 0pt none ; margin: 0pt; padding: 1px 0pt 0pt; font-style: normal; font-weight: normal; font-family: &amp;quot;trebuchet ms&amp;quot;,arial,helvetica,sans-serif; float: none; position: static; left: auto; top: auto; line-height: normal; width: 14px; height: 12px; background-color: transparent; background-image: url(http://shots.snap.com/images/v2.11.1/theme/silver/palette.gif); background-position: -799px 0pt; background-repeat: no-repeat; text-decoration: none; visibility: visible; vertical-align: top; display: inline;" id="snap_com_shot_link_icon" class="snap_preview_icon" src="http://shots.snap.com/images/v2.11.1/t.gif" /&gt;&lt;/a&gt; autorisera par exemple une multinationale à poursuivre pour concurrence déloyale une commune qui subventionne sa cantine scolaire.&lt;/b&gt; &lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt; Chercheurs indépendants, Raoul Marc Jennar et Laurence Kalafatides expliquent les origines et les conséquences de cet accord. Sa mise en œuvre faisant l’objet de négociations successives, l’&lt;a href="http://www.hors-agcs.org/" target="_blank" class="lien_texte"&gt;AGCS&lt;img style="border: 0pt none ; margin: 0pt; padding: 1px 0pt 0pt; font-style: normal; font-weight: normal; font-family: &amp;quot;trebuchet ms&amp;quot;,arial,helvetica,sans-serif; float: none; position: static; left: auto; top: auto; line-height: normal; width: 14px; height: 12px; background-color: transparent; background-image: url(http://shots.snap.com/images/v2.11.1/theme/silver/palette.gif); background-position: -799px 0pt; background-repeat: no-repeat; text-decoration: none; visibility: visible; vertical-align: top; display: inline;" id="snap_com_shot_link_icon" class="snap_preview_icon" src="http://shots.snap.com/images/v2.11.1/t.gif" /&gt;&lt;/a&gt; menace à terme l’enseignement, la santé, la culture et l’accès à l’eau potable. Comprendre le fonctionnement de cette canonnière libérale conçue hors de tout contrôle démocratique, c’est se donner les moyens de l’enrayer. Le projet de réforme des universités voulu par Nicolas Sarkozy n’est pas le fruit du hasard. La future loi découle directement des décisions de la Commission européenne et anticipe le résultat des négociations de l’&lt;a href="http://www.hors-agcs.org/" target="_blank" class="lien_texte"&gt;AGCS&lt;img style="border: 0pt none ; margin: 0pt; padding: 1px 0pt 0pt; font-style: normal; font-weight: normal; font-family: &amp;quot;trebuchet ms&amp;quot;,arial,helvetica,sans-serif; float: none; position: static; left: auto; top: auto; line-height: normal; width: 14px; height: 12px; background-color: transparent; background-image: url(http://shots.snap.com/images/v2.11.1/theme/silver/palette.gif); background-position: -799px 0pt; background-repeat: no-repeat; text-decoration: none; visibility: visible; vertical-align: top; display: inline;" id="snap_com_shot_link_icon" class="snap_preview_icon" src="http://shots.snap.com/images/v2.11.1/t.gif" /&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Extraits : &lt;/p&gt;  &lt;h3 class="spip"&gt;« Pascal L. ou la vraie vie libérale »&lt;br /&gt;(Fiction ?)&lt;/h3&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;i class="spip"&gt;« Étudiant, ton avenir t’appartient ! Investit dans ton éducation grâce à WLC et Crédits Sans Frontières ! »&lt;/i&gt; Tous les matins, en arrivant au 13e étage de la tour WLC, Pascal L. salue mentalement le jeune homme au premier plan de l’affiche 4x3 qui semble l’interpeller. Pascal L. dirige le département Communication de la branche européenne de World Learning Company (WLC), dont le siège social est à Houston, aux USA. En quelques années, la firme texane s’est hissée au troisième rang d’un marché devenu hyper-concurrentiel. Le chiffre d’affaires annuel de l’éducation représente plus de 5 % du PIB mondiali et World Learning Company entend bien s’y tailler la part du lion. Au moment de la déréglementation, WLC a saisi l’opportunité sans tergiverser. Elle détient à présent des parts de marché dans pratiquement toutes les branches de l’industrie de l’éducation. WL Teacher dispense formation initialeii et continue aux enseignants recrutés par les universités et les écoles privéesiii de WLC. Lesquelles n’acceptent que des étudiants ayant réussi les tests préparatoires chez WL Studyiv. Enfin, conception des programmes scolaires, élaboration des méthodes d’enseignement, contrôle des performances et gestion des établissementsv sont regroupés au sein de WL Services. Libérer la concurrence exigeait de libéraliser les droits d’inscription mais aussi d’encadrer strictement la réglementation internationale des subventions à l’éducation publique. Un nouvel horizon s’ouvre pour les affaires. En partenariat avec Crédit Sans Frontières, WLC propose aux étudiants des prêts plafonnés à 50.000 €. Mais le taux de chômage élevé persistant ces diplômés impacte la croissance du secteur. Pour relancer la consommation de prêts, Pascal s’apprête à inaugurer &lt;i class="spip"&gt;« sa »&lt;/i&gt; campagne de communication : &lt;i class="spip"&gt;« investissez dans votre avenir »&lt;/i&gt;. L’idée lui en est venue en écoutant la radio. Sandy Godfrey, la directrice générale de l’université australienne Deakin, expliquait à ses futurs clients - des parents et des élèves : &lt;i class="spip"&gt;« Je sais que beaucoup d’universitaires estiment que l’éducation devrait être gratuite et universelle, mais la réalité est qu’elle a une valeur marchande. Investir financièrement dans son éducation, c’est se garantir des revenus et assurer son avenir ».&lt;/i&gt; &lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;En attendant une amélioration de la conjoncture, WLC étudie une possible diversification dans &lt;i class="spip"&gt;« l’éducation indigène »&lt;/i&gt;. La Banque Mondiale lance un appel d’offres sur l’Afrique, autant en profiter ! le raisonnement est simple : dans les pays gangrenés une pauvreté endémique, seule une meilleure productivité du capital humain peut enclencher le cercle vertueux de la création de valeur.&lt;i class="spip"&gt; « L’usage productif de la main-d’œuvre étant la principale ressource du pauvre, l’éducation, surtout au niveau du pri&lt;a href="http://www.grigny-citoyenne.org/" target="_blank" class="lien_texte"&gt;maire&lt;img style="border: 0pt none ; margin: 0pt; padding: 1px 0pt 0pt; font-style: normal; font-weight: normal; font-family: &amp;quot;trebuchet ms&amp;quot;,arial,helvetica,sans-serif; float: none; position: static; left: auto; top: auto; line-height: normal; width: 14px; height: 12px; background-color: transparent; background-image: url(http://shots.snap.com/images/v2.11.1/theme/silver/palette.gif); background-position: -799px 0pt; background-repeat: no-repeat; text-decoration: none; visibility: visible; vertical-align: top; display: inline;" id="snap_com_shot_link_icon" class="snap_preview_icon" src="http://shots.snap.com/images/v2.11.1/t.gif" /&gt;&lt;/a&gt; contribue à augmenter la productivité du travail des pauvres »&lt;/i&gt;, expliquait un expert de la Banque Mondiale lors du congrès des industriels de l’éducation. Pascal fut d’autant plus sensible à l’argument que le créneau porteur du développement durable lui permettait d’implémenter une campagne de communication basée sur la dimension éthique et citoyenne de WLC [...] &lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;L’Accord général sur le commerce des services est une machine à libéraliser. Il menace tous ceux qui aspirent à une autorité publique garante de l’exercice des droits fondamentaux et de la primauté de l’intérêt général. À la différence de beaucoup de traités internationaux, l’&lt;a href="http://www.hors-agcs.org/" target="_blank" class="lien_texte"&gt;AGCS&lt;img style="border: 0pt none ; margin: 0pt; padding: 1px 0pt 0pt; font-style: normal; font-weight: normal; font-family: &amp;quot;trebuchet ms&amp;quot;,arial,helvetica,sans-serif; float: none; position: static; left: auto; top: auto; line-height: normal; width: 14px; height: 12px; background-color: transparent; background-image: url(http://shots.snap.com/images/v2.11.1/theme/silver/palette.gif); background-position: -799px 0pt; background-repeat: no-repeat; text-decoration: none; visibility: visible; vertical-align: top; display: inline;" id="snap_com_shot_link_icon" class="snap_preview_icon" src="http://shots.snap.com/images/v2.11.1/t.gif" /&gt;&lt;/a&gt; ne constitue pas un aboutissement, mais un point de départ [... ] Ce caractère ininterrompu du processus de libéralisation enlève toute garantie de voir un secteur du domaine des services lui échapper à terme. L’OMC a répertorié plus de 160 activités de service que l’&lt;a href="http://www.hors-agcs.org/" target="_blank" class="lien_texte"&gt;AGCS&lt;img style="border: 0pt none ; margin: 0pt; padding: 1px 0pt 0pt; font-style: normal; font-weight: normal; font-family: &amp;quot;trebuchet ms&amp;quot;,arial,helvetica,sans-serif; float: none; position: static; left: auto; top: auto; line-height: normal; width: 14px; height: 12px; background-color: transparent; background-image: url(http://shots.snap.com/images/v2.11.1/theme/silver/palette.gif); background-position: -799px 0pt; background-repeat: no-repeat; text-decoration: none; visibility: visible; vertical-align: top; display: inline;" id="snap_com_shot_link_icon" class="snap_preview_icon" src="http://shots.snap.com/images/v2.11.1/t.gif" /&gt;&lt;/a&gt; doit permettre de libéraliser dans ses 150 pays membres. Ce qui n’aura pas été libéralisé aujourd’hui pourra l’être demain dans le cadre du même traité. [... ] L’&lt;a href="http://www.hors-agcs.org/" target="_blank" class="lien_texte"&gt;AGCS&lt;img style="border: 0pt none ; margin: 0pt; padding: 1px 0pt 0pt; font-style: normal; font-weight: normal; font-family: &amp;quot;trebuchet ms&amp;quot;,arial,helvetica,sans-serif; float: none; position: static; left: auto; top: auto; line-height: normal; width: 14px; height: 12px; background-color: transparent; background-image: url(http://shots.snap.com/images/v2.11.1/theme/silver/palette.gif); background-position: -799px 0pt; background-repeat: no-repeat; text-decoration: none; visibility: visible; vertical-align: top; display: inline;" id="snap_com_shot_link_icon" class="snap_preview_icon" src="http://shots.snap.com/images/v2.11.1/t.gif" /&gt;&lt;/a&gt; n’offre dès lors aucune garantie de protection de secteurs où l’égalité des droits ne souffre aucune remise en question, comme par exemple l’éducation et la santé. &lt;/p&gt;  &lt;h3 class="spip"&gt;L’enseignement menacé&lt;/h3&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Les partisans de l’&lt;a href="http://www.hors-agcs.org/" target="_blank" class="lien_texte"&gt;AGCS&lt;img style="border: 0pt none ; margin: 0pt; padding: 1px 0pt 0pt; font-style: normal; font-weight: normal; font-family: &amp;quot;trebuchet ms&amp;quot;,arial,helvetica,sans-serif; float: none; position: static; left: auto; top: auto; line-height: normal; width: 14px; height: 12px; background-color: transparent; background-image: url(http://shots.snap.com/images/v2.11.1/theme/silver/palette.gif); background-position: -799px 0pt; background-repeat: no-repeat; text-decoration: none; visibility: visible; vertical-align: top; display: inline;" id="snap_com_shot_link_icon" class="snap_preview_icon" src="http://shots.snap.com/images/v2.11.1/t.gif" /&gt;&lt;/a&gt; sont tellement convaincus des vertus de leur accord qu’ils tentent de rassurer la population en certifiant qu’il n’englobera ni l’enseignement ni la santé. C’est inexact. En vue des négociations, les services de l’OMC ont présenté un document qui segmente le &lt;i class="spip"&gt;« marché de l’enseignement »&lt;/i&gt; en cinq secteurs :&lt;br /&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://www.oulala.net/Portail/puce.gif" alt="-" border="0" /&gt;  1.Secteur pri&lt;a href="http://www.grigny-citoyenne.org/" target="_blank" class="lien_texte"&gt;maire&lt;img style="border: 0pt none ; margin: 0pt; padding: 1px 0pt 0pt; font-style: normal; font-weight: normal; font-family: &amp;quot;trebuchet ms&amp;quot;,arial,helvetica,sans-serif; float: none; position: static; left: auto; top: auto; line-height: normal; width: 14px; height: 12px; background-color: transparent; background-image: url(http://shots.snap.com/images/v2.11.1/theme/silver/palette.gif); background-position: -799px 0pt; background-repeat: no-repeat; text-decoration: none; visibility: visible; vertical-align: top; display: inline;" id="snap_com_shot_link_icon" class="snap_preview_icon" src="http://shots.snap.com/images/v2.11.1/t.gif" /&gt;&lt;/a&gt;, qui comporte l’enseignement maternel et pri&lt;a href="http://www.grigny-citoyenne.org/" target="_blank" class="lien_texte"&gt;maire&lt;img style="border: 0pt none ; margin: 0pt; padding: 1px 0pt 0pt; font-style: normal; font-weight: normal; font-family: &amp;quot;trebuchet ms&amp;quot;,arial,helvetica,sans-serif; float: none; position: static; left: auto; top: auto; line-height: normal; width: 14px; height: 12px; background-color: transparent; background-image: url(http://shots.snap.com/images/v2.11.1/theme/silver/palette.gif); background-position: -799px 0pt; background-repeat: no-repeat; text-decoration: none; visibility: visible; vertical-align: top; display: inline;" id="snap_com_shot_link_icon" class="snap_preview_icon" src="http://shots.snap.com/images/v2.11.1/t.gif" /&gt;&lt;/a&gt; ;&lt;br /&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://www.oulala.net/Portail/puce.gif" alt="-" border="0" /&gt;  2. Secteur secondaire : l’enseignement secondaire du premier et du second cycle, l’enseignement technique, l’enseignement professionnel et l’enseignement à destination des handicapés ;&lt;br /&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://www.oulala.net/Portail/puce.gif" alt="-" border="0" /&gt;  3. Secteur supérieur : l’enseignement technique et professionnel du troisième cycle, l’enseignement universitaire&lt;br /&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://www.oulala.net/Portail/puce.gif" alt="-" border="0" /&gt;  4. Secteur d’éducation des adultes : cours du jour ou du soir destinés aux adultes, éducation tout au long de la vie, « open university », cours d’alphabétisation, cours par correspondance, cours donnés par la radio ou la télévision ;&lt;br /&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://www.oulala.net/Portail/puce.gif" alt="-" border="0" /&gt;  5. secteur des autres services d’enseignement qui ne figurent pas dans les quatre premiers, y compris les cours particuliers à domicile.&lt;br /&gt;L’enseignement n’est donc pas une activité de service exclue a priori des négociations sur la mise en œuvre de l’&lt;a href="http://www.hors-agcs.org/" target="_blank" class="lien_texte"&gt;AGCS&lt;img style="border: 0pt none ; margin: 0pt; padding: 1px 0pt 0pt; font-style: normal; font-weight: normal; font-family: &amp;quot;trebuchet ms&amp;quot;,arial,helvetica,sans-serif; float: none; position: static; left: auto; top: auto; line-height: normal; width: 14px; height: 12px; background-color: transparent; background-image: url(http://shots.snap.com/images/v2.11.1/theme/silver/palette.gif); background-position: -799px 0pt; background-repeat: no-repeat; text-decoration: none; visibility: visible; vertical-align: top; display: inline;" id="snap_com_shot_link_icon" class="snap_preview_icon" src="http://shots.snap.com/images/v2.11.1/t.gif" /&gt;&lt;/a&gt;. Mais la Commission européenne et les gouvernements de l’Union se montrent rassurants : on ne touchera pas à l’enseignement, disent-ils, puisque les services fournis par les pouvoirs publics ne sont pas concernés. Rien n’est plus mensonger. L’&lt;a href="http://www.hors-agcs.org/" target="_blank" class="lien_texte"&gt;AGCS&lt;img style="border: 0pt none ; margin: 0pt; padding: 1px 0pt 0pt; font-style: normal; font-weight: normal; font-family: &amp;quot;trebuchet ms&amp;quot;,arial,helvetica,sans-serif; float: none; position: static; left: auto; top: auto; line-height: normal; width: 14px; height: 12px; background-color: transparent; background-image: url(http://shots.snap.com/images/v2.11.1/theme/silver/palette.gif); background-position: -799px 0pt; background-repeat: no-repeat; text-decoration: none; visibility: visible; vertical-align: top; display: inline;" id="snap_com_shot_link_icon" class="snap_preview_icon" src="http://shots.snap.com/images/v2.11.1/t.gif" /&gt;&lt;/a&gt;, on l’a vu, s’applique à tous pays où le service de l’enseignement connaît une &lt;i class="spip"&gt;« concurrence avec un ou plusieurs fournisseurs de services »&lt;/i&gt;, les établissements privés par exemple. En outre, la Cour de Justice des Communautés européennes a considéré que les services d’enseignement ne constituent pas une activité pratiquée sous l’exercice de l’autorité officielle. &lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;La signature de l’&lt;a href="http://www.hors-agcs.org/" target="_blank" class="lien_texte"&gt;AGCS&lt;img style="border: 0pt none ; margin: 0pt; padding: 1px 0pt 0pt; font-style: normal; font-weight: normal; font-family: &amp;quot;trebuchet ms&amp;quot;,arial,helvetica,sans-serif; float: none; position: static; left: auto; top: auto; line-height: normal; width: 14px; height: 12px; background-color: transparent; background-image: url(http://shots.snap.com/images/v2.11.1/theme/silver/palette.gif); background-position: -799px 0pt; background-repeat: no-repeat; text-decoration: none; visibility: visible; vertical-align: top; display: inline;" id="snap_com_shot_link_icon" class="snap_preview_icon" src="http://shots.snap.com/images/v2.11.1/t.gif" /&gt;&lt;/a&gt; en 1994 offre aux gouvernements la première occasion de prendre des engagements de libéralisation, mais également d’exempter certains services. D’un côté, la Commission européenne s’engage à ne pas imposer de nouvelles restrictions à l’entrée de fournisseurs de services privés sur le marché de l’éducation et à la mobilité du personnel dans les quatre premiers secteurs (pri&lt;a href="http://www.grigny-citoyenne.org/" target="_blank" class="lien_texte"&gt;maire&lt;img style="border: 0pt none ; margin: 0pt; padding: 1px 0pt 0pt; font-style: normal; font-weight: normal; font-family: &amp;quot;trebuchet ms&amp;quot;,arial,helvetica,sans-serif; float: none; position: static; left: auto; top: auto; line-height: normal; width: 14px; height: 12px; background-color: transparent; background-image: url(http://shots.snap.com/images/v2.11.1/theme/silver/palette.gif); background-position: -799px 0pt; background-repeat: no-repeat; text-decoration: none; visibility: visible; vertical-align: top; display: inline;" id="snap_com_shot_link_icon" class="snap_preview_icon" src="http://shots.snap.com/images/v2.11.1/t.gif" /&gt;&lt;/a&gt;, secondaire, supérieur et d’éducation des adultes). Simultanément, la Commission formule des exemptions concernant ces quatre secteurs de l’éducation publique. Les voici protégés pour un temps. Mais très vite, une révision des engagements et des exemptions se profile. En juin 2000, le représentant de l’Union européenne à l’OMC estime que &lt;i class="spip"&gt;« l’éducation et la santé sont mûres pour la libéralisation. »&lt;/i&gt; Puis, en janvier 2003, la Commissaire européenne en charge de l’éducation, Mme Reding, réaffirme l’urgence de rendre les universités européennes &lt;i class="spip"&gt;« compétitives sur le marché mondial de l’enseignement supérieur. »&lt;/i&gt; &lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Les digues érigées en 1994 céderont-elles à la déferlante ? L’éducation publique survivra-t-elle aux négociations successives sur la mise en œuvre de l’&lt;a href="http://www.hors-agcs.org/" target="_blank" class="lien_texte"&gt;AGCS&lt;img style="border: 0pt none ; margin: 0pt; padding: 1px 0pt 0pt; font-style: normal; font-weight: normal; font-family: &amp;quot;trebuchet ms&amp;quot;,arial,helvetica,sans-serif; float: none; position: static; left: auto; top: auto; line-height: normal; width: 14px; height: 12px; background-color: transparent; background-image: url(http://shots.snap.com/images/v2.11.1/theme/silver/palette.gif); background-position: -799px 0pt; background-repeat: no-repeat; text-decoration: none; visibility: visible; vertical-align: top; display: inline;" id="snap_com_shot_link_icon" class="snap_preview_icon" src="http://shots.snap.com/images/v2.11.1/t.gif" /&gt;&lt;/a&gt; ? Interrogation d’autant plus brûlante que la Commission européenne s’emploie à détruire les systèmes publics mis en place au 20e siècle pour permettre aux citoyens d’exercer leurs droits à l’éducation, à la santé, au travail, au logement, etc.&lt;/p&gt;  &lt;!-- Post scriptum --&gt;     &lt;/span&gt;&lt;p&gt; &lt;img src="http://www.oulala.net/Portail/puce.gif" height="11" width="8" /&gt;&lt;span style=";font-family:arial,helvetica,sans-serif;font-size:85%;"  &gt;&lt;b&gt;P.S.&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt; &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:arial,helvetica,sans-serif;font-size:85%;"  &gt;&lt;i&gt;Editions :&lt;a href="http://www.homme-moderne.org/raisonsdagir-editions/index.html" class="spip_out"&gt;Rraisons d’agir&lt;img style="border: 0pt none ; margin: 0pt; padding: 1px 0pt 0pt; font-style: normal; font-weight: normal; font-family: &amp;quot;trebuchet ms&amp;quot;,arial,helvetica,sans-serif; float: none; position: static; left: auto; top: auto; line-height: normal; width: 14px; height: 12px; background-color: transparent; background-image: url(http://shots.snap.com/images/v2.11.1/theme/silver/palette.gif); background-position: -799px 0pt; background-repeat: no-repeat; text-decoration: none; visibility: visible; vertical-align: top; display: inline;" id="snap_com_shot_link_icon" class="snap_preview_icon" src="http://shots.snap.com/images/v2.11.1/t.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;ISBN : 978-2-912107-35-0&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:arial,helvetica,sans-serif;font-size:85%;"  &gt;&lt;i&gt;6 euros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.oulala.net/Portail/index.php3"&gt;Oulala.net&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-74641906683520399?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/74641906683520399/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=74641906683520399&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/74641906683520399'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/74641906683520399'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/07/quand-les-tats-abdiquent-face-aux.html' title='Quand les États abdiquent face aux multinationales'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-2422262611534638196</id><published>2007-06-24T13:19:00.000+04:00</published><updated>2007-06-24T13:24:54.388+04:00</updated><title type='text'>le Contrat</title><content type='html'>Attention, ca fait mal à la tête...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe src="http://leweb2zero.tv/multipod/terpacific_33464974c1579ef" class="podplayer" style="border: 0px none ;" vspace="0" hspace="0" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0" height="370" scrolling="no" width="400"&gt;&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;lt;a href="http://cdn1.leweb2zero.tv/download/terpacific_33464974c1579ef.mp4"&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;gt;&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;lt;img src="http://leweb2zero.tv/img/podcast-icon.gif" border="0" alt="Podcast" /&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;gt;&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;lt;/a&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;gt;&lt;/iframe&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-2422262611534638196?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/2422262611534638196/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=2422262611534638196&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/2422262611534638196'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/2422262611534638196'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/06/le-contrat.html' title='le Contrat'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-1480525669452353595</id><published>2007-06-22T01:28:00.000+04:00</published><updated>2007-06-22T01:33:01.959+04:00</updated><title type='text'>la dette publique , une honte pour la France?</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;                     &lt;p&gt;&lt;span class="leader"&gt;La dette publique :&lt;br /&gt;                     une honte pour la France ?&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;                     &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.interdits.net/0706/dette.gif" height="324" width="513" /&gt;&lt;/p&gt;                     &lt;p class="textebref"&gt;Source : &lt;a href="http://www.senat.fr/rap/l04-074-1/l04-074-118.html" target="_blank"&gt;Sénat&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;                   &lt;/div&gt;                   &lt;p class="texte"&gt;J'ai une petite fille de trois ans. Lorsque                      j'ai appris ça à la radio, j'ai hésité                      à lui en parler. Et puis je me suis dit qu'elle n'avait                      pas l'âge d'entendre ça, qu'elle ne comprendrait                      pas. 17 000 €. Pourquoi ? Comment ? Je ne sais pas. Elle                      est née avec 17 000 € de dettes ! Vous vous rendez                      compte ! 17 000 € qui pèsent sur ses frêles                      épaules. Je ne lui ai pas encore dit. Suis-je un mauvais                      père ? Après la radio, j'ai lu dans un journal                      que cette épée de Damoclès tombera, un                      jour, c'est sûr, si on ne fait rien. Laisser "filer                      la dette", c'est la "facilité", le "manque                      de courage politique", c'est l'œuvre d'une gauche                      dépensière et irresponsable. Heureusement, le                      ministre de l'Économie du gouvernement Villepin, Thierry                      Breton, a dit qui allait prendre le problème à                      bras le corps, s'en occuper personnellement. Volontariste,                      responsable, économe des deniers de contribuables.                      Un bon "père de famille", lui, pas comme                      moi. Je ne lui ai toujours pas dit. Je n'ose pas. Vous feriez                      quoi, vous ?&lt;br /&gt;                   Dès juillet 2005, Thierry Breton a retroussé                      ses manches. Fait de la "pédagogie" auprès                      des citoyens français. Il en a appelé à                      leur "res-pon-sa-bi-li-té". Car l'État                      ne pourra pas se permettre plus longtemps de poursuivre son                      train-de-vie actuel. Un patachon, l'État ! Des dépenses                      inconsidérées ! Et tous ces gaspillages qui                      n'honorent pas nos services publics et qui pourraient très                      bien être assurés par le secteur privé.                      Le message tient en deux mots : modernisons-nous ! Thierry                      Breton a pris sa plume pour écrire à Michel                      Pébereau. En raison de la&lt;i&gt; "compétence                      économique et financière",&lt;/i&gt; de l'&lt;i&gt;"expérience                      européenne et internationale" &lt;/i&gt;de ce dernier,                      il a décidé de lui confier la rédaction                      d'un rapport sur la dette publique française. Il lui                      a bien rappelé, dans sa&lt;i&gt; "lettre de mission"&lt;/i&gt;,                      que&lt;i&gt; "pour la première fois, l'impôt sur                      le revenu 2006 ne servira qu'à rembourser les intérêts                      de la dette publique"&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;                   &lt;p class="texte"&gt;&lt;span class="intertitres"&gt;La dette, c'est de                      notre faute&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;                   Décembre 2005 : le rapport était sur le bureau                      du ministre, savoureusement intitulé&lt;i&gt; "des finances                      publiques au service de notre avenir : rompre avec la facilité                      de la dette publique pour renforcer notre croissance économique                      et notre cohésion sociale". &lt;/i&gt;Accablant. On                      y apprend que la dette, c'est de notre faute : ce ne sont                      pas des &lt;i&gt;"circonstances exceptionnelles"&lt;/i&gt; qui                      l'ont engendrée, mais bien &lt;i&gt;"une gestion insuffisamment                      rigoureuse des dépenses publiques", &lt;/i&gt;ou encore                      &lt;i&gt;"les lourdeurs et les incohérences de notre                      appareil administratif", &lt;/i&gt;et&lt;i&gt; "nos pratiques                      politiques collectives"&lt;/i&gt;. Suivent, sur plus de cent                      trente pages, les explications de ce désastre national.&lt;br /&gt;                   Heureusement, tous les leaders politiques ont mesuré                      l'ampleur du problème lors de la campagne électorale.                      Ségolène Royal comme Nicolas Sarkozy se sont                      fait un point d'honneur à ne pas oublier le thème                      de la dette dans leurs discours-programmes. Mais la palme                      revient à François Bayrou, président                      de l'UDF. &lt;i&gt;"La question de la dette est un déshonneur                      pour les générations de responsables qui ont                      été au pouvoir depuis vingt-cinq ans",                      &lt;/i&gt;affirme-t-il. &lt;i&gt;"Depuis 1981, année après                      année, le déficit a été toujours                      davantage creusé et la dette s'est toujours davantage                      accumulée (…). C'est une somme astronomique qu'aucun                      esprit normalement constitué ne peut se représenter.                      (…) On dit souvent : la dette, ce sont nos enfants qui                      devront la payer. (…) Nous vivons comme des inconscients                      qui jouent assis sur une bombe. Car l'explosion nous guette."                      &lt;/i&gt;(Extraits du livre &lt;i&gt;Projet d'espoir,&lt;/i&gt; 2007).&lt;/p&gt;                   &lt;p class="texte"&gt;&lt;span class="intertitres"&gt;Un sujet tellement                      consensuel&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;                   Pourquoi le consensus politique sur ce sujet n'a-t-il étonné                      personne ? Pas un journaliste des principaux médias                      ? Il y avait quand même des signes : les trouvailles                      de Thierry Breton sont, surtout, de beaux slogans marketing.                      Et le rapport de Michel Pébereau est le copier-coller                      de la Public choice theory (école des choix publics),                      courant d'économistes orthodoxes hégémoniques                      en Amérique au début des années 80 et                      qui considère que &lt;i&gt;"les déficits naissent                      parce que les politiciens accroissent leur perspective de                      survie politique en augmentant les dépenses (…)"                      &lt;/i&gt;(cf. Sébastien Guex, &lt;i&gt;La politique des caisses                      vides : État, finances publiques et mondialisation&lt;/i&gt;,                      Acte de la recherche en sciences sociales, n°146-147,                      2003).&lt;br /&gt;                   Contraindre l'État à rétrécir.                      Voilà l'enjeu central de cette litanie de la dette                      publique. Un enjeu pour une politique de droite, libérale,                      puisque la gauche est plutôt, historiquement, du côté                      de l'État social, protecteur. Si, sur ce point, droite                      républicaine et gauche de gouvernement sont tacitement                      en accord, on comprend que la question de la dette ne fasse                      pas débat, que le consensus soit installé et                      que les critiques de ce discours dominant restent inaudibles…                      Les critiques ? Il en existe, évidemment ! Mais il                      faut chercher du côté d'économistes de                      courants scientifiquement sérieux… malheureusement                      moins à la mode que les tenants de la théorie                      néoclassique.&lt;br /&gt;                   Depuis le début des années 70, moment du tournant                      vers le néolibéralisme, c'est-à-dire                      vers une politique musclée de contre-réforme                      axée sur le patient démantèlement des                      conquêtes sociales, économiques et fiscales des                      salariés, cette théorie a été                      appliquée de façon délibérée                      dans des pays comme la Nouvelle Zélande, la Suisse,                      l'Angleterre de Thatcher ou l'Amérique de Reagan. Leurs                      dirigeants ont eu l'idée de consentir à des                      baisses d'impôts, tout en laissant filer les dépenses                      publiques, pour creuser le déficit, et l'utiliser,                      ensuite, comme un&lt;i&gt; "formidable moyen de pression pour                      contraindre l'État à rétrécir"&lt;/i&gt;                      (Guy Sorman, cité par Sébastien Guex, op. cit).&lt;/p&gt;                   &lt;p class="texte"&gt;&lt;span class="intertitres"&gt;Ce que vous n'avez                      entendu nulle part&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;                   En réponse au rapport Pébereau, l'OFCE, l'observatoire                      français de la conjoncture économique, dirigé                      par Jean-Paul Fitoussi, un organisme plutôt lié                      au courant keynésien, a posé la question dès                      janvier 2006 :&lt;i&gt; "&lt;a href="http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/lettres/271.pdf" target="_blank"&gt;Faut-il                      réduire la dette publique ?&lt;/a&gt;"&lt;/i&gt;. Les arguments                      développés sont solides.&lt;br /&gt;                   Premier d'entre eux, si chaque nouveau-né hérite                      de dettes, il hérite aussi d'actifs publics (routes,                      écoles, maternités, équipements sportifs,                      etc.). Ne pas en tenir compte relève de l'escroquerie                      intellectuelle. Car cela change tout : chaque nouveau-né                      n'est, en fait, pas endetté de 17 000 €, mais                      riche de 166 000 € !&lt;br /&gt;                   Deuxième argument, celui des comparaisons internationales                      : la dette de la France (66% du PIB) est au même niveau                      que celle des États-Unis (65%), en dessous de la moyenne                      de la zone euro (72%) et largement plus faible que celle du                      Japon (169%).&lt;br /&gt;                   Troisième argument : est-il bien sérieux d'évaluer                      l'héritage futur des enfants français à                      l'aune de la seule dette publique ? Evidemment, non. Il faut                      aussi prendre en compte l'épargne de leurs parents.                      Et, d'une manière générale, il faut prendre                      en compte toute la richesse nationale. De ce point de vue,                      la France consomme nettement moins qu'elle ne produit et ne                      vit donc pas "au dessus de ses moyens".&lt;br /&gt;                   Quatrième argument, et non des moindres, les marchés                      financiers verraient sûrement d'un mauvais œil                      le remboursement total de la dette.&lt;i&gt; "Les agents privés                      désirent détenir de la dette, &lt;/i&gt;rappelle l'OFCE                      (…). &lt;i&gt;La dette publique française est demandée.                      Les marchés font confiance à la signature de                      l'État français".&lt;/i&gt; Ainsi, 59 % de la                      dette est-elle détenue par des étrangers…                      Cela pose-t-il un problème ? &lt;i&gt;"Au contraire,                      &lt;/i&gt;explique l'Agence France Trésor, organisme public                      chargé de gérer la dette, &lt;i&gt;l'État diminue                      son risque de refinancement en diversifiant sa base d'investisseurs"&lt;/i&gt;                      (&lt;a href="http://www.aft.gouv.fr/" target="_blank"&gt;http://www.aft.gouv.fr&lt;/a&gt;/                      rubrique : " qui détient la dette de l'État                      ? " et " 20 question sur la dette publique ").                    &lt;/p&gt;                   &lt;p class="texte"&gt;&lt;span class="intertitres"&gt;L'État n'est                      pas un bon père de famille&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;                   Comme on le voit, la question de la dette publique est autant                      une question de macroéconomie qu'une question politique,                      et une discussion à son propos mérite assurément                      mieux qu'un "bon coup marketing" ou qu'un rapport                      de "commande" à un expert soi-disant "indépendant"                      (cf. encadré ci-dessous). S'il ne s'agit évidemment                      pas de nier l'existence de la dette, il s'agit surtout de                      montrer que le problème n'est pas moral, qu'il n'est                      en rien lié au "déshonneur", à                      l'"irresponsabilité", ou à l'"inconscience"                      des dirigeants, comme le pense François Bayrou.&lt;br /&gt;                   La dette publique a augmenté depuis vingt-cinq ans                      ? Il y a des raisons sérieuses à cela. Si elle                      est passée de 20 % du PIB en 1980 à 66 % en                      2005, c'est principalement en raison d'un phénomène                      dû au chômage de masse qui s'est installé,                      en France, depuis cette période. La majeure partie                      de la dépense publique concerne la protection sociale                      (retraites, santé, allocations chômage). Cette                      protection sociale ne constitue pas, à proprement parler,                      des dépenses, il s'agit surtout d'un système                      de solidarité et de redistribution au sein de la population                      nationale. La montée puis l'installation du chômage                      de masse a mis à mal ce système : moins de cotisants                      et moins de personnes imposables, mais de plus en plus de                      personnes sans ressources…&lt;br /&gt;                   Dans une telle situation, le rôle de l'État est                      évidemment fondamental. Pour les experts de l'OFCE,                      l'État n'a pas, en matière d'économie,                      vocation à se comporter comme un ménage ayant                      une gestion de "bon père de famille" ou comme                      une entreprise privée devant chercher à épargner.                      L'État doit jouer son rôle d'État :&lt;i&gt;                      "certes, une gestion rigoureuse et certains redéploiements                      sont nécessaires", mais l'État est "immortel,                      il peut avoir une dette en permanence, il n'a pas à                      la rembourser (…), [ce serait, de toutes façons]                      un objectif coûteux et sans réelle signification                      économique".&lt;/i&gt; A propos du recours, dans le                      passé, au déficit public, l'OFCE estime qu'il                      &lt;i&gt;"a été nécessaire pour soutenir                      l'activité".&lt;/i&gt; Pour ce qui est de sa réduction,                      aujourd'hui, elle aura&lt;i&gt; "un impact négatif à                      court terme sur la croissance économique"…&lt;/i&gt;                      Cette fois, c'est le rapport Pébereau qui l'avoue à                      la page 111 ! Et l'OFCE de renchérir : &lt;i&gt;"Est-ce                      le moment d'affaiblir encore les espoirs de reprise ?".                      &lt;/i&gt;La question mériterait d'être posée.                      Mais le consensus ambiant empêche tout débat.                      Pas vraiment rassurant tout ça. Sinon que les épaules                      de ma petite fille sont finalement moins lourdes que monsieur                      Breton ne le dit.&lt;/p&gt;&lt;p class="texte"&gt;Fabien Eloire&lt;/p&gt;&lt;p class="texte"&gt;&lt;a href="http://www.interdits.net/"&gt;l'Interdit&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="texte"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-1480525669452353595?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/1480525669452353595/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=1480525669452353595&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' 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src="http://www.fileden.com/files/2007/5/28/1120837/Inbox.jpg" alt="" width="600" height="1000" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.fileden.com/files/2007/5/28/1120837/Inbox1.jpg" alt="" width="600" height="1000" /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-6167631760191678837?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/6167631760191678837/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=6167631760191678837&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/6167631760191678837'/><link rel='self' type='application/atom+xml' 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value="http://www.youtube.com/v/I4u3449L5VI"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/I4u3449L5VI" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="350"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-6370186958243458305?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/6370186958243458305/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=6370186958243458305&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/6370186958243458305'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/6370186958243458305'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/06/sarko-supporte-mal-la-vodka.html' title='Sarko supporte mal la vodka...'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-6837186448575013770</id><published>2007-06-04T19:59:00.000+04:00</published><updated>2007-06-04T20:01:21.801+04:00</updated><title type='text'>Cette sale ère du salaire</title><content type='html'>&lt;h1 class="titre"&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;Cette sale ère du salaire&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;La force du système capitaliste réside sans doute en sa capacité à diffuser une morale anesthésiante qui vient légitimer les rapports de domination, non seulement aux yeux de ceux qui en sont victimes, mais aussi aux yeux de certains dirigeants qui sont parfois les premières dupes de l’idéologie qu’ils véhiculent. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;Sous la période que l’on nomme Ancien Régime, la servitude était explicite et paraît aujourd’hui scandaleuse à tout bon citoyen français passé par les écoles de la République. Les hussards en blue-jeans, et autres instances porteuses de la culture légitime éduquent les consciences naissantes en expliquant combien le principe des privilèges, qui permettait aux nobles propriétaires de mener bon train sans travailler, était injuste et scandaleux. Fort heureusement, la Révolution a renversé cet ordre inique, en instaurant l’égalité de droit. Seulement, une fois de plus, il s’agit d’une vision sélective de l’histoire, vision qui contribue à occulter une partie de la réalité sociale contemporaine. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;Rappelons d’abord que les revenus sur la rente existent encore aujourd’hui, et sont toujours aussi scandaleux qu’au XVIIIième siècle. Des propriétaires fonciers continuent de louer des terres et de s’accorder instinctivement pour faire flamber les prix de l’immobilier, etc. De nombreux individus continuent de vivre dans le luxe, simplement parce qu’ils sont propriétaires, souvent de père en fils. Pourtant, ce scandale ne choque pas l’opinion. On exhibe la jet-set dans les peopleries médiatiques, et ce sont les plus pauvres qui s’intéressent le plus à ces sagas toutes plus vulgaires les unes que les autres. Le Versailles moderne est idéalisé et porté au pinacle par le nouveau Tiers Etat. Triste ironie… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;Ces quelques lignes auront suffit à rappeler le caractère foncièrement scandaleux de la rente.&lt;br /&gt; Il est un autre scandale qui mérite plus d’attention et de réflexion : celui du travail salarié. Ce dernier est en effet beaucoup plus difficile à dénoncer car le travail est une valeur profondément ancrée dans nos consciences. L’analyse historique permet de relativiser le caractère absolu de cette sacro-sainte divinité occidentale. En effet, le travail n’apparaît comme valeur qu’assez tardivement : au cours du XVIIIème siècle, avec la naissance de la bourgeoisie. Jusque là, dans le système des valeurs nobiliaires, le travail était méprisé : il symbolise la déchéance de l’homme contraint depuis la faute du Péché Originel de travailler pour subvenir à ses besoins. Le luxe ultime était donc de pouvoir échapper à cette sordide condition qu’est celle du travailleur, en faisant travailler les autres.&lt;br /&gt; Avec la naissance d’une proto-industrie (notamment dans l’Angleterre du XVIIIème siècle), d’autres valeurs émergent, telles que la famille (amour pour les enfants et la conjointe), l’épargne et bien sûr le travail. La réussite sociale doit désormais se mériter. En France, tout l’art de la bourgeoisie a été de s’appuyer sur l’élan de révolte contre l’ordre établi pour achever d’imposer ses valeurs. Et la fourberie a réussi : les historiens dignes de ce nom s’accordent aujourd’hui pour reconnaître que notre grande et belle Révolution Française a surtout profité à la bourgeoisie. En employant l’expression Ancien Régime, on suppose que le nouveau est radicalement différent. Or, les valeurs de la méritocratie et la morale du travail véhiculent une idéologie venant légitimer un système, qui, par essence, est tout aussi scandaleux que l’ancien. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;Avec beaucoup de bon sens, Proudhon nous explique en quoi le travail, dans un système capitaliste, est toujours une spoliation, en distinguant fort judicieusement productivité du travail individuel et productivité du travail collectif. Dans son Mémoire sur la propriété, il fournit un exemple d’une telle pertinence que le lecteur, désarçonné, risque de choir de la selle des certitudes sur laquelle on l’a confortablement installé :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;« Deux cent grenadiers ont en quelques heures dressé l’obélisque de Louqsor sur sa base ; suppose-t-on qu’un seul homme en deux cent jours en serait venu à bout ? Cependant, au compte du capitaliste, la somme des salaires eut été la même. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;Le salaire, dans le meilleur des cas, ne rémunère que la valeur du produit individuel du travail fourni par chaque ouvrier. Qu’en est-il de la valeur du travail collectif résultant de l’effet de synergie que permet l’association des hommes dans leur labeur ? Eh bien ce profit, la somme de la force collective, est tout bonnement empoché par l’employeur. Les salaires mirobolants perçus par les propriétaires dirigeants sont directement prélevés sur le dos des hommes, véritables bêtes de somme qui constituent ce que l’on appelle sans vergogne les « ressources humaines. » Le contrat de travail n’est qu’un biais institutionnel permettant la légitimation de l’asservissement économique, forme nouvelle d’esclavage dont a accouché la modernité. On comprend combien l’illusion de la juste rémunération est rentable et bien plus subtile que le système ouvertement scandaleux de l’Ancien Régime. Le travail, nouvelle religion, est donc vénéré dans nos sociétés, et l'on sait à quel point le fait d’être sans emploi peut être un stigmate social douloureux. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;Pourtant, si « tout travail mérite salaire », comme l’enseigne la morale capitaliste aux enfants qui livrent les journaux ou tondent les pelouses des grands dans les pays développés, la réciproque n’est pas vraie : encore aujourd’hui, tout salaire n’est pas le fruit d’un travail…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;La conceptualisation simple que propose Proudhon, le raisonnement aisé à saisir lorsque l’on fait preuve d’honnêteté intellectuelle, est un moyen (il en est d’autres) de démonter objectivement les principes moraux qui font du travail une fin en soi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;Penser le monde dans lequel on est jeté, voilà une action hautement subversive, une menace incontrôlable pour l’ordre établi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:black;"&gt;&lt;a href="http://dissidence.libre-octet.org/penser/index.html"&gt;DISSIDENCE&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-6837186448575013770?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/6837186448575013770/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=6837186448575013770&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/6837186448575013770'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/6837186448575013770'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/06/cette-sale-re-du-salaire.html' title='Cette sale ère du salaire'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-8944720840968022859</id><published>2007-05-28T14:12:00.000+04:00</published><updated>2007-05-28T14:17:00.224+04:00</updated><title type='text'>La morale politique de Sarkozy</title><content type='html'>&lt;p&gt;                        &lt;span class="articleSURTITRE"&gt;&lt;br /&gt;                     &lt;/span&gt;&lt;span class="articleTITRE"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;                     &lt;/p&gt;&lt;blockquote class="spip"&gt;  &lt;p class="spip"&gt;« Exigence de réhabiliter les valeurs du travail, de l’effort, du mérite, du respect, parce que ces valeurs sont le fondement de la dignité de la personne humaine et la condition du progrès social. »&lt;br /&gt;(Allocution de M. Nicolas SARKOZY, Président de la République, à l’occasion de la cérémonie d’installation)&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;« Les citoyens ne se laissent opprimer qu’autant qu’entraînés par une aveugle ambition et regardant plus au-dessous qu’au-dessus d’eux, la domination leur devient plus chère que l’indépendance, et qu’ils consentent à porter les fers pour en pouvoir donner à leur tour. »&lt;br /&gt;(Rousseau, &lt;i class="spip"&gt;Discours sur les inégalités&lt;/i&gt;)&lt;/p&gt;  &lt;/blockquote&gt;                     &lt;table bgcolor="#cccccc" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="100%"&gt;                       &lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;                         &lt;td height="1"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;                       &lt;/tr&gt;                     &lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;                     &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt; &lt;/p&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;On pourra longuement discuter de la manière dont Nicolas Sarkozy a pu obtenir le pouvoir présidentiel. On analysera avec raison l’origine sociale des électeurs, la maîtrise supposée de tel ou tel dossier, les capacités rhétoriques du personnage, mais toutes ces raisons ne suffisent pas encore à comprendre pourquoi il a pu convaincre une majorité de Français, en affichant des sentiments dans lesquelles ils peuvent se reconnaître et des valeurs dont ils peuvent espérer qu’elles s’inscriront dans les politiques à venir. Sur le plan de la communication, ce tour de force qui consiste à représenter une morale forte et assurée, puis à faire admettre qu’elle inspirera véritablement les politiques à venir, qui est indéniablement réussi.&lt;/p&gt;  &lt;h3 class="spip"&gt;L’usage politique de la morale&lt;/h3&gt;   &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Tous les candidats jouent sur le terrain moral à partir du moment où ils parlent au nom de valeurs et évoquent leur désir de combattre les injustices. Tous savent que c’est sur un des terrains où l’on marque des points en politique, en renvoyant l’image d’une certaine morale, d’une certaine conception des valeurs et de la justice. A titre d’exemple, le discours communiste (qu’il soit porté par le Parti communiste, par la Ligue communiste révolutionnaire ou encore par Lutte ouvrière) vise d’abord à combattre l’injustice patente d’une répartition des richesses qui bénéficie aux propriétaires et non aux travailleurs, en considérant que ces derniers sont la source de la production de richesses ; ça n’a aucun sens de voter communiste sans le sentiment fort d’une telle injustice.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Autre exemple : on pourra débattre longuement du chômage, de sa mesure statistique, avec des avis contradictoires et des interprétations toujours plus fines, pour déterminer quels sont les droits il faut accorder aux chômeurs. Ce type de discussion est indispensable mais elle ne suffira pas à trancher la question. Il y a un moment où ce sont des choix d’ordre éthique qui décident. Ainsi, on pourra prendre position en soutenant qu’en fait de nombreux chômeurs sont des « tricheurs » ; on soulignera que « certains » vivent dans une aisance qui contraste avec les efforts imposés au reste de la population ; on insistera sur le fait qu’ils vivent sur les richesses de la France sans y contribuer, que d’autres « se lèvent tôt » pour leur permettre de vivre tout à fait correctement ; on sous-entendra en fin de compte que les uns reçoivent beaucoup sans faire d’effort et sans gratitude, payés par d’autres qui se privent ainsi d’une partie des richesses qu’ils ont créées. Conclusion : il vaut mieux baisser les droits des chômeurs, augmenter les contrôles, rendre l’accès au chômage plus difficile.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Voilà une argumentation oh combien efficace : on ne saura jamais qui sont exactement ces « tricheurs », combien ils sont, ni combien sont ceux qui sont lésés par le système, et peu importe pour l’électeur qui se voit imposer l’urgence de choisir. Il lui suffira de se reconnaître dans le rôle de celui qui est trompé, trahi, spolié, de répondre le plus simplement du monde à l’opportunité qui lui est offerte de donner un sens moral à sa situation… pour choisir ensuite un candidat capable de porter la justice à sa place. Devant une telle occasion de satisfaire son sens moral, à peu de frais et sans trop d’effort, il peut devenir difficile de résister.&lt;/p&gt;  &lt;h3 class="spip"&gt;Un discours de la réaction&lt;/h3&gt;   &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Sur la question du chômage et sur tant d’autres, c’est à un même fond moral que le discours sarkoziste fait appel. Se revendiquer comme candidat des « valeurs » ou fustiger les injustices ne suffit pas. &lt;i class="spip"&gt;Incarner une morale en politique, c’est proposer une hiérarchie des valeurs capable de faire sens dans tous les domaines de la vie sociale.&lt;/i&gt; N. Sarkozy veut « remettre les bonnes valeurs  au centre de la société ». Certes, mais ces « valeurs », quelles sont-elles ?&lt;/p&gt;  &lt;blockquote class="spip"&gt;   &lt;p class="spip" align="justify"&gt;« Le peuple français a choisi de rompre. De rompre avec les idées, les habitudes et les comportements du passé. Je vais donc réhabiliter le travail, l’autorité, la morale, le respect. Je vais remettre à l’honneur la nation et l’identité nationale, je vais rendre aux Français la fierté d’être français. » (Discours du dimanche 6 mai 2007, soir des résultats du second tour)&lt;/p&gt;  &lt;/blockquote&gt;   &lt;p class="spip" align="justify"&gt;La manière qu’a N. Sarkozy de « rompre avec le passé » peut paraître étrange, puisqu’il s’agit de remettre au goût des jours « le travail, l’autorité, la morale, le respect » et « la nation ». Or, ce type de valeurs, on en conviendra, n’est pas vraiment ce qui se fait de plus novateur en politique. Comment peut-on assimiler ainsi une volonté de rupture politique à ce qui constitue un fantastique retour en arrière ? Sur le plan historique, la manœuvre est en fait assez simple [&lt;a href="http://www.journaldumauss.net/spip.php?article93#nb1" name="nh1" id="nh1" class="spip_note" title="[1] Cf. cet article très intéressant sur le rapport de N. Sarkozy à (...)"&gt;1&lt;/a&gt;]. Il s’agit d’abord de brouiller les repères, voire de falsifier les oppositions historiques, par exemple en défendant la « liberté » de travailler plus au nom de Jaurès. Il s’agit aussi d’imputer la responsabilité de tous nos maux actuels à une certaine idéologie, celle de mai 68, et à une certaine politique, celle des réformes socialistes pour l’essentiel, pour rétablir ce que l’une et l’autre ont détruit. En fait, ce que défend Sarkozy est ni plus ni moins qu’un retour vers une morale que les droites des XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; ont déjà portée et qu’on peut identifier comme tout à fait &lt;i class="spip"&gt;réactionnaire&lt;/i&gt; ; morale de la réaction, de la revanche et du ressentiment.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;D’abord et avant tout, il s’agit de « rendre aux Français la fierté d’être français » : les Français ont perdu quelque chose, une dignité, que seule une autorité forte saura restaurer. Pour qui a le sentiment d’avoir été abandonné, qui pense avoir beaucoup donné et peu reçu en retour, la séduction du discours réactionnaire est très forte. C’est faire appel à un sentiment d’injustice très réel et particulièrement puissant.&lt;/p&gt;  &lt;blockquote class="spip"&gt;   &lt;p class="spip" align="justify"&gt;« Je vous le dit avec franchise : la France ne peut pas continuer à en faire toujours plus pour ceux qui fraudent, abusent, ne veulent pas travailler, et toujours moins pour ceux qui font des efforts, respectent les principes essentiels d’une vie en société. » (profession de foi du 2nd tour)&lt;/p&gt;  &lt;/blockquote&gt;   &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Il faut bien supposer que ce qui a été perdu a été accaparé par quelqu’un, il faut que la rancoeur trouve un objet à sa portée. Il faut un coupable, mais qui exactement ? L’avant-veille du scrutin du second tour, TF1, chaîne de télévision la plus regardée de France, visiblement très soucieuse d’occuper l’espace médiatique pendant la courte trêve de campagne, proposait un reportage du « Droit de savoir »sur &lt;i class="spip"&gt;« la France qui triche : Faux chômeurs, RMIstes fraudeurs et malades imaginaires »&lt;/i&gt; [&lt;a href="http://www.journaldumauss.net/spip.php?article93#nb2" name="nh2" id="nh2" class="spip_note" title="[2] On peut lire un résumé suggestif de cette émission ."&gt;2&lt;/a&gt;]. Voilà une manière de désigner des coupables, sans trop de détour et sans prendre trop de risque. Voilà aussi une manière d’opposer une France à une autre, en produisant une ligne de partage imaginaire entre ceux qui travaillent, qui sont responsables, et d’autres qui profitent voire trichent.&lt;/p&gt;  &lt;h3 class="spip"&gt;La morale du mérite&lt;/h3&gt;   &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Si l’injustice fondamentale consiste à ne pas reconnaître les individus à la mesure de leurs efforts et de leurs fautes, si les uns, ceux qui « se lèvent tôt », travaillent, se sacrifient pour d’autres, qui « trichent » et « abusent », le rôle de l’autorité politique est de corriger cet état des choses, en rendant à chacun selon son mérite propre : il faut que les uns se voient imposer des sanctions proportionnées à leurs fautes et que les autres reçoivent les récompenses dignes de leurs efforts. C’est le principe du &lt;i class="spip"&gt;mérite&lt;/i&gt;, et nul autre, qui aura pris la première place dans tous les discours du futur président, jusqu’à devenir la valeur centrale, voire l’étalon et le critère de toutes les autres valeurs.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Le mérite renferme une conception très séduisante de la justice qui peut s’imposer aussi bien dans le domaine de l’éducation, de l’économie, de la santé, de l’identité nationale, etc. Sa morale permet d’associer des idées politiques qui se marient pourtant difficilement, le libéralisme économique et le nationalisme identitaire par exemple. Il recèle un moralisme politique, qui porte en lui une part d’espoir et une autre de ressentiment, qui permet de penser qu’il suffit de consentir à des efforts (en travaillant plus, en s’intégrant, en respectant les lois) pour être récompensé (par un salaire plus élevé, par des meilleures notes à l’école, par le droit d’être français, par l’assurance d’être respecté par la police) et qui, de l’autre côté, permet de considérer un statut inférieur (chômeur, mauvais élève, sans-papier ou délinquant) comme le résultat généralement légitime d’une incapacité de responsabilité et d’effort, dont l’individu doit payer le prix.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;En ce qui concerne la répartition des richesses, ce type de morale permet de justifier les inégalités sociales tout en ignorant la plupart de ses effets. Elle tend à attribuer l’intégralité de la réussite ou de l’échec d’un homme à l’effort dont il s’est rendu capable ; si elle parle aussi bien aux riches qu’aux moins riches, c’est qu’elle persuade les uns du bien-fondé de leur richesse et les autres de la possibilité de gagner plus pourvu qu’ils consentissent à des efforts. Ce discours a sa part de vérité, sans quoi il ne réussirait pas si bien, mais aussi sa part de mensonge, pour qui s’informe un minimum sur les conditions sociales de réussite [&lt;a href="http://www.journaldumauss.net/spip.php?article93#nb3" name="nh3" id="nh3" class="spip_note" title="[3] Sur le mérite supposé des grands hommes d'affaire, auxquels N. Sarkozy (...)"&gt;3&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Cette logique de la rétribution interdit de reconsidérer sérieusement la répartition des biens (des fortunes, du travail, de la reconnaissance sociale) : elle fustige toute volonté de répartition comme insensée et s’étonne à peine de la croissance délirante, scandaleuse, des inégalités actuelles. Elle concèdera qu’il faut bien des minima sociaux mais à un niveau tel qu’il permette tout juste à l’individu de survivre tout en lui imposant de chercher du travail… Pour peu qu’il y ait du travail, sans quoi le simple fait de survivre est redoublé part le sentiment de n’être qu’un incapable et l’objet d’une charité condescendante. A l’autre bout du spectre social, la même morale trouvera odieuse et indécente l’idée suivant laquelle il faudrait une limite supérieure, un seuil, sans se demander s’il n’y a pas un moment où la concentration de richesse est improductive voire dangereuse [&lt;a href="http://www.journaldumauss.net/spip.php?article93#nb4" name="nh4" id="nh4" class="spip_note" title="[4] Il est toujours temps de s'interroger sur un Revenu maximal admissible. (...)"&gt;4&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Par ailleurs, il faut poser le problème de la &lt;i class="spip"&gt;mesure&lt;/i&gt; du mérite, dans chaque cas où sa logique doit s’appliquer. Comment proportionner efficacement les efforts et les mérites ? S’il faut « travailler plus pour gagner plus » comment faire en sorte que la proportion soit équitable ? Comment justifier qu’à niveau d’effort comparable des disparités aussi considérables de salaires ? Serait-ce que les efforts des uns valent des milliers de fois plus que ceux des autres ? Et quel type d’efforts récompense-t-on ? Chacun sait que les travaux les plus désagréables sont aussi les moins payés et que les travaux les plus intéressants et les plus plaisants sont aussi le plus souvent les mieux payés [&lt;a href="http://www.journaldumauss.net/spip.php?article93#nb5" name="nh5" id="nh5" class="spip_note" title="[5] Si on le sait plus ou moins spontanément, on peut toujours vérifier cette (...)"&gt;5&lt;/a&gt;]. A quoi se mesure-t-on le niveau de rétribution alors, si ce n’est à l’effort ? A des qualités telles que l’initiative, le courage, l’innovation, qui échappent par nature à toute mesure objective ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Enfin, cette morale du mérite suppose qu’une majorité des citoyens agit principalement par intérêt ou par contrainte, en faisant passer au second plan les autres motivations, que sont par exemple le plaisir de l’activité elle-même ou le désir de donner aux autres. Par exemple, en matière d’éducation, il faut se demander si c’est en payant les professeurs au mérite (si toutefois c’est possible) et en leur imposant des contraintes plus élevées qu’on les motivera à faire des cours de qualité. Considérons un professeur attaché à la qualité de son travail et demandons-nous ce qui le motive [&lt;a href="http://www.journaldumauss.net/spip.php?article93#nb6" name="nh6" id="nh6" class="spip_note" title="[6] Sur cette question, on peut lire avec profit les « Considérations sur le (...)"&gt;6&lt;/a&gt;] et, d’ailleurs, posons-nous la même question pour toute activité et pour tout acteur social, aussi bien le conducteur de train que le chef d’entreprise, le policier, le médecin, l’élu politique, le responsable d’association. Demandons-nous sérieusement si le goût de l’argent et la peur de la sanction suffisent à rendre les individus actifs et responsables.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Certes, le seul principe du mérite ne fait pas tout le programme du nouveau Président, dont le discours valorise aussi le « respect des autres », « l’honnêteté », « la famille », « le développement durable », etc. Il est parfaitement clair, toutefois, que la priorité vient au « travail », au « mérite » et à l’ « effort ». Si Sarkozy prône « une France où la réussite est au service de la solidarité », c’est parce que, de ce point de vue, la réussite économique, obtenue à force de « mérite », est la condition première, inéluctable, pour donner « plus » à ceux qui ont « moins ». D’abord la morale du mérite, ensuite la solidarité, laquelle se conçoit plus comme une sorte de charité, puisqu’il s’agit pour ceux ont « plus », et qui le méritent, de donner à ceux qui n’auront pu tiré leur épingle du jeu.&lt;/p&gt;  &lt;h3 class="spip"&gt;Quelle autre morale ?&lt;/h3&gt;   &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Est-il possible de résister à cette morale ? La question vaut la peine d’être posée quand on voit la facilité avec laquelle elle a pu s’imposer dans le débat politique, y compris à gauche. De fait, le « donnant-donnant », le « contrat social » et la « société des droits et des devoirs » de Ségolène Royal représentent une autre version, certes moins radicale et réactionnaire, de cette même moralité où il faut proportionner ce qu’on reçoit à ce qu’on donne. Ce faisant, elle n’a pu conférer à sa conception de la justice la même franchise et la même clarté que son adversaire de droite. Cette stratégie de pondération était-elle la bonne ? Est-ce dans les pas de son adversaire que l’on construit sa victoire ? N’était-il pas plus simple de commencer par le début et remettre le mérite à sa place, c’est-à-dire au second plan ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Pour qui - et quel que soit son horizon politique - rejette aujourd’hui la conception des valeurs de la droite actuelle, il devient indispensable de refuser la primauté du mérite. Il est aujourd’hui nécessaire, comme il l’a toujours été, d’adopter une &lt;i class="spip"&gt;morale de l’inconditionnalité&lt;/i&gt;, qu’il faut consolider et assumer avec force, c’est-à-dire une conception suivant laquelle les membres d’une société ont d’abord des droits et des devoirs inaliénables : le devoir premier et inconditionnel de solidarité, aussi bien envers ses concitoyens qu’envers les générations passées et celles encore à naître ; le droit à un revenu minimum, à un logement, à ne pas sombrer dans la misère, parce que personne ne le mérite.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;C’est une conception selon laquelle la valeur d’une action ne se mesure pas à sa récompense, que le goût de l’argent, du prestige social ou du pouvoir ne sont pas nécessairement les motivations les plus fortes et les plus solides. Et c’est aussi une certaine idée de la justice qui estime que la punition ne suffit pas à éviter les échecs et les fautes, qu’on ne bannira pas les crimes en accentuant indéfiniment les peines, que la peur du châtiment ne suffira pas seule à démotiver l’augmentation des délits. On objectera qu’il s’agit d’un discours naïf, bêtement généreux, voire pervers puisqu’il inciterait à l’immobilisme plutôt qu’au changement, tout en générant un « sentiment d’impunité » chez les tricheurs et les criminels de toutes sortes. Ce serait effectivement le cas si on n’exigeait rien de personne, si la société donnait et pardonnait tout sans rien demander en retour, s’il ne s’agissait pas d’obliger chacun envers tous. Ce serait donner une image particulièrement naïve et irréfléchie de l’inconditionnalité, qu’il ne s’agit pas ici de défendre.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Enfin, s’il faut aujourd’hui soutenir une idée inconditionnelle de la justice, c’est aussi par pragmatisme. L’attribution des droits et des richesses suivant le mérite est fausse et mensongère, parce qu’elle ne s’appliquera jamais avec équité, parce qu’elle ne concerne pas tous les citoyens de la même manière, parce qu’elle vise très explicitement certaines catégories de population (ici celle des chômeurs, des travailleurs pauvres, des immigrés et des enfants issus de l’immigration post-coloniale), mais aussi parce qu’à vouloir fonder la justice sur la seule rétribution elle oblige à mesurer ce qui n’est pas mesurable et à affaiblir le dévouement et l’engagement dont beaucoup sont capables, en prônant une morale de la carotte et du bâton.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Le travail de critique et de réassurance qui est le nôtre n’est pas simple, mais s’il faut combattre des idées si bien installées, l’erreur, pour ceux qui craignent les politiques à venir, serait de considérer qu’ils sont désarmés. Si l’opposition à N. Sarkozy manque certainement de clarté, si elle est encore saisie par la peur, si elle apparaît trop dispersée quand son adversaire manifeste tant d’unité, elle a pour elle une qualité : elle est déjà extrêmement ferme et résolue. Et la force de cette opposition provient d’une profonde différence morale qu’il suffit de connaître et d’assumer, en affirmant ses propres valeurs en les réassurant sur tous les terrains, dans tous les domaines et dans chaque détail de la vie sociale.&lt;/p&gt;&lt;span class="articleSURTITRE"&gt;Fabien Robertson&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.journaldumauss.net/"&gt;La revue du MAUSS&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;p class="spip_note"&gt;[&lt;a href="http://www.journaldumauss.net/spip.php?article93#nh1" name="nb1" class="spip_note" title="Notes 1"&gt;1&lt;/a&gt;] Cf. cet &lt;a href="http://cvuh.free.fr/spip.php?article82" class="spip_out"&gt;article très intéressant sur le rapport de N. Sarkozy à l’histoire&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip_note"&gt;[&lt;a href="http://www.journaldumauss.net/spip.php?article93#nh2" name="nb2" class="spip_note" title="Notes 2"&gt;2&lt;/a&gt;] On peut lire un &lt;a href="http://instantstele.blogs.liberation.fr/instantstele/2007/05/cest_lheure_o_t.html" class="spip_out"&gt;résumé suggestif de cette émission &lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip_note"&gt;[&lt;a href="http://www.journaldumauss.net/spip.php?article93#nh3" name="nb3" class="spip_note" title="Notes 3"&gt;3&lt;/a&gt;] Sur le mérite supposé des grands hommes d’affaire, auxquels N. Sarkozy rend si souvent hommage, il faut lire le &lt;i class="spip"&gt;Portrait de l’homme d’affaire en prédateur&lt;/i&gt; de Michel Villette et Catherine Vuillermont (La Découverte, 2005).&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip_note"&gt;[&lt;a href="http://www.journaldumauss.net/spip.php?article93#nh4" name="nb4" class="spip_note" title="Notes 4"&gt;4&lt;/a&gt;] Il est toujours temps de s’interroger sur un Revenu maximal admissible. Cf. cet &lt;a href="http://www.journaldumauss.net/spip.php?article82" class="spip_out"&gt;article de Denis Clerc&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip_note"&gt;[&lt;a href="http://www.journaldumauss.net/spip.php?article93#nh5" name="nb5" class="spip_note" title="Notes 5"&gt;5&lt;/a&gt;] Si on le sait plus ou moins spontanément, on peut toujours vérifier cette inadéquation entre effort et reconnaissance salariale à travers la lecture de l’ouvrage de Christian Baudelot et Michel Gollac sur le rapport entre travail et bonheur en France &lt;i class="spip"&gt;Travailler pour être heureux ?&lt;/i&gt;, Bayard, 2003&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip_note"&gt;[&lt;a href="http://www.journaldumauss.net/spip.php?article93#nh6" name="nb6" class="spip_note" title="Notes 6"&gt;6&lt;/a&gt;] Sur cette question, on peut lire avec profit les &lt;a href="http://www.journaldumauss.net/spip.php?article10" class="spip_out"&gt;« Considérations sur le métier de professeur » de Franck Depril&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-8944720840968022859?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/8944720840968022859/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=8944720840968022859&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/8944720840968022859'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/8944720840968022859'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/05/la-morale-politique-de-sarkozy.html' title='La morale politique de Sarkozy'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-7787984851199936769</id><published>2007-05-19T18:43:00.000+04:00</published><updated>2007-05-19T18:49:25.605+04:00</updated><title type='text'>Non l'économie française n'est pas en déclin!</title><content type='html'>&lt;div class="chapo"&gt;&lt;p class="spip"&gt;Il est bien difficile aujourd’hui de trouver, dans les médias tant nationaux qu’internationaux, un commentaire sur l’économie française où manquent les mentions obligatoires de son déclin, de la faiblesse de la croissance, ou de la persistance d’un chômage de mass, et qui ne présente pas comme une évidence l’urgente nécessite de « réformes ». Entre guillemets, « réformes », car ce mot est devenu un nom de code plus ou moins explicite pour un programme à sens unique : libéralisation d’un marché du travail considéré « trop rigide » via l’assouplissement du code du travail, baisse des charges sur les entreprises, affaiblissement du contrôle de l’Etat, et, naturellement, baisse des impôts. Des travailleurs plus flexibles et moins chers seraient plus facilement embauchés, ce qui améliorerait la compétitivité des entreprises et leurs profits, sur le modèle anglais ou américain. Et évidemment les 35 heures tant décriées, cette « aberration économique », doivent être éliminées afin de remettre la France au travail.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Le problème est que ce programme, qui sert bien les intérêts des actionnaires et des dirigeants d’entreprise, se base sur une description extrêmement partielle et partiale de la réalité économique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;    &lt;!-- --&gt;&lt;!-- finde_surligneconditionnel --&gt;                    &lt;!-- &lt;h2 class="forum-repondre"&gt;&lt;a href="http://www.betapolitique.fr/spip.php?page=forum&amp;id_article=856"&gt;R&amp;eacute;pondre &amp;agrave; cet article&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;--&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;Le leitmotiv du déclin prend généralement appui sur la croissance plus faible de la France, relativement à celle de pays comme le Royaume-Uni et les Etats-Unis, ces dernières années, et sur la baisse relative de son PIB par tête. Or cette description tronquée de la réalité ne tient pas compte de la distribution des richesses, et de l’augmentation extraordinaire de l’inégalité dans ces économies censées nous servir de modèle. En fait, toute la richesse créée dans ces pays a été captée par une tranche étroite de la population. Les revenus médians sont stagnants, alors que les revenus des 0,1% les plus riches de la population augmentent en flèche, au point d’être passés de 2% à 7% des revenus totaux en moins de vingt ans aux Etats-Unis, selon les chiffres de l’étude de &lt;a href="http://www.nber.org/papers/w11955" class="spip_out"&gt;Piketty et Saez&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.eurotrib.com/files/3/060426_share_of_top_0.1_income_1885_2005_various_countries.gif" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i class="spip"&gt;« &lt;a href="http://search.ft.com/ftArticle?queryText=Wolf%20Gilded%20Age&amp;y=0&amp;amp;amp;amp;aje=true&amp;x=0&amp;amp;id=060425009494" class="spip_out"&gt;A New Gilded Age&lt;/a&gt; »&lt;br /&gt;Martin Wolf, Financial Times, 25/04/2006&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;p class="spip"&gt;Ces 5% supplémentaires captés par les plus riches sont équivalents à l’appauvrissement relatif des Français (dont le PIB par tête est passé de 78% à 72% de celui des Américains sur la période, en moyenne) ce qui veut dire que la croissance économique a été identique en France — pour les 99,9% les moins riches de la population....&lt;/p&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.eurotrib.com/files/3/070124_GDP_per_capita_compared_to_US___6_countries_50_06.gif" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i class="spip"&gt;« &lt;a href="http://www.betapolitique.fr/href=%22http://search.ft.com/ftArticle?queryText=Wolf+corporatist+Europe&amp;y=0&amp;amp;amp;amp;aje=true&amp;x=0&amp;amp;id=070124000980" class="spip_out"&gt;European corporatism needs to embrace market-led change&lt;/a&gt; »&lt;br /&gt;Martin Wolf, Financial Times, 24/01/2007 &lt;/i&gt;&lt;p class="spip"&gt;&lt;i class="spip"&gt;&lt;img src="http://www.eurotrib.com/files/3/070124_relative_GDP_FR_US_excluding_top_0.1_.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;Le même graphique pour le PIB relatif de la France, excluant les 0,1% les plus riches&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;/center&gt;&lt;p class="spip"&gt;L’accroissement des inégalités se constate également à l’autre bout de l’échelle des revenus, où on note un taux de pauvreté infantile de 7% en France, de 16% au Royaume-Uni (le double de celui en 1979) et de 20% aux Etats-Unis (sans oublier les 15% d’Américains qui n’ont aucune couverture maladie).&lt;/p&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.eurotrib.com/files/3/070214_child_poverty_rates.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i class="spip"&gt;« &lt;a href="http://www.unicef-icdc.org/presscentre/presskit/reportcard7/rc7_eng.pdf" class="spip_out"&gt;An overview of child well-being in rich countries&lt;/a&gt; »&lt;br /&gt;UNICEF, Innocenti Report Card 7, 2007&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;p class="spip"&gt;Même en appliquant le seuil de pauvreté américain en valeur absolue (selon un calcul légèrement différent du précédent) il y a moins d’enfants pauvres en France (11% contre 14% — sans parler des 29% du Royaume-Uni), malgré un revenu moyen par tête de 30% plus faible.&lt;/p&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.eurotrib.com/files/3/070215_absolute_child_poverty.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i class="spip"&gt;« &lt;a href="http://www.unicef-icdc.org/publications/pdf/repcard1e.pdf" class="spip_out"&gt;A league Table of Child Poverty in Rich Nations&lt;/a&gt; »&lt;br /&gt;UNICEF, Innocenti Report Card 1, 2000&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;p class="spip"&gt;Chose extraordinaire en temps de paix, les Etats-Unis enregistrent aujourd’hui une &lt;a href="http://www.nytimes.com/2007/04/22/health/22infant.html" class="spip_out"&gt;augmentation de leur taux de mortalité infantile&lt;/a&gt;. Un enfant né dans une famille pauvre de ce pays a aujourd’hui une espérance de vie de &lt;a href="http://search.ft.com/ftArticle?queryText=Child+poverty+weakens+the+Anglo-Saxon+model&amp;y=6&amp;amp;amp;amp;aje=true&amp;x=9&amp;amp;id=070401002982" class="spip_out"&gt;15 ans inférieure&lt;/a&gt; à celle d’un enfant né dans une famille aisée.&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;Il est compréhensible de défendre la liberté des membres les plus dynamiques de la société d’entreprendre et de bénéficier des fruits de leur travail, mais cette liberté accordée sans contrepartie s’accompagne inévitablement de fractures sociales bien plus marquées que celles connues en France. Le choix d’un niveau élevé de solidarité et de redistribution modère les revenus des plus riches, soit, mais, fait moins souvent évoqué, pas ceux des autres. Ainsi, la banque UBS a noté que le deuxième décile de revenus a connu une augmentation de son niveau de vie de 7% en France et une baisse de 12% aux Etats-Unis entre 1997 et 2004, et que le neuvième décile avait connu une augmentation de 12% en France et de 10% aux Etats-Unis. Un Français de revenu modeste ou membre des classes moyennes ou même aisées profite plus de la croissance modérée de l’économie française que son cousin américain ne profite du dynamisme de son pays.&lt;/p&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.eurotrib.com/files/3/070202_real_income_2nd_9th_quintiles_97_04_FR_DE_UK_US_JP.jpg" width="500" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i class="spip"&gt;« &lt;a href="https://www.ubs.com/1/e/media_overview/media_emea/mediareleases?newsId=106475" class="spip_out"&gt;Unequal Economics&lt;/a&gt; »&lt;br /&gt;UBS, 10/2006&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;p class="spip"&gt;Il semblerait donc que, sur le plan des revenus, les très riches forment le seul groupe qui bénéficie des « réformes ». Mais cette conclusion ne fait-elle pas bon marché du chômage dont souffre la France ?&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;Tout dépend de ce qu’on mesure. Ainsi, parmi les hommes de 25 à 54 ans, 87,6% avaient un emploi en 2004 en France, et 87,3% aux Etats-Unis, selon les chiffres de l’OCDE. Et &lt;a href="http://guerby.org/blog/index.php/2007/01/08/140-un-rappel-sur-la-definition-du-chomage" class="spip_out"&gt;pourtant&lt;/a&gt; le taux de chômage pour cette catégorie était alors de 7,4% en France, et 4,4% aux Etats-Unis. La ligne séparant chômage d’inactivité n’est visiblement pas mise au même endroit dans chaque pays... De même, le chômage des jeunes touche 8,4% des 15-24 ans en France, contre 5,5% au Danemark, 7,6% aux Etats-Unis et 7,5% au Royaume-Uni, donc pas de quoi crier à la faillite du modèle.&lt;/p&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.eurotrib.com/files/3/060116_ch_mage_jeunes.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i class="spip"&gt;« &lt;a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-731025,0.html%22%3E%C2%A0%C2%BB%3Cbr%3ELe%20Monde,%2017/01/2006" class="spip_out"&gt;Déréglementation sans précédent du marché du travail&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;img src="http://www.eurotrib.com/files/3/060420_youth_unemployment_FT.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i class="spip"&gt;Simon Briscoe&lt;br /&gt;Financial Times, 20/04/2006&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;/center&gt;&lt;p class="spip"&gt;Certes, le taux de chômage est nettement plus élevé, mais cela reflète essentiellement le fait que la population active est plus étroite dans cette classe d’âge en France, notamment parce que moins de jeunes trouvent nécessaire d’occuper un emploi tout en poursuivant leurs études.&lt;/p&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.eurotrib.com/files/3/060307_what_the_15_24_do.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i class="spip"&gt;&lt;a href="http://abonnes.lemonde.fr/web/infog/0,47-0@2-3224,54-736262@51-734525,0.html" class="spip_out"&gt;Le Monde&lt;/a&gt;, 31/01/2006&lt;/i&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;img src="http://www.eurotrib.com/files/3/060126_etudiants_et_travail_en_m_tps.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i class="spip"&gt;Eurostat, « Forces de travail 2000 »&lt;br /&gt;via Le Monde, 26/01/2006&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;/center&gt;&lt;p class="spip"&gt;Mais les Français travaillent moins, nous dit-on.&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;&lt;a href="http://obouba.over-blog.com/article-5336542-6.html#anchorComment" class="spip_out"&gt;Même pas&lt;/a&gt; (voir commentaire n°10, de Jean-François Couvrat). Les travailleurs français effectuent 37,4 heures par semaine en moyenne, contre 35,6 heures au Royaume-Uni. Les employés à temps plein travaillent effectivement moins longtemps en France (40,9 heures contre 43,2 heures en 2005), mais le nombre élevé d’emplois à temps partiel baisse la moyenne britannique ; le nombre d’heures totales travaillées dans le deux pays est à peu près équivalent, pour des populations similaires. Dire que les Français travaillent moins est donc tout simplement faux.&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;Par ailleurs, la France a créé autant d’emplois que le Royaume-Uni au cours des 10 dernières années : 2,5 millions. La seule différence est que, au Royaume-Uni, la création de postes a été très régulière, alors qu’en France, la quasi totalité de ces emplois a été créée entre 1997 et 2002, c’est-à-dire précisément au moment de la mise en place des 35 heures, et ce alors que la croissance mondiale a été plus forte ces 5 dernières années.&lt;/p&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.eurotrib.com/files/3/060803_salari_s_France_81_05_UNEDIC.jpg" width="600" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i class="spip"&gt;UNEDIC, « Statistiques annuelles des effectifs salariés affiliés »&lt;br /&gt;via &lt;a href="http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/doc/20060802/800305_unedicemploi.pdf" class="spip_out"&gt;Le Monde&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;img src="http://www.eurotrib.com/files/3/050901_France_UK_jobs.jpg" width="600" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i class="spip"&gt;&lt;a href="http://www.ccf.com/images/upload/fr/pdfactu/2005_question%20actualit%E9_Royaume%20Uni%2004.pdf" class="spip_out"&gt;HSBC-CCF&lt;/a&gt;, Questions d’actualité - le Royaume-Uni en 2004&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;/center&gt;&lt;p class="spip"&gt;Plus remarquable encore, la France a créé plus d’emplois dans le secteur privé (+10% entre 1996 et 2002, selon l’OCDE) que le Royaume-Uni (+6%) ou les Etats-Unis (+5%). En fait, le Royaume-Uni n’a créé quasiment aucun emploi net dans le secteur privé depuis près de 5 ans, mais a bénéficié de l’augmentation très forte des emplois dans le &lt;a href="http://www.ft.com/cms/s/18ab935c-e8c9-11d9-87ea-00000e2511c8.html" class="spip_out"&gt;secteur public&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.eurotrib.com/files/3/060327_creations_emploi_secteur_priv__96_02.jpg" width="600" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i class="spip"&gt;OCDE, via &lt;a href="http://hussonet.free.fr/ocdertt4.pdf" class="spip_out"&gt;Hussonet&lt;/a&gt; (pdf)&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;p class="spip"&gt;Cela reflète le fait que les croissances anglaise et américaine reposent très largement sur l’augmentation de la dépense publique, qui a littéralement explosé sous Blair et Bush, passant de 38% à 45% du PIB au RU et de 34% à 37% aux EU entre 2000 et 2006. Dans le cas britannique, cette relance keynésienne (centrée sur les secteurs de l’éducation et de la santé) s’est faite grâce à l’augmentation des impôts et à la cagnotte du pétrole de la Mer du Nord, tandis que l’administration Bush a présidé (pour payer sa guerre en Iraq) à une augmentation sans précédent de la dette publique --- et de la dette privée, la plupart des ménages se voyant obligés d’emprunter — sur le dos d’une bulle immobilière également sans équivalent — pour compenser la stagnation de leurs revenus. Mais dans ce cas-là, semble-t-il, il s’agit de « dynamisme ». Il paraît cependant légitime de se demander quelle partie du modèle anglo-saxon nous sommes conviés à copier...&lt;/p&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.eurotrib.com/files/3/060919_public_spending_as_percent_GDP_96_06_FR_UK_US_DE_EU.gif" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i class="spip"&gt;« &lt;a href="http://www.ft.com/cms/s/1bf6eb0a-4675-11db-ac52-0000779e2340.html" class="spip_out"&gt;How Labour steered an economy going global&lt;/a&gt; »&lt;br /&gt;Financial Times, 19/09/2006&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;p class="spip"&gt;Evidemment, il ne s’agit pas de dire que tout va bien en France, ni qu’il n’y a rien à changer. Mais le mot « réforme » est maintenant porteur d’un tel agenda idéologique qu’on aurait sans doute tout à gagner à l’exclure de tout discours qui se voudrait sincère. A moins, bien entendu, que nous soyons tous déjà d’accord que l’objectif qu’il convient de fixer soit effectivement de faire baisser les revenus des travailleurs les plus modestes afin de réduire le fardeau qui pèse sur les quelques « happy few » en haut de l’échelle des revenus.&lt;/p&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.eurotrib.com/files/3/070402_GDP_and_median_wages_02_07.gif" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i class="spip"&gt;« &lt;a href="http://online.wsj.com/article/SB117486847296848522-search.html?KEYWORDS=Bush+Reorients+Rhetoric%2C+Acknowledges+Income+Gap&amp;amp;COLLECTION=wsjie/6month" class="spip_out"&gt;Bush Reorients Rhetoric, Acknowledges Income Gap&lt;/a&gt; »&lt;br /&gt;Wall Street Journal, 26/03/2007&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;p class="spip"&gt;Il est tentant de se demander si le feu roulant qui tend à déprécier l’économie française provient de ceux qui ne supportent pas l’existence d’un modèle social différent, modèle qui prouverait que la « réforme » n’est pas indispensable. S’il est possible d’assurer la prospérité de presque tous en décourageant la concentration de la richesse entre quelques mains, cela élimine le principal argument des partisans du capitalisme débridé. Comme l’a dit le milliardaire Warren Buffett, les riches aux Etats-Unis mènent — et gagnent — la lutte des classes. Depuis la chute du mur de Berlin, ce vocabulaire semble décrédibilisé et désuet, ce dont certains ont su profiter. Il serait temps de noter qu’ils n’agissent pas dans l’intérêt de tous, mais uniquement dans le leur.&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;&lt;a href="http://www.betapolitique.fr/"&gt;Betapolitique&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-7787984851199936769?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/7787984851199936769/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=7787984851199936769&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/7787984851199936769'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/7787984851199936769'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/05/non-lconomie-fracaise-nest-pas-en-dclin.html' title='Non l&apos;économie française n&apos;est pas en déclin!'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-7345659094016343510</id><published>2007-05-08T21:10:00.000+04:00</published><updated>2007-05-08T21:13:23.509+04:00</updated><title type='text'>La majorité c'est vous</title><content type='html'>&lt;img src="http://korkos.club.fr/maltete-01.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;photographie de &lt;a href="http://laboiteaimages.hautetfort.com/archive/2007/05/06/mal-a-la-tete-testez-maltete.html"&gt;&lt;b&gt;René Maltête&lt;/b&gt;.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-7345659094016343510?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/7345659094016343510/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=7345659094016343510&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/7345659094016343510'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/7345659094016343510'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/05/blog-post.html' title='La majorité c&apos;est vous'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-6911229959051686725</id><published>2007-05-06T12:58:00.000+04:00</published><updated>2007-05-06T13:00:36.794+04:00</updated><title type='text'>Un petit moment de détente en ces temps moroses...</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;object width="425" height="335"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/SDDTs47e1VMx1609r"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowfullscreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/SDDTs47e1VMx1609r" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="335" allowfullscreen="true"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xuntl_cecilia"&gt;Cecilia&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-6911229959051686725?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/6911229959051686725/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=6911229959051686725&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/6911229959051686725'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/6911229959051686725'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/05/un-petit-moment-de-dtente-en-ces-temps.html' title='Un petit moment de détente en ces temps moroses...'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-3051085450236170251</id><published>2007-05-04T22:16:00.000+04:00</published><updated>2007-05-04T22:17:17.789+04:00</updated><title type='text'>Nicolas Sarkozy : le candidat des vieux inactifs à la retraite qui ont peur des jeunes et de la justice</title><content type='html'>&lt;div class="texte"&gt;&lt;p class="spip"&gt;L’enquête menée par IFOP pour le JDD et M6 sur les intentions de vote au deuxième tour donne gagnant Nicolas Sarkozy, avec 52,5% (-1,5%) contre 47,5 (+1,5) pour Ségolène Royal, avec 9% d’indécis.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Le résultat le plus surprenant de cette étude ne tient pas à ce chiffre, mais au détail de la répartition des votes par tranches d’âges.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;En effet Ségolène Royal arrive en tête des intentions de votes dans toutes les classes d’âges situées en dessous de 65 ans.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Si le candidat de l’UMP parvient tout de même en tête c’est qu’il fait un tabac chez les retraités, avec un score atteignant 75% qui lui permet de combler son retard.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Ventilation par classe d’âge du vote Royal :  &lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.betapolitique.fr/IMG/cache-8x11/puce-8x11.gif" alt="-" height="11" width="8" /&gt; 18/24 ans 53% &lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.betapolitique.fr/IMG/cache-8x11/puce-8x11.gif" alt="-" height="11" width="8" /&gt; 25/34 ans 54% &lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.betapolitique.fr/IMG/cache-8x11/puce-8x11.gif" alt="-" height="11" width="8" /&gt; 35/49 ans 56% &lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.betapolitique.fr/IMG/cache-8x11/puce-8x11.gif" alt="-" height="11" width="8" /&gt; 50/64 ans 51% &lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.betapolitique.fr/IMG/cache-8x11/puce-8x11.gif" alt="-" height="11" width="8" /&gt; 65 ans et plus 25%&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Voila donc une réalité sociologique inattendue : c’est le vieillissement de la population qui tire le corps électoral français vers la droite. D’où très certainement la logique d’avoir tapé sur Mai 68, une période sans intérêt pour nous, Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy, mais un moment fondateur pour tous ces vieux qui se sont fait peur à cette époque.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Ainsi, loin d’être le candidat du travail et des forces vives comme son discours volontariste semble l’affirmer, Nicolas Sarkozy serait en fait celui de l’inquiétude et des peurs ressenties par une population vieillissante, devant une modernité qui la bouscule et qu’elle refuse.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Ainsi, malgré 5 années de propagande Sarkoziste avec l’aide massive de la plupart des médias, Ségolène Royal serait majoritaire dans le pays dans toutes les catégories d’age de 18 à 64 ans !!!!!!!!&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Ainsi, tous les efforts des militants, des sympathisants, la mobilisation d’une partie des abstentionnistes le 22 avril se heurte à cet implacable constat : les trois quart des seniors de plus de 65 ans ruineront tout espoir de victoire !!!&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Avec une préférence de 55 ou 60% pour Sarkozy, cette catégorie des « plus de 65 ans » n’aurait pas pu faire basculer l’élection. Mais avec 75%, chiffre considérable, c’est toutes les intentions de vote des moins de 65 ans en faveur de Ségolène Royal qui sont laminées.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Comment se fait-il que personne n’en parle !!!&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;On peut comprendre l’UMP qui n’a aucun intérêt à ébruiter une telle étude !!! Minoritaire chez tous les moins de 65 ans !! Une information des plus désagréable ! Un échec cuisant !&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Il faudra sérieusement se pencher sur la question à court et moyen terme, afin de se rapprocher de cette tranche d’age pour expliquer, rassurer, rétablir certaines vérités.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;A moins que tous les enfants et petits-enfants favorables à Ségolène Royal n’appellent leurs parents ou grands-parents avant dimanche 6 mai pour tenter de les raisonner, l’élection est perdue.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;En attendant, une seule solution :&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;img src="http://www.betapolitique.fr/IMG/cache-8x11/puce-8x11.gif" alt="-" height="11" width="8" /&gt; Une mobilisation sans précédent de la part des abstentionnistes, votes blancs et votes nuls qui devront faire un effort considérable pour simplement rééquilibrer les choses.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;img src="http://www.betapolitique.fr/IMG/cache-8x11/puce-8x11.gif" alt="-" height="11" width="8" /&gt; Faites circuler cette information autour de vous, et tentons tous de les convaincre autour de nous, autant que faire se peut, au nom de cette terrible et injuste pénalité infligée aux 18-64 ans opposés à Sarkozy.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;source : &lt;a href="http://contreinfo.info/article.php3?id_article=916" class="spip_out"&gt;http://contreinfo.info/article.php3 ?id_article=916&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-3051085450236170251?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/3051085450236170251/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=3051085450236170251&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/3051085450236170251'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/3051085450236170251'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/05/nicolas-sarkozy-le-candidat-des-vieux.html' title='Nicolas Sarkozy : le candidat des vieux inactifs à la retraite qui ont peur des jeunes et de la justice'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-3827313691580400369</id><published>2007-05-01T00:19:00.000+04:00</published><updated>2007-05-01T00:22:11.754+04:00</updated><title type='text'>La France d'aprés...</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;object width="425" height="335"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/1TWO4eg88AZWkcIfG"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowfullscreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/1TWO4eg88AZWkcIfG" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="335" allowfullscreen="true"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x1sxzw_la-france-dapres"&gt;La France d&amp;#039;après&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-3827313691580400369?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/3827313691580400369/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=3827313691580400369&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/3827313691580400369'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/3827313691580400369'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/05/la-france-daprs.html' title='La France d&apos;aprés...'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-5281383237846904765</id><published>2007-04-30T22:59:00.000+04:00</published><updated>2007-04-30T23:13:57.190+04:00</updated><title type='text'>L'AFP vote Sarkozy...</title><content type='html'>&lt;div class="texte"&gt;&lt;p class="spip"&gt;Voici le communiqué envoyé par l’AFP à la suite de la manifestation de Nicolas Sarkozy au zénith. Inutile de détailler le document, il suffit de le lire et de s’attarder sur les passages surlignés en jaune.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span class="spip_document_62569 spip_documents spip_documents_center"&gt;  &lt;img src="http://betapolitique.fr/IMG/cache-520x737/afp-520x737.jpg" alt="" height="737" width="520" /&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Samedi dernier, l’AFP avait systématiquement orienté ses dépèches sur les « désaccords » entre Ségolène Royal et François Bayrou. Alors que le dialogue donnait plutôt l’impression d’être l’un des plus importants rapprochements politiques des dix dernières années, la liste des dénégations envoyées par l’AFP partout en France laissait un étrange sentiment de manipulation.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Rappelons d’abord que l’AFP est la plus grande agence de presse francophone, et la troisième au plan mondial, derrière l’agence américaine Associated Press (AP) et la britannique Reuters.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Mais contrairement à ses consœurs, l’AFP n’est pas une entreprise classique. Elle poursuit un objectif d’intérêt général, et c’est agence dotée d’un statut de droit public défini par la loi du 10 janvier 1957.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;C’est donc naturellement que son conseil d’administration comprend 3 représentants des services publics : pour le Premier Ministre, le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie et le ministre des affaires étrangères.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;D’ailleurs, c’est l’État qui est son principal client (près de 40% du chiffre d’affaires en 2004) pour la fourniture d’information aux organes gouvernementaux : principalement les ministères, les préfectures et les ambassades.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;L’AFP n’est donc pas indépendante, ni statutairement, ni dans son contrôle, ni dans son financement.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Quelle que soit la façon dont on le tourne, l’AFP est une agence gouvernementale d’information. Et son fonctionnement est détourné par Nicolas Sarkozy pour qu’elle lui consacre des dépêches plus avantageuses que celles des autres candidats.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;De même que le CSA, le Conseil constitutionnel, la CNIL, etc.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Après les incroyables difficultés rencontrées pour l’organisation du débat Royal - Bayrou de samedi, la mise en place d’institutions indépendantes apparaît plus que jamais comme une nécessité républicaine fondamentale. Seuls Ségolène Royal et François Bayrou se sont engagés à le faire. Seul Nicolas Sarkozy a détourné les moyens des autorités indépendantes à son profit.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;&lt;a href="http://www.betapolitique.fr/"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;&lt;a href="http://www.betapolitique.fr/"&gt;Betapolitique&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-5281383237846904765?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/5281383237846904765/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=5281383237846904765&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/5281383237846904765'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/5281383237846904765'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/04/lafp-vote-sarkozy.html' title='L&apos;AFP vote Sarkozy...'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-7044154418605537629</id><published>2007-04-24T19:38:00.000+04:00</published><updated>2007-04-24T19:46:26.190+04:00</updated><title type='text'>Big Brother: conservation des données de communication</title><content type='html'>&lt;span class="postbody"&gt;&lt;br /&gt;Le gouvernement souhaite profiter de l'attention générale sur les campagnes électorales pour faire adopter discrètement en Conseil d'Etat un décret lourd de conséquences: l'obligation de conserver pendant plusieurs années un nombre important d'informations relatives aux contenus mis en ligne, à chaque opération effectuée sur ces contenus et aux personnes effectuant ces opérations. L'objectif officiel est de renforcer la lutte contre le terrorisme et la cybercriminalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en réalité, c'est évidemment une nouvelle atteinte grave aux libertés individuelles. Si ce décret est adopté, toutes les actions des internautes français seront surveillées en permanence et les traces seront conservées à leur insu pour servir le cas échéant de preuves contre eux. Big Brother cesse définitivement d'être une fiction et devient la réalité de tous les jours, sur Internet en tout cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autre part, ce sont les prestataires techniques qui sont rendus responsables de la collecte et de la conservation des données. Des sanctions importantes pèsent sur eux s'ils ne remplissent pas leurs obligations: amendes, peines de prison voire même cessation d'activité. Mais ce n'est peut-être rien à côté du coût engendré par le stockage de toutes ces données, qui représente une énorme perte avec bien peu de compensations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En clair, le gouvernement cherche à instaurer un gendarme de l'Internet qui surveille tous les faits et gestes de tout le monde, en reportant en plus la responsabilité et les coûts sur les prestataires techniques. Au moment où la France commence à rattraper son retard en matière d'Internet et de technologies de l'information, c'est le moyen idéal de tout démolir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ci-dessous les articles du Journal du Net, du Monde et de PC Inpact.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="genmed"&gt;&lt;b&gt;Le Journal du Net a écrit:&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;     &lt;a href="http://www.journaldunet.com/diaporama/070416-fai-conservation-donnees-internautes/1.shtml" target="_blank" class="postlink"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un projet de décret pour surveiller le Web participatif et contributif&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="genmed"&gt;&lt;b&gt;Le Monde a écrit:&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;     &lt;a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-899116@51-886229@45-1,0.html" target="_blank" class="postlink"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'Etat veut-il tuer Internet en France ?&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="genmed"&gt;&lt;b&gt;PC Inpact a écrit:&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;     &lt;a href="http://www.pcinpact.com/actu/news/35976-big-brother-conservation-des-logs-logs-de-co.htm" target="_blank" class="postlink"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Conservation des logs : un projet de décret inquiétant&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="maintitle"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="gen"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://antredesloups.info/index.php?sid=29e6a651f63df486c3666e2ff6c33f69"&gt;&lt;img src="http://antredesloups.info/templates/ptifo/images/ptifo_logo.jpg" alt="L'antre des loups Index du Forum" border="0" vspace="1" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="gen"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="gen"&gt; Le partage de connaissance dans la meute fait la force de celle-ci &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-7044154418605537629?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/7044154418605537629/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=7044154418605537629&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/7044154418605537629'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/7044154418605537629'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/04/big-brother-conservation-des-donnes-de.html' title='Big Brother: conservation des données de communication'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-1073430768751050530</id><published>2007-04-19T22:15:00.000+04:00</published><updated>2007-04-19T22:17:17.302+04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-western"&gt;    &lt;p align="center"&gt; &lt;span style="font-size:7;"&gt;&lt;span style="font-family:Snell Roundhand;"&gt;&lt;span style="font-size: 48px;"&gt;Le comité de soutien à Denis Robert&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#0000ff;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:Lucida Fax;"&gt;&lt;span style="font-size: 14px;"&gt;&lt;b&gt;&lt;u&gt;&lt;a href="http://lesoutien.blogspot.com/"&gt;http://lesoutien.blogspot.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:7;"&gt;&lt;span style="font-family:Snell Roundhand;"&gt;&lt;span style="font-size: 48px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-family:Lucida Fax;"&gt;&lt;span style="font-size: 16px;"&gt;Vous présente une première retombée de l’après Cigale&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#0000ff;"&gt;&lt;span style="font-size:7;"&gt;&lt;span style="font-family:Monaco, Courier New;"&gt;&lt;span style="font-size: 26px;"&gt;&lt;u&gt;&lt;a href="http://charlydupuis.com/"&gt;http://charlydupuis.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="mailbox:///C%7C/Documents%20and%20Settings/laurent/Application%20Data/Thunderbird/Profiles/4543dhaa.default/Mail/Local%20Folders/Inbox?number=406867092&amp;part=1.2&amp;amp;filename=image.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Lucida Fax;"&gt;&lt;span style="font-size: 12px;"&gt;Si vous souhaitez ne plus recevoir de message de notre part,&lt;br /&gt;retournez nous le message&lt;b&gt; “plus recevoir”&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-1073430768751050530?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/1073430768751050530/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=1073430768751050530&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/1073430768751050530'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/1073430768751050530'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/04/le-comit-de-soutien-denis-robert.html' title=''/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-2783339822789233697</id><published>2007-04-18T11:09:00.000+04:00</published><updated>2007-04-18T11:14:43.038+04:00</updated><title type='text'>Sarkozy et la scientologie...suite...</title><content type='html'>&lt;h2&gt;&lt;a href="http://www.jeunes-paris15.fr/2007/04/12/pedophilie-suicide-des-jeunes-et-identite-nicolas-sarkozy-serait-il-scientologue/" rel="bookmark" title="Permanent Link to Pédophilie, suicide des jeunes et identité : Nicolas Sarkozy serait-il scientologue ?"&gt;Pédophilie, suicide des jeunes et identité : Nicolas Sarkozy serait-il scientologue ?&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;  &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;    &lt;p&gt;  &lt;img title="sciento.jpg" id="image393" alt="sciento.jpg" src="http://www.jeunes-paris15.fr/wp-content//sciento.jpg" align="left" /&gt;On savait Nicolas Sarkozy très indulgent à l’égard de l’église de Scientologie. Le 30 août 2004, alors qu’il est Ministre de l’Economie et des Finances, le candidat de l’UMP reçoit Tom Cruise, acteur de talent mais surtout, scientologue avéré ne rechignant jamais à faire un peu de lobbying pour sa secte. A l’issue de cet entretien, l’acteur fait cette déclaration ahurissante :&lt;em&gt; «Nous avons parlé de tout, de scientologie, de cinéma, de vie familiale»&lt;/em&gt;. L’opération a visiblement fonctionné. Sarkozy, qui déclare ne pas avoir d’opinion tranchée sur la scientologie, considère, dans &lt;a target="_blank" href="http://www4.fnac.com/Shelf/article.aspx?PRID=1743196&amp;OrderInSession=1&amp;amp;amp;Mn=3&amp;Mu=-13&amp;amp;SID=92f53f47-d627-7091-57eb-c39d33079ed1&amp;TTL=130420071740&amp;amp;amp;Origin=FnacAff&amp;Ra=-1&amp;amp;To=0&amp;Nu=1&amp;amp;UID=0FCF7FA12-C4F5-7A4E-F69E-2484B01E8DC4&amp;amp;Fr=0"&gt;son ouvrage sur la République et les Religions&lt;/a&gt;, qu’il faut refuser les “&lt;em&gt;amalgames&lt;/em&gt;” entre les sectes et les “&lt;em&gt;nouveaux mouvements spirituels&lt;/em&gt;“. Pourtant, un rapport de 1999 de la MILS (Mission Interministérielle de Lutte contre les Sectes) a classé la scientologie comme secte « &lt;em&gt;absolue&lt;/em&gt; » et recommande sa dissolution.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L’étude de la doctrine scientologue permet d’éclairer d’un jour nouveau les récentes déclarations de Nicolas Sarkozy en matière de pédophilie et de suicide chez les jeunes. La proximité intellectuelle entre les thèses de la Scientologie et les conceptions de Nicolas Sarkozy est pour le moins inquiétante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La doctrine scientologue repose sur un mythe fondateur (révélé aux adeptes après une longue initiation). Le résumé qui suit reprend des informations disponibles sur Internet (&lt;a target="_blank" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dian%C3%A9tique"&gt;ici&lt;/a&gt;, &lt;a target="_blank" href="http://www.anti-scientologie.ch/nouveau_fichier27.htm"&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a target="_blank" href="http://www.anti-scientologie.ch/nouveau_fichier110.htm"&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Ce conte ridicule prend sa source dans un passé très lointain, alors que notre univers était organisé en une confédération galactique sur laquelle régnait l’empereur Xenu. Habitées par les Thétans (de purs esprits), les 76 planètes de l’empire étaient surpeuplées. Xenu a donc décidé d’adopter une solution radicale en exterminant une partie de sa population.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Après avoir capturé et drogué les malheureux Thétans (ce que les scientologues appellent « incident 1 ») Xenu les a envoyé Terre et les a fait exploser dans des volcans (« incident 2 »). Problème, en faisant exploser ces individus, Xenu a libéré leurs âmes, qui se sont éparpillées sur la surface de la Terre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour faire un peu de ménage, Xenu a donc installé une sorte de filet électronique pour regrouper les Thétans en paquets ou « clusters ». Chaque cluster a ensuite été soumis à un lavage de cerveau de 36 jours passés à regarder un film spécial en relief visant à implanter une vision fausse du monde (c’est de là que viennent les grandes religions) et à faire oublier la tuerie initiale. Les clusters rejoignirent ensuite des grandes usines de soudage et se collèrent sur des enveloppes physiques. Ainsi naquit l’humanité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sauf qu’avec ce traumatisme initial, qui se transmet de façon héréditaire, inutile de dire que l’être humain part avec un certain nombre de psychoses implantées dans son cerveau : c’est ce que Ron Hubbard, le père fondateur de la Scientologie, appelle l’esprit réactif.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour les êtres humains les moins atteints, la guérison est possible… c’est ce que se propose de faire la Scientologie, sur la base de traitements chocs et d’une initiation à la doctrine de Ron Hubbard facturée 2 millions d’euros en moyenne. Se considérant comme la seule véritable thérapie, la Scientologie émet de vives critiques à l’égard des psychiatres et des psychologues qui utiliseraient leur position pour abuser sexuellement de leurs patients.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour les autres, qualifiés de « mentaux réactifs », la guérison est impossible. C’est malheureusement le cas des homosexuels, des pédophiles, des suicidaires et de tous les malades mentaux du même genre. En bonne doctrine scientologique, la meilleure solution pour ces individus, c’est d’empêcher qu’ils se reproduisent. Comme l’explique le gourou Hubbard : &lt;em&gt;« Les mariages réactifs mènent la spirale descendante, laquelle est faite de malheur, de restimulations chroniques et d’échecs et finit inévitablement par la mort. Un jour peut-être existera-t-il une loi intelligente selon laquelle seules les personnes dépourvues d’aberrations pourront se marier et avoir des enfants »&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;a target="_blank" href="http://www.philomag.com/article,dialogue,nicolas-sarkozy-et-michel-onfray-confidences-entre-ennemis,288.php"&gt;Dans son entretien avec Michel Onfray&lt;/a&gt;, Nicolas Sarkozy explique sa vision du monde et déclare avoir pris conscience lors d’une visite de prison que &lt;em&gt;« chaque homme est en lui-même porteur de beaucoup d’innocence et de dangers »&lt;/em&gt;. Cette déclaration est totalement cohérente avec la théorie scientologue selon laquelle il existerait en chaque être humain un « esprit réactif », reliquat du génocide des Thétans par Xenu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L’esprit criminel, les pathologies mentales, relèveraient donc plus de l’inné que de l’acquis : &lt;em&gt;« J’inclinerais, pour ma part, à penser qu’on naît pédophile, et c’est d’ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n’est pas parce que leurs parents s’en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d’autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l’inné est immense.»&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Cette déclaration va donc également dans le sens des théories scientologues. Les maladies mentales se transmettent de façon héréditaire, de la même façon que dans la théorie scientologue, se transmet l’esprit réactif.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nicolas Sarkozy n’a d’ailleurs pas manqué de préciser son propos &lt;a target="_blank" href="http://www.liberation.fr/actualite/politiques/elections2007/247075.FR.php"&gt;aujourd’hui dans Libération&lt;/a&gt; : &lt;em&gt;« J’ai expliqué que tout ne dépendait pas de l’acquis, mais qu’une partie pouvait être de l’inné. Dans quelle proportion ? Je ne suis pas savant. Par exemple, quand j’étais enfant, j’étais choqué parce que l’on expliquait, quand un enfant était homosexuel : «Sa mère a eu tort, elle a dormi avec lui». Quand un enfant était anorexique, on disait : «Le père était absent.» Quand un enfant était autiste, on disait : «Oh là ! Les parents ont divorcé, cela a provoqué un choc.» Depuis, on sait que l’autisme, c’est génétique. Je pense aussi que la sexualité est une identité. […] Oui, je suis né hétérosexuel. Je ne me suis jamais posé la question du choix de ma sexualité.»&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Chez Nicolas Sarkozy, l’identité n’est donc pas construite mais… innée, transmise de façon héréditaire… tout comme se transmet de génération en génération le traumatisme lié aux incidents 1 et 2 des scientologues.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme le remarque le généticien Bertrand Jordan, fondateur de la Génopole de Marseille &lt;a target="_blank" href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-894367@51-823770,0.html"&gt;dans le Monde daté d’aujourd’hui&lt;/a&gt;, &lt;em&gt;« l’idée très ancienne et très réductrice selon laquelle l’homme est essentiellement déterminé par ses gènes est bien en adéquation avec le discours d’un homme de droite, pour qui ce n’est pas à la société de régler les problèmes comportementaux des individus »&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L’essentiel devient, pour la société, de se prémunir des comportements dangereux et déviants. C’est en ce sens qu’on peut interpréter la proposition faite en 2006 par Nicolas Sarkozy de dépister les enfants délinquants dès l’âge de trois ans. C’est également dans ce sens qu’on peut lire les propos de Ron Hubbard, père fondateur de la scientologie, visant à légiférer afin d’interdire le mariage entre « mentaux réactifs&lt;em&gt; &lt;/em&gt;»…&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-2783339822789233697?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/2783339822789233697/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=2783339822789233697&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/2783339822789233697'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/2783339822789233697'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/04/sarkozy-et-la-scientologiesuite.html' title='Sarkozy et la scientologie...suite...'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-7931167640052096242</id><published>2007-04-18T11:06:00.000+04:00</published><updated>2007-04-18T11:08:55.629+04:00</updated><title type='text'>Sarkozy et la scientologie....</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;object width="425" height="335"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/2GVVKbMyyQj9GbSlF"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowfullscreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/2GVVKbMyyQj9GbSlF" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="335" allowfullscreen="true"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x1oo1r_sarkozy-jouetil-avec-le-feu"&gt;Sarkozy, joue-t-il avec le feu?&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&amp;eacute; par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/kubiac88"&gt;kubiac88&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-7931167640052096242?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/7931167640052096242/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=7931167640052096242&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/7931167640052096242'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/7931167640052096242'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/04/sarkozy-et-la-scientologie.html' title='Sarkozy et la scientologie....'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-7674247311313573993</id><published>2007-04-12T19:07:00.000+04:00</published><updated>2007-04-12T19:08:07.571+04:00</updated><title type='text'>HACKER LA DEMOCRATIE...suite...</title><content type='html'>&lt;iframe src="http://leweb2zero.tv/multipod/shakti_5846016402b40aa" class="podplayer" width="400" height="370" frameborder="0" style="border:none; border:0px" vspace="0" hspace="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"&gt;&lt;a href="http://cdn1.leweb2zero.tv/download/shakti_5846016402b40aa.mp4"&gt;&lt;img src="http://leweb2zero.tv/img/podcast-icon.gif" border="0" alt="Podcast" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-7674247311313573993?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/7674247311313573993/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=7674247311313573993&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/7674247311313573993'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/7674247311313573993'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/04/hacker-la-democratiesuite.html' title='HACKER LA DEMOCRATIE...suite...'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-652572796337660211</id><published>2007-04-12T18:29:00.000+04:00</published><updated>2007-04-12T18:31:24.992+04:00</updated><title type='text'>HACKER LA DEMOCRATIE...</title><content type='html'>&lt;iframe src="http://leweb2zero.tv/multipod/shakti_73460137f59613d" class="podplayer" width="400" height="370" frameborder="0" style="border:none; border:0px" vspace="0" hspace="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"&gt;&lt;a href="http://cdn1.leweb2zero.tv/download/shakti_73460137f59613d.mp4"&gt;&lt;img src="http://leweb2zero.tv/img/podcast-icon.gif" border="0" alt="Podcast" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-652572796337660211?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/652572796337660211/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=652572796337660211&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/652572796337660211'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/652572796337660211'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/04/hacker-la-democratie.html' title='HACKER LA DEMOCRATIE...'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-6219238792041332733</id><published>2007-04-04T16:28:00.000+04:00</published><updated>2007-04-04T16:45:16.078+04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="article-alerte" align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;PÉTITION&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.ordinateurs-de-vote.org/petition"&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.recul-democratique.org/IMG/png/mav_democratie_en_danger_orange-2.png" width="180" height="90" border="0"  alt="Pétition pour le maintien du vote papier" title="Pétition pour le maintien du vote papier" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-6219238792041332733?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/6219238792041332733/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=6219238792041332733&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/6219238792041332733'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/6219238792041332733'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/04/ptition.html' title=''/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-3262838085914499953</id><published>2007-04-04T16:16:00.001+04:00</published><updated>2007-04-04T16:21:31.271+04:00</updated><title type='text'>mode d’emploi pour protester contre les machines à voter</title><content type='html'>&lt;h1 class="titre"&gt;Le jour du scrutin : mode d’emploi pour protester contre les machines à voter&lt;/h1&gt;     &lt;p class="soustitre"&gt;Nicolas Barcet&lt;/p&gt;     &lt;!-- finde_surligneconditionnel --&gt;      &lt;p&gt;&lt;small&gt; &lt;!--, par  &lt;a href="spip.php?auteur3827"&gt;Nicolas Barcet&lt;/a&gt;--&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;                   &lt;!-- debut_surligneconditionnel --&gt;    &lt;div class="chapo"&gt;L’utilisation de machines à voter semble être des plus préjudiciables pour notre démocratie. Face au récent refus des municipalités de mettre en oeuvre un moratoire sur l’utilisation de ces machines, la possibilité de contester les résultats dans les bureaux équipés de ces machines est l’un de nos dernier recours.&lt;/div&gt;    &lt;br /&gt;   &lt;p class="lien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.betapolitique.fr/spip.php?article0560" class="spip_out"&gt;Rapport Pellegrini sur le vote électronique des Français à l’étranger&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="spip"&gt;Depuis 2003, le ministère de l’intérieur utilise l’article L-57-1 du code électoral datant de 1969 qui l’autorise à agréer des machines à voter (de 3 types à ce jours : Nedap, iVotronics et Indra). Sous différents prétextes, un &lt;a href="http://www.recul-democratique.org/Toutes-les-villes.html" class="spip_out"&gt;nombre croissant de villes&lt;/a&gt; se sont équipées et l’on estime que pour les prochaines élections présidentielles et législatives ce sera environ 1,5 million d’électeurs qui vont voter sur ces machines, soit près de 3,5% des inscrits. Ce nombre est donc loin d’étre ridicule par rapport aux différences de voix que l’on a pu constater entre les différents candidats lors des précédentes élections, le prochain scrutin s’annonçant encore plus serrées si l’on peut croire les sondages.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Dans sa &lt;a href="http://oumph.free.fr/textes/Lettre_ouverte_a_M_Santini.html" class="spip_out"&gt;lettre ouverte à André Santini (Maire d’Issy les Moulineaux)&lt;/a&gt;, Benoit Sibaud (président de l’&lt;a href="http://www.april.org/" class="spip_out"&gt;APRIL&lt;/a&gt;) répond point par point à l’ensemble des justifications que ce Maire a pu trouver comme prétexte au choix fait pour sa ville. Aucun élément ne semble donc pouvoir justifier pleinement de l’usage des machines à voter. Ni Benoit Sibaud, ni aucun des informaticiens, avec lesquels nous sommes en contact, ne peuvent pourtant être qualifiés de technophobes primaires, puisque nous faisons tout pour promouvoir l’usage de l’informatique. Pourtant, nous nous accordons tous sur un point : le recours à des machines à voter, que l’on devrait appeler à plus juste tire "ordinateurs de votes", est une régression démocratique.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;En effet, le principe du vote démocratique repose sur deux piliers :&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.betapolitique.fr/IMG/cache-8x11/puce-8x11.gif" alt="-" height="11" width="8" /&gt; le secret du scrutin (assuré par l’isoloir qui garanti que l’on ne peut forcer quelqu’un à voter contre son gré),&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.betapolitique.fr/IMG/cache-8x11/puce-8x11.gif" alt="-" height="11" width="8" /&gt; le décompte juste et vérifiable des voix (garanti par l’urne transparente et la procédure de décompte).&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Or, sur ces deux points, le fait de remplacer l’isoloir et l’urne transparente, que nous connaissons et comprenons tous, par un ordinateur est une menace réelle et sérieuse. Clairement, un ordinateur est fait pour être programmé, et la modification de son programme est une tâche aisée pour ceux qui s’y entendent. Comment s’assurer qu’aucune modification du code n’ait été faite depuis l’agrément de la machine, et ce avec ou sans l’assentiment de l’équipe municipale ? Un ordinateur est aussi un instrument électrique, et comme tout équipement électrique, il émet des ondes radioélectriques dont les variations peuvent être captées à distance. Comment empêcher que le secret du vote ne puisse être violé par l’écoute de ses émissions ? D’ailleurs des failles ont dores et déjà été démontrées sur la plupart des modèles de machines à voter vendues dans le monde et pour deux des trois machines agrées en France par le ministère de l’intérieur. I&gt;Télé, dans sont émission I&gt;Care, à diffusé &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=kTeeDmQRm9Y" class="spip_out"&gt;un reportage&lt;/a&gt; où une démonstration en est faite, et la liste des failles rapportés dans les différents pays qui ont été les pionniers de cette utilisation (USA, Hollande, Irlande) ne cesse de s’accroître, au point que certains reviennent en arrière [&lt;a href="http://www.betapolitique.fr/spip.php?article0555#nb1" name="nh1" id="nh1" class="spip_note" title="[1] Volte face aux USA"&gt;1&lt;/a&gt;] [&lt;a href="http://www.betapolitique.fr/spip.php?article0555#nb2" name="nh2" id="nh2" class="spip_note" title="[2] L'Italie renonce aux machines à voter"&gt;2&lt;/a&gt;] [&lt;a href="http://www.betapolitique.fr/spip.php?article0555#nb3" name="nh3" id="nh3" class="spip_note" title="[3] L'Irlande abandonne ses machines Nedap"&gt;3&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;En 2003, quand le ministère de l’intérieur a commencé à agréer des machines à voter, ces problémes avaient pourtant déjà été soulevées dans ces autres pays. Cela n’a pourtant pas empêché leur agrément selon une &lt;a href="http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/elections/comment_voter/machines-voter/downloadFile/attachedFile_1/mav2.pdf" class="spip_out"&gt;procédure légère&lt;/a&gt; et dont les &lt;a href="http://www.recul-democratique.org/Cadre-legal-des-machines-a-voter.html" class="spip_out"&gt;détails ne sont pas disponibles&lt;/a&gt;, sous prétexte de vouloir conserver le “secret industriel et commercial” et que cela “pourrait compromettre le bon déroulement des élections”. D’ailleurs, les codes sources utilisés dans les ordinateurs de votes ne sont pas fournis dans le cadre de l’agrément. On se demande encore &lt;a href="http://www.recul-democratique.org/Pourquoi-les-urnes-sont.html" class="spip_out"&gt;pourquoi les urnes sont transparentes et les logiciels des machines à voter secrets ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Face à tant de doutes, le &lt;a href="http://presse.parti-socialiste.fr/2007/03/27/le-parti-socialiste-demande-un-moratoire-sur-l%e2%80%99utilisation-des-machines-a-voter-lors-des-elections-presidentielles-et-legislatives-2" class="spip_out"&gt;PS&lt;/a&gt;, le &lt;a href="http://www.pcf.fr/spip.php?article1149" class="spip_out"&gt;PCF&lt;/a&gt;, l’UDF, José Bové, &lt;a href="http://www.recul-democratique.org/Prises-de-position.html#sommaire_1" class="spip_out"&gt;beaucoup d’autres&lt;/a&gt; ont demandé à ce qu’un moratoire sur l’utilisation des machines à voter soit appliqué. Ajoutons à cela les plus de 32 000 citoyens qui ont signés la &lt;a href="http://www.ordinateurs-de-vote.org/petition" class="spip_out"&gt;pétition pour un moratoire sur le vote électronique&lt;/a&gt;. Pourtant, le Conseil Constitutionel à publié la semaine dernière un &lt;a href="http://www.conseil-constitutionnel.fr/dossier/presidentielles/2007/documents/communiques/20070329.htm" class="spip_out"&gt;communiqué de presse&lt;/a&gt; qui rejette cette demande. Les espoirs sont donc aujourd’hui maigres quant à l’obtention d’un moratoire avant les élections présidentielles et législatives.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Après l’appel à la raison, il nous reste cependant la possibilité de constater le non respect du code électoral dans les procédure de vote électronique. Pour y parvenir il faudra inscrire, le jour du vote, un certain nombre de remarques sur les procès verbaux des bureaux de votes utilisant une machine à voter. Afin de faciliter la tâche des électeurs et des membres du bureau de vote, j’ai passé une partie de mon week-end à relire le code électoral pour mettre en exergue les points qui peuvent être utilisés et préparer des remarques types correspondantes. Ces remarques pourront être ensuite utilisées pour effectuer une requête en annulation du vote auprès du Conseil d’Etat.&lt;/p&gt;  &lt;h3 class="spip"&gt; Remarques à faire porter sur le procès verbal &lt;/h3&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Vérifications avant l’ouverture du bureau de vote &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Si vous êtes président, assesseur ou délégué, demandez :&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.betapolitique.fr/IMG/cache-8x11/puce-8x11.gif" alt="-" height="11" width="8" /&gt; à ce que le code source du logiciel de la machine à voter vous soit fourni pour pouvoir en vérifier le fonctionnement (peu importe que vous soyez ou non à même de le comprendre s’il vous était remis).&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.betapolitique.fr/IMG/cache-8x11/puce-8x11.gif" alt="-" height="11" width="8" /&gt; à ce que PLUSIEURS essais (trois au minimum) de la machine soient faits devant vous en procédant à une simulation complète sur un nombre de votants varié. Vous utiliserez par exemple le tirage d’un dé à six face pour le nombre d’essais et la somme de 5 tirages du même dé pour le nombre de votants simulés.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Si cela vous est refusé, signalez avec exactitude la réponse qui vous a été faite sur le procès verbal en précisant que vous n’avez pas pu vérifier que la machine fonctionne normalement contrairement à ce qui est prévu dans le ¶3 de l’article L63. Par exemple :&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;i class="spip"&gt;"Contrairement aux dispositions du ¶3 de l’article L63 du code électoral, il ne m’a pas été permis de vérifier le bon fonctionnement (de la ou) des machines à voter. En effet, ma demande de pouvoir procéder à des essais à blanc avant le scrutin et de pouvoir avoir une copie du code source du logiciel de la machine m’a été refusée par XXXX au motif de YYYY."&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt; S’il y a moins d’une machine à voter pour 300 électeurs &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;i class="spip"&gt;"Je constate que contrairement aux dispositions du ¶2 de l’article L62, le bureau n’est pas équipé d’un isoloir par 300 électeurs, notre bureau ne disposant que de x machines à voter pour y électeurs."&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt; Si la machine ne dispose pas de deux clés &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;i class="spip"&gt;"Contrairement aux dispositions de l’article L57-1 ¶10 du code électoral, la machine à voter qui est affectée à notre bureau ne dispose pas de deux clés différentes pour contrôler ses opérations."&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt; Si le tenant de la seconde clé n’est pas tiré au sort &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;i class="spip"&gt;"Contrairement aux dispositions de l’article L57-1 ¶10 du code électoral, la seconde clé a été confiée à un membre du bureau qui n’a pas été tiré au sort."&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt; Remarques sur la machine &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt; &lt;i class="spip"&gt; Quelle qu’elle soit &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;i class="spip"&gt;"Contrairement à l’article L59 du code électoral, le mode de scrutin utilisé dans le bureau n’a pas été mené de manière confidentielle. En effet, toute personne équipée d’un récepteur radio a pu enregistrer les émissions radioélectriques émises par la machine à voter et ainsi déterminer la nature du vote de chacun des électeurs. L’article ci-joint en apporte la démonstration."&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Joindre une copie de l’article :&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.betapolitique.fr/IMG/cache-8x11/puce-8x11.gif" alt="-" height="11" width="8" /&gt; &lt;a href="http://www.wijvertrouwenstemcomputersniet.nl/images/9/91/Es3b-en.pdf" class="spip_url spip_out"&gt;http://www.wijvertrouwenstemcompute...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt; &lt;i class="spip"&gt; Machine du type iVotronic &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;i class="spip"&gt;"Je tiens à mettre en doute la fiabilité du décompte des votes apporté par la machine à voter iVotronic qui a été utilisée dans notre bureau. En effet, les X articles de presse ci-joints ont fait état de possibilités de fraudes dans l’utilisation de ces machines qui ont potentiellement eu lieu sans que je puisse m’en rendre compte."&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Joindre une copie des articles suivants :&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.betapolitique.fr/IMG/cache-8x11/puce-8x11.gif" alt="-" height="11" width="8" /&gt; &lt;a href="http://www.votersunite.org/info/ES&amp;Sinthenews.pdf" class="spip_url spip_out"&gt;http://www.votersunite.org/info/ES&amp;amp;...&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.betapolitique.fr/IMG/cache-8x11/puce-8x11.gif" alt="-" height="11" width="8" /&gt; &lt;a href="http://election.dos.state.fl.us/pdf/FinalAudRepSAIT.pdf" class="spip_url spip_out"&gt;http://election.dos.state.fl.us/pdf...&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.betapolitique.fr/IMG/cache-8x11/puce-8x11.gif" alt="-" height="11" width="8" /&gt; &lt;a href="http://www.ordinateurs-de-vote.org/CADA-Nebraska.html" class="spip_url spip_out"&gt;http://www.ordinateurs-de-vote.org/...&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.betapolitique.fr/IMG/cache-8x11/puce-8x11.gif" alt="-" height="11" width="8" /&gt; &lt;a href="http://accurate-voting.org/wp-content/uploads/2006/09/dwallach-redacted-new.pdf" class="spip_url spip_out"&gt;http://accurate-voting.org/wp-conte...&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.betapolitique.fr/IMG/cache-8x11/puce-8x11.gif" alt="-" height="11" width="8" /&gt; &lt;a href="http://accurate-voting.org/wp-content/uploads/2006/09/webb-report2.pdf" class="spip_url spip_out"&gt;http://accurate-voting.org/wp-conte...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt; &lt;i class="spip"&gt; Machine du type Nedap &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;i class="spip"&gt;"Je tiens à mettre en doute la fiabilité du décompte des votes réalisé par la machine à voter Nedap qui a été utilisée dans notre bureau. En effet, les X articles de presse ci-joints ont fait état de possibilités de fraudes dans l’utilisation de ces machines qui ont potentiellement eu lieu sans que je puisse m’en rendre compte."&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Ajouter la phrase suivante si la machine n’est pas scellée : &lt;i class="spip"&gt;"De plus, la machine à voter ne portant pas de scellés sur son mécanisme d’ouverture, il ne m’a pas été possible de vérifier que son mécanisme n’a pas été altéré."&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Joindre une copie des articles suivants :&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.betapolitique.fr/IMG/cache-8x11/puce-8x11.gif" alt="-" height="11" width="8" /&gt; &lt;a href="http://www.wijvertrouwenstemcomputersniet.nl/images/9/91/Es3b-en.pdf" class="spip_url spip_out"&gt;http://www.wijvertrouwenstemcompute...&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.betapolitique.fr/IMG/cache-8x11/puce-8x11.gif" alt="-" height="11" width="8" /&gt; &lt;a href="http://www.recul-democratique.org/Machines-a-voter-recette-pour-une.html" class="spip_url spip_out"&gt;http://www.recul-democratique.org/M...&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.betapolitique.fr/IMG/cache-8x11/puce-8x11.gif" alt="-" height="11" width="8" /&gt; &lt;a href="http://padawan.info/fr/vote_electronique/comment_truquer_une_election_2_au_tour_de_nedap.html" class="spip_url spip_out"&gt;http://padawan.info/fr/vote_electro...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;h3 class="spip"&gt; Info : Quelles sont les communes concernées ? &lt;/h3&gt; &lt;p class="spip"&gt;Une &lt;a href="http://www.recul-democratique.org/Toutes-les-villes.html" class="spip_out"&gt;liste des communes concernées&lt;/a&gt;, équipées en ordinateurs de vote ou ayant expérimenté diverses formes de vote électronique, est tenue à jour par Pierre Muller, webmestre de &lt;a href="http://ordinateurs-de-vote.org/" class="spip_url spip_out"&gt;http://ordinateurs-de-vote.org/&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="spip"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt; Source: &lt;a href="http://www.betapolitique.fr/"&gt;Betapolitique&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-3262838085914499953?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/3262838085914499953/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=3262838085914499953&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/3262838085914499953'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/3262838085914499953'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/04/mode-demploi-pour-protester-contre-les.html' title='mode d’emploi pour protester contre les machines à voter'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-8071342897271724817</id><published>2007-03-30T23:42:00.000+04:00</published><updated>2007-03-30T23:45:22.884+04:00</updated><title type='text'>La délégation pour AD est restée à la porte de la Chancellerie...</title><content type='html'>&lt;p class="spip" align="justify"&gt; Jeudi 29 mars, une délégation composée de 19 personnalités représentatives de la société civile [&lt;a href="http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=10885#nb1" name="nh1" class="spip_note" title="[1] Des représentants de la CNT-commission prison et de l'URCF étaient (...)"&gt;1&lt;/a&gt;], accompagnée des collectifs Défense active, Libérez-les et Ne laissons pas faire, a tenté de se présenter à la Chancellerie afin d’y être reçue et de déposer une pétition signée par près de 6500 personnes demandant la libération des militant-e-s d’Action directe.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;La police a interdit l’accès à la place Vendôme à cette délégation, manifestement jugée hautement subversive.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Après une fin de non-recevoir et de longs pourparlers, cinq élus, membres des Alternatifs, du PCF et des Verts, ainsi que Madame Aubron, étaient finalement autorisés à franchir l’imposant dispositif policier. « Accueillis » dans le hall d’entrée du ministère par un fonctionnaire anonyme, ils ont déposé les pétitions sans qu’aucun représentant du ministre n’ait daigné se déplacer.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Dans un climat de répression tous azimuts, Nathalie Ménigon comparaîtra par visioconférence, de la prison de Bapaume, le 2 avril, devant le juge antiterroriste.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Filipe Bidard, militant d’IK, et Brigitte Mohnhaupt, militante de la RAF, viennent d’être libérés. Un refus pour Nathalie montrerait une particulière volonté de vengeance à l’encontre des militant-e-s d’Action directe.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Ne laissons pas faire ! Libérez-les !&lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Paris, le 29 mars 2007&lt;br /&gt;Contact : Alain Pojolat (collectif Nlpf !)&lt;br /&gt;Tél : 06 60 74 45 50 | &lt;a href="mailto:nlpf@samizdat.net" class="spip_out"&gt;nlpf@samizdat.net&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    [&lt;a href="http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=10885#nh1" name="nb1" class="spip_note"&gt;1&lt;/a&gt;]  Des représentants de la CNT-commission prison et de l’URCF éta&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-8071342897271724817?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/8071342897271724817/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=8071342897271724817&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/8071342897271724817'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/8071342897271724817'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/03/la-dlgation-pour-ad-est-reste-la-porte.html' title='La délégation pour AD est restée à la porte de la Chancellerie...'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-6937947942054881190</id><published>2007-03-26T23:14:00.000+04:00</published><updated>2007-03-26T23:17:17.629+04:00</updated><title type='text'>UNE DÉLÉGATION REMETTRA LE JEUDI 29 MARS AU MINISTERE DE LA JUSTICE LA PÉTITION</title><content type='html'>&lt;table nowrap="" align="center" border="0" cellpadding="0" cellspacing="8" width="100%"&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td&gt; &lt;div&gt;&lt;pre&gt;UNE DÉLÉGATION REMETTRA LE JEUDI 29 MARS AU MINISTERE DE LA JUSTICE LA PÉTITION&lt;br /&gt;DEMANDANT LA LIBÉRATION DES MILITANT-E-S D’ACTION DIRECTE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeudi 29 mars, à 11h30, une importante délégation (dont la composition est&lt;br /&gt;indiquée ci-dessous) se présentera au ministère de la justice (place Vendôme),&lt;br /&gt;préalablement informé, pour y remettre la pétition demandant la libération des&lt;br /&gt;militant-e-s d’Action directe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l’initiative de Défense Active, Libérez-les !, Ne Laissons Pas Faire ! et de&lt;br /&gt;plusieurs autres collectifs de province, cette pétition a recueilli à ce jour&lt;br /&gt;près de 6500 signatures, dont 550 proviennent d’élus et de responsables&lt;br /&gt;associatifs, politiques et syndicaux, de personnalités des médias, des arts, de&lt;br /&gt;la culture et de l’université.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’heure où la justice allemande décide de libérer la militante de la RAF,&lt;br /&gt;Brigitte Mohnhaupt, qui a purgé la peine incompressible à laquelle elle avait&lt;br /&gt;été condamnée, à l’heure où le militant basque d’IK, Filipe Bidart, vient&lt;br /&gt;d’obtenir sa liberté conditionnelle, les militant-e-s d’Action directe restent&lt;br /&gt;encore incarcérés, alors qu’ils ont eux aussi accompli depuis au moins deux ans&lt;br /&gt;la peine de sûreté attachée à leur condamnation : Georges Cipriani, Nathalie&lt;br /&gt;Ménigon et Jean-Marc Rouillan viennent ainsi de dépasser les vingt ans de&lt;br /&gt;prison, tandis que Régis Schleicher est emprisonné depuis plus de vingt-trois&lt;br /&gt;ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 2 avril prochain, le tribunal d’application des peines spécial de Paris&lt;br /&gt;statuera sur une nouvelle demande de libération conditionnelle déposée par&lt;br /&gt;Nathalie Ménigon. Son dossier satisfaisant à toutes les exigences d’une&lt;br /&gt;déci-sion positive, nous considérerions un nouveau refus de mise en liberté&lt;br /&gt;comme la perpétuation de l’acharnement et du traitement d’exception que&lt;br /&gt;subissent les militant-e-s d’Action directe.&lt;br /&gt;Paris, le 26 mars 2007&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS1 : Nous invitons tous celles et ceux qui se sont mobilisés dans la campagne&lt;br /&gt;"20 ans basta!" à accompagner la délégation à la chancellerie. Nous vous&lt;br /&gt;donnons rendez-vous jeudi 29 mars à 11h15 sur les marches de l'Opéra (place de&lt;br /&gt;l'Opéra).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS2 : Composition de la délégation* :&lt;br /&gt;Henri Alleg, écrivain ; Jean-Claude Amara, Droits Devant!! ; Madeleine Aubron ;&lt;br /&gt;Catherine Ballestero, MRAP ; Miguel Benasayag, écrivain ; Jean-Pierre Bastid,&lt;br /&gt;écrivain ; Olivier Besancenot, candidat à l’élection présidentielle, LCR ;&lt;br /&gt;Armonie Bordes, ex-députée européenne, LO ; Nicole Borvo, sénatrice, PCF ; José&lt;br /&gt;Bové, candidat à l'élection présidentielle ; Francis Combrouze, conseiller&lt;br /&gt;municipal Paris 13e, PCF ; Catherine Gégout, conseillère de Paris, PCF ; Jimmy&lt;br /&gt;Gladiator, écrivain ; Dominique Grange, chanteuse ; Yves Frémion, conseiller&lt;br /&gt;régional Île-de-France, Les Verts ; Jacques Gaillot, Droits Devant!!, Albert&lt;br /&gt;Jacquard, généticien ; Georges Labica, philosophe ; Gilles Lemaire, ex-porte&lt;br /&gt;parole, Les Verts ; Jean-Louis Machecourt, CGT ; Henri Malberg, commission&lt;br /&gt;Justice-PCF ; Pierre Mansat, conseiller de Paris, PCF ; Mireille Mendès France,&lt;br /&gt;Fondation Frantz Fanon ; Jean-François Pellissier, conseiller municipal Paris&lt;br /&gt;13e, Les Alternatifs ; Yves Salesse, Fondation Copernic ; Mylène Stambouli,&lt;br /&gt;avocate, maire-adjointe de Paris, Les Verts ; Philippe Tancelin universitaire,&lt;br /&gt;poète ; Catherine Vieu Charier, conseillère municipale Paris 20e, PCF.&lt;br /&gt;* Jean-Pierre Dubois, président de la LDH, en accord avec la démarche, ne pourra&lt;br /&gt;être présent en raison de la tenue du congrès de la LDH ; il fera parvenir un&lt;br /&gt;message.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-----------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;20 ans de trop, 20 ans BASTA!&lt;br /&gt;Signez la petition en ligne pour la liberation immediate des prisonniers&lt;br /&gt;d’Action directe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/pre&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-6937947942054881190?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/6937947942054881190/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=6937947942054881190&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/6937947942054881190'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/6937947942054881190'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/03/une-dlgation-remettra-le-jeudi-29-mars.html' title='UNE DÉLÉGATION REMETTRA LE JEUDI 29 MARS AU MINISTERE DE LA JUSTICE LA PÉTITION'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-5758023935885737689</id><published>2007-03-19T20:05:00.000+04:00</published><updated>2007-03-19T20:08:18.819+04:00</updated><title type='text'>Liberté pour Cesare Battisti</title><content type='html'>&lt;h1 class="article"&gt;Liberté pour Cesare Battisti&lt;/h1&gt;          &lt;em&gt;Cesare Battisti a été arrêté au Brésil. Ce n’est pas une initiative de la police brésilienne, mais de la police française, d’après les média et les déclarations des responsables policiers eux-mêmes.&lt;/em&gt;     &lt;p class="spip"&gt;Pourquoi cet acharnement ? Parce que le ministre de l’Intérieur a besoin d’un exemple. Il a besoin de montrer que malgré sa position de candidat à plein temps, les coups continuent à pleuvoir sur tout ce qui ressemble à un-e gauchiste, un-e progressiste, un-e opposant-e à sa politique. Cesare Battisti est un bouc-émissaire parfait.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Battisti a toujours les nié les meurtres dont il est accusé. Il a été jugé en son absence, sans pouvoir se défendre. Les soit-disant preuves n’en sont pas [&lt;a href="http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article944#nb1" name="nh1" id="nh1" class="spip_note" title="[1] Voir par exemple La vérité sur Cesare Battisti, de Fred Vargas, ed. (...)"&gt;1&lt;/a&gt;]. Le procès a eu lieu dans le contexte des années de plomb [&lt;a href="http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article944#nb2" name="nh2" id="nh2" class="spip_note" title="[2] Voir L'histoire sans fin de la piazza Fontana, Miguel Chueca, (...)"&gt;2&lt;/a&gt;], où les assassins d’extrême droite bénéficiaient d’une impunité indécente de la part de la justice italienne, pendant que l’extrême gauche était en butte à une répression féroce.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Il faut malheureusement s’attendre à une extradition expéditive. F. Mitterrand avait accordé la protection aux Italiens réfugiés en France après les années de plomb. La candidate socialiste aura-t-elle le courage de remettre en vigueur cette décision de feu son mentor ? N. Sarkozy fera probablement tout pour enfermer Battisti dans une geôle italienne avant le scrutin présidentiel.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;De la même manière, il y a peu de choses à attendre du gouvernement Prodi. Ce gouvernement centriste se rallie à l’idéologie répressive et revancharde qui motivait le gouvernement Berlusconi lorsque le gouvernement français avait lancé la chasse à Battisti.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Nous réclamons la libération de Cesare Battisti, l’arrêt des poursuites contre lui en France et la fin définitive des menaces d’extradition à son égard comme à celui des autres militants italiens d’extrême gauche.&lt;/p&gt;     &lt;div class="NotesBdP"&gt;&lt;p class="spip_note"&gt;[&lt;a href="http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article944#nh1" name="nb1" class="spip_note" title="info notes 1"&gt;1&lt;/a&gt;] Voir par exemple &lt;i class="spip"&gt;La vérité sur Cesare Battisti&lt;/i&gt;, de Fred Vargas, ed. Viviane Hamy.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip_note"&gt;[&lt;a href="http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article944#nh2" name="nb2" class="spip_note" title="info notes 2"&gt;2&lt;/a&gt;] Voir &lt;i class="spip"&gt;L’histoire sans fin de la piazza Fontana&lt;/i&gt;, Miguel Chueca, Alternative libertaire n°137 (février 2005)&lt;/p&gt;&lt;p class="spip_note"&gt;&lt;a href="http://www.alternativelibertaire.org/"&gt;ALTERNATIVES LIBERTAIRES&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt; &lt;!-- Fin NotesBdp --&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-5758023935885737689?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/5758023935885737689/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=5758023935885737689&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/5758023935885737689'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/5758023935885737689'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/03/libert-pour-cesare-battisti.html' title='Liberté pour Cesare Battisti'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-7607609908859767620</id><published>2007-03-18T16:30:00.000+04:00</published><updated>2007-03-18T16:31:45.995+04:00</updated><title type='text'>Nouveau rédacteur</title><content type='html'>Bienvenue à DJ Sebastopol, nouveau rédacteur sur Resistanz974, en partance de la Réunion et qui sera notre correspondant permanent à Ibiza.Allez l'écouter sur son &lt;a href="http://www.stereoclubcenter.com/"&gt;site&lt;/a&gt; et sur son &lt;a href="http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&amp;amp;friendid=134847103"&gt;myspace &lt;/a&gt; Merci à toi Seb pour ta collaboration&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-7607609908859767620?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.stereoclubcenter.com/' title='Nouveau rédacteur'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/7607609908859767620/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=7607609908859767620&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/7607609908859767620'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/7607609908859767620'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/03/nouveau-rdacteur.html' title='Nouveau rédacteur'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-1687171180526312102</id><published>2007-03-13T18:26:00.001+04:00</published><updated>2007-03-13T18:30:32.364+04:00</updated><title type='text'>L’empire de la consommation</title><content type='html'>&lt;!--   ARTICLE ETC --&gt;                  &lt;table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="480"&gt;   &lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td background="images/h_rubrique.jpg" height="20"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;   &lt;tr&gt;&lt;td&gt;    &lt;table border="0" cellpadding="5" cellspacing="0" width="100%"&gt;    &lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;    &lt;span class="article_rubrique_titre"&gt;&gt; &lt;a href="http://www.legrandsoir.info/rubrique.php3?id_rubrique=76" class="article_rubrique_titre"&gt;Terre&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;    &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;    &lt;tr&gt;&lt;td height="20"&gt;&lt;hr color="#eeeeee"&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;                    &lt;tr&gt;&lt;td class="article_surtitre"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;                 &lt;tr&gt;&lt;td class="article_titre"&gt;L’empire de la consommation, par Eduardo Galeano.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;       &lt;tr&gt;&lt;td align="right"&gt;   &lt;a class="imprimer" href="javascript:void(0);" onclick="open('imprimer.php3?id_article=4800','_blank','toolbar=0, location=0, directories=0, status=0, scrollbars=1, resizable=0, copyhistory=0, menuBar=0, width=800, height=600');"&gt;         Imprimer cet article &lt;/a&gt;   &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;   &lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;   &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;    &lt;tr&gt;&lt;td background="images/b_rubrique.jpg" height="20"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;   &lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;              &lt;table border="0" cellpadding="5" cellspacing="0" width="100%"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="article_soustitre" align="right"&gt;&lt;i&gt;7 mars 2007&lt;/i&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;         &lt;tr&gt;&lt;td class="article"&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;img src="http://www.legrandsoir.info/IMG/bmp/La_terre.bmp" align="middle" border="0" height="376" hspace="5" vspace="3" width="400" /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;b class="spip"&gt;V&lt;/b&gt;&lt;i class="spip"&gt;isions Alternatives&lt;/i&gt;, février 2007. &lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;b class="spip"&gt;La société de consommation est un piège attrape nigauds.&lt;/b&gt; &lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;b class="spip"&gt;L&lt;/b&gt;a bamboche étourdit et trouble la vue ; cette immense ivresse universelle semble sans limites dans le temps et dans l’espace. Mais la culture de la consommation fait beaucoup de bruit, comme le tambour, parce qu’elle est creuse et quand vient l’heure de vérité, quand cesse le charivari et que s’achève la fête, l’ivrogne se réveille, seul, en compagnie de son ombre et des pots cassés qu’il lui faut payer. L’expansion de la demande butte contre les frontières que lui impose ce même système qui la génère. Le système a besoin de marchés de plus en plus ouverts et de plus en plus vastes comme les poumons ont besoin d’air et, en même temps, le système a besoin de voir se traîner à ras de terre, comme ils se traînent effectivement, les prix des matières premières et de la force de travail humain. Le système parle au nom de tous, c’est à tous qu’il s’adresse, c’est à tous qu’il donne l’ordre impératif de consommer, qu’il communique la fièvre acheteuse, mais pas moyen : presque pour tout le monde, cette aventure commence et se termine sur l’écran du téléviseur. La majorité des gens, qui s’endettent pour avoir des choses, finissent par n’avoir rien d’autre que des dettes qui génèrent de nouvelles dettes et ils finissent par consommer des rêves que parfois ils matérialisent en sombrant dans la délinquance. &lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;b class="spip"&gt;L&lt;/b&gt;e droit au gaspillage, qui est le privilège d’une minorité, prétend être la liberté de tous. Dis-moi combien tu consommes et je te dirai combien tu vaux. Cette civilisation prive de sommeil les fleurs ; les poulets, les gens. Dans les serres, les fleurs sont soumises à un éclairage permanent pour qu’elles poussent plus vite. Dans les élevages industriels de poulets, les poules pondeuses aussi ignorent ce qu’est la nuit. Et les gens sont condamnés à l’insomnie à cause de l’anxiété que leur causent leur envies d’achats et de l’angoisse que leur cause la nécessité d’avoir à les payer. Ce mode de vie n’est pas bon pour les gens, mais il est excellent pour l’industrie pharmaceutique. &lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;b class="spip"&gt;L&lt;/b&gt;es Etats-Unis consomment la moitié des sédatifs, des anxiolytiques et autres drogues chimiques vendues légalement dans le monde et plus de la moitié des drogues interdites vendues illégalement, ce qui n’est pas de la roupie de sansonnet si on considère que les Etats-Unis comptent pour à peine 5 % de la population mondiale. &lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;b class="spip"&gt;"&lt;/b&gt;Malheureux ceux qui vivent en se comparant", dit avec regret une dame du quartier du Buceo, à Montevideo. La douleur de n’être plus, chantée jadis dans le tango, a fait place à la honte de ne pas posséder. Un homme pauvre est un pauvre homme. « Quand tu n’as rien, tu penses que tu ne vaux rien », dit un jeune du quartier Villa Fiorito, à Buenos Aires. Et un autre, dans la ville dominicaine de San Francisco de Macorís, constate : « Mes frères travaillent pour les marques. Il passent leur vie à acheter des étiquettes et ils suent sang et eau pour payer les mensualités ». &lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;b class="spip"&gt;I&lt;/b&gt;nvisible violence du marché : la diversité est l’ennemie de la rentabilité et l’uniformité commande. La production en série, à une échelle gigantesque, impose partout ses obligatoires règles de consommation. Cette dictature de l’uniformisation obligatoire est plus dévastatrice que n’importe quelle dictature à parti unique : elle impose, dans le monde entier, un mode de vie qui reproduit les êtres humains comme autant de photocopies du consommateur modèle &lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;b class="spip"&gt;L&lt;/b&gt;e consommateur modèle c’est l’individu immobile. Cette civilisation qui confond la quantité avec la qualité, confond l’obésité avec la bonne alimentation. D’après la revue scientifique &lt;i class="spip"&gt;The Lancet&lt;/i&gt;, durant la dernière décennie, le nombre de cas d’ « obésité sévère » ont augmenté de presque 30 % parmi la population jeune des pays les plus développés. Chez les enfants nord-américains, l’obésité a augmenté de 40% au cours des 16 dernières années, selon une enquête récente du Centre des Sciences de la Santé de l’Université du Colorado. Le pays qui a inventé la nourriture et les boissons light, les diet food et les aliments fat free, a le plus grand pourcentage d’obèses au monde. Le consommateur modèle ne descend de sa voiture que pour travailler et pour regarder la télévision. Assis devant le petit écran, il passe 4 heures, chaque jour, à dévorer une nourriture en plastique. &lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;b class="spip"&gt;C’&lt;/b&gt;est le triomphe de la saleté déguisée en nourriture : cette industrie est en train de conquérir les palais du monde entier et elle réduit en miettes les traditions culinaires locales. Les coutumes du bien manger qui viennent de loin, sont le résultat, dans certains pays, de milliers d’années de raffinement et de diversité et elles sont un patrimoine collectif qui se trouve en quelque sorte sur les fourneaux de tous et pas seulement sur la table des riches. Ces traditions, ces signes d’identité culturelle, ces fêtes de la vie, sont en train d’être liquidées, de façon foudroyante, par l’imposition du savoir chimique et unique : la mondialisation du hamburger, la dictature du fast-food. La plastification de la nourriture à l’échelle mondiale, ouvre de McDonald’s, Burger King et autres usines, viole avec succès le droit à l’autodétermination de la cuisine : droit sacré parce ce que c’est dans la bouche que se trouve une des portes de l’âme. &lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;b class="spip"&gt;L&lt;/b&gt;e championnat mondial de football de 1998 nous a confirmé, entre autres choses, que la carte de crédit MasterCard tonifie les muscles, que Coca-Cola donne la jeunesse éternelle et que le menu de McDonald’s ne saurait être absent de l’estomac d’un bon athlète. L’immense armée de McDonald’s bombarde de hamburgers les bouches des enfants et des adultes sur toute la surface de la planète. La double arche de ce M a servi de bannière dans la récente conquête des pays de l’Europe de l’Est. Les queues devant le McDonald’s de Moscou ouvert en 1990, en grande pompe, ont symbolisé la victoire de l’Occident aussi éloquemment que la chute du Mur de Berlin. &lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;b class="spip"&gt;S&lt;/b&gt;igne des temps : cette firme qui incarne les vertus du « monde libre » refuse à son personnel le droit de se syndiquer à un syndicat quelconque. McDonald’s viole, ainsi, un droit légalement reconnu dans beaucoup des pays où il opère. En 1997, quelques travailleurs, membres de ce que la firme appelle la Macfamille, on essayé de se syndiquer. C’était dans un restaurant MacDonald’s de Montréal, au Canada : le restaurant a fermé. Mais, en 1998, d’autres employés de McDonald’s, dans une petite ville près de Vancouver, ont réussi cet exploit digne du Guide Guinness des records &lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;b class="spip"&gt;L&lt;/b&gt;es masses des consommateurs reçoivent des ordres dans une langue universelle : la publicité a réussi ce que l’espéranto avait voulu faire mais n’a pas réussi à faire. N’importe qui, partout dans le monde, comprend les spots publicitaires émis par le téléviseur. Au cours de ce dernier quart de siècle, les dépenses publicitaires ont été multipliées par deux dans le monde. Grâce à cela, les enfants pauvres boivent de plus en plus de Coca-Cola et de moins en moins de lait et le temps de loisir se transforme en temps de consommation. Temps libre, temps prisonnier : dans les maisons très pauvres, il n’y a pas de lit, mais il y a une télévision et la télévision est douée de la parole. Acheté à crédit, cet animal familier prouve la vocation démocratique du progrès : il n’écoute personne, mais il parle pour tous. Les pauvres et les riches connaissent, de ce fait, les qualités des automobiles dernier modèle et les pauvres et les riches sont informés des avantageux taux de crédit que propose telle ou telle banque. &lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;b class="spip"&gt;L&lt;/b&gt;es experts savent transformer les marchandises en panoplies magiques contre la solitude. Les choses ont des attributs humains : elles caressent, accompagnent, comprennent, aident ; le parfum te donne son baiser et la voiture est ton amie qui jamais ne te trahira. La culture de la consommation a fait de la solitude le plus lucratif des commerces. Les trous de la poitrine, on les colmate en les bourrant de choses ou en rêvant de le faire. &lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;b class="spip"&gt;E&lt;/b&gt;t les choses peuvent faire plus qu’embrasser : elles aussi peuvent être des symboles d’ascension sociale, des laissez-passer pour franchir les barrières douanières de la société de classes, des clés qui ouvrent des portes interdites. Plus elles sont exclusives, plus c’est parfait : les choses te choisissent et te sauvent de l’anonymat de la multitude. La publicité ne nous renseigne pas sur le produit qu’elle vend, sauf exception. C’est sans importance. Sa fonction première consiste à compenser des frustrations et à nourrir des rêves. Qui voulez-vous devenir en achetant cette lotion « après rasage » ? ? &lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;b class="spip"&gt;L&lt;/b&gt;e criminologue Anthony Platt a remarqué que la délinquance urbaine n’est pas seulement la conséquence de la pauvreté extrême. Elle est aussi le fruit de la morale individualiste. L’obsession sociale du succès de la réussite, dit Platt, a une incidence décisive sur l’appropriation illégale des choses. &lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;b class="spip"&gt;J’&lt;/b&gt;ai toujours entendu dire que l’argent n’apporte pas le bonheur, mais tout téléspectateur pauvre a bien plus de raisons qu’il ne lui en faut pour croire que l’argent procure quelque chose de tellement ressemblant au bonheur que seuls des spécialistes peuvent voir la différence. &lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;b class="spip"&gt;S&lt;/b&gt;elon l’historien Eric Hobsbawm, le XXº siècle a mis fin à sept mille ans de vie humaine centrée sur l’agriculture depuis que sont apparues les premières cultures, à la fin du paléolithique. La population mondiale s’urbanise, les paysans deviennent citadins. En Amérique Latine, nous avons des campagnes sans personne et d’énormes fourmilières urbaines : les plus grandes villes du monde et les plus injustes. Expulsés par l’agriculture moderne d’exportation et par l’érosion de leurs sols, les paysans envahissent les faubourgs. Ils croient que Dieu est partout, mais ils savent d’expérience qu’il n’est en service que dans les grandes villes. Les villes promettent du travail, la prospérité, un avenir pour les enfants. Dans les champs, les êtres en attente regardent passer la vie et meurent en baillant ; dans les villes, la vie est là et elle vous appelle. Entassés dans des taudis, la première chose que découvrent les derniers arrivés c’est que le travail n’est pas là et que les bras sont de trop, que rien n’est gratuit et que les articles de luxe les plus chers sont l’air et le silence. &lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;b class="spip"&gt;A&lt;/b&gt; l’aube du XIVº siècle, fray Giordano da Rivalto prononça, à Florence, une apologie des villes. Il déclara que « les villes grandissent parce que les gens aiment s’assembler » S’assembler, se rencontrer. Aujourd’hui, qui rencontre qui ? Est-ce que l’espoir rencontre la réalité ? Le désir, rencontre-t-il le monde ° ? Et les gens, rencontrent-ils les gens ? Si les relations humaines ont été réduites à des relations entre des choses, combien de gens rencontrent-ils des choses ? &lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;b class="spip"&gt;L&lt;/b&gt;e monde tout entier tend à se transformer en un immense écran de télévision où on regarde les choses sans les toucher. Les marchandises exposées à la vente envahissent et privatisent les espaces publics. Les gares routières et les gares de chemin de fer qui, il y a peu encore, étaient des lieux de rencontre entre les gens, deviennent désormais des espaces d’exposition commerciale. Le shopping center, ou shopping mall, vitrine de toutes les vitrines, impose sa présence envahissante. Les foules accourent en procession dans ce grand temple des messes de la consommation. La majorité des dévots contemplent, en extase, les choses que leurs poches ne peuvent pas payer pendant que la minorité acheteuse se soumet au bombardement de l’offre incessante et exténuante. La foule qui monte et descend par les escalators, voyage à travers le monde : les mannequins sont habillés comme à Paris ou à Milan et les machines à sous tintent comme à Chicago et, pour voir et entendre, nul besoin de payer un billet d’avion. Les touristes venus des villages de l’arrière pays ou des villes qui n’ont pas encore mérité ce don du ciel de la félicité moderne, posent pour la photo au pied des marques internationales les plus célèbres comme elles posaient, jadis, au pied de la statue du personnage illustre au centre de la place. Beatriz Solano a observé que les habitants des quartiers périphériques se rendent au center, au shopping center, comme, jadis, ils allaient au centre ville. Le traditionnel paseo (promenade) du dimanche après-midi sur la grande place centrale de la ville tend à être remplacé par l’excursion à ces centres commerciaux. Lavés, repassés et peignés, habillés avec leurs plus beaux atours, les visiteurs se rendent à une fête à laquelle ils ne sont pas invités, mais où ils peuvent être voyeurs. Des familles entières font le voyage dans le vaisseau spatial qui parcourt l’univers de la consommation où l’esthétique du marché a dessiné un paysage hallucinant de modèles, de marques, d’étiquètes. &lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;b class="spip"&gt;L&lt;/b&gt;a culture de la consommation, culture de l’éphémère, condamne tout à l’oubli médiatique. Tout change au rythme vertigineux de la mode mise au service de la nécessité de vendre. Les choses vieillissent en un clin d’oil pour être remplacées par d’autres choses de vie éphémère. Aujourd’hui où la seule chose qui demeure c’est l’insécurité, les marchandises fabriquées pour ne pas durer, résultent aussi volatiles que le capital qui les finance et que le travail qui les produit. L’argent vole à la vitesse de la lumière : hier il était là-bas, aujourd’hui il est ici, demain qui sait ?, et tout travailleur est un chômeur en puissance. Paradoxalement les shoppings centers, royaumes de l’éphémère, offrent la plus excitante illusion de sécurité. Ils résistent hors du temps. Sans âge et sans racines, sans nuit et sans jour et sans mémoire, ils existent hors de l’espace, au delà des turbulences de la dangereuse réalité du monde. &lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;b class="spip"&gt;L&lt;/b&gt;es maîtres du monde se servent du monde comme si on pouvait l’éliminer : une marchandise éphémère qui s’évanouit comme s’évanouissent, à peine sont-elles nées, les images avec lesquelles la télévision nous mitraille et les modes et les idoles lancées sur le marché, sans trêve, par la publicité. &lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;b class="spip"&gt;M&lt;/b&gt;ais dans quel autre monde allons-nous déménager ? Sommes-nous tous obligés de gober la fable selon laquelle Dieu a vendu notre planète à un petit nombre de firmes parce qu’un jour de mauvaise humeur il a décida de privatiser l’univers ? La société de consommation est un piège attrape nigauds. Ceux qui sont aux manettes font semblant de l’ignorer, mais quiconque a des yeux pour voir peut voir que l’immense majorité des gens consomment peu, très peu ou nullement de manière nécessaire, pour préserver l’existence du peu de nature qu’il nous reste encore. L’injustice sociale n’est pas une erreur qu’il faut corriger, ni un défaut qu’il faut surmonter : c’est une nécessité essentielle. Une nature capable d’approvisionner un shopping center de la taille d’une planète n’existe pas. &lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;b class="spip"&gt;Eduardo Galeano&lt;/b&gt; &lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt; &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://www.legrandsoir.info/puce.gif" alt="-" border="0" /&gt;  Source : &lt;b class="spip"&gt;Visions Alternatives&lt;/b&gt;  &lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/24847007-1687171180526312102?l=resistanz974.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://resistanz974.blogspot.com/feeds/1687171180526312102/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=24847007&amp;postID=1687171180526312102&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/1687171180526312102'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/24847007/posts/default/1687171180526312102'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://resistanz974.blogspot.com/2007/03/lempire-de-la-consommation.html' title='L’empire de la consommation'/><author><name>lo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14638934624222621528</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-24847007.post-8432061636831720931</id><published>2007-02-11T22:08:00.000+04:00</published><updated>2007-02-10T04:36:48.772+04:00</updated><title type='text'>LA FRANCE DE SARKOZY</title><content type='html'>&lt;h2&gt;&lt;a href="http://lemondecitoyen.com/2007/02/10/la-france-de-sarkozy/" rel="bookmark" title="LA FRANCE DE SARKOZY"&gt;LA FRANCE DE SARKOZY&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt; &lt;h6&gt;par &lt;a href="http://lemondecitoyen.com/2007/02/10/la-france-de-sarkozy/"&gt;Bernard Langlois&lt;/a&gt;, 10 February 2007&lt;/h6&gt;   &lt;p&gt; C’est une lettre ouverte qui nous vient des environs de Pau. La signataire s’appelle Damira Asperti, une dame qui n’est plus toute jeune, puisqu’elle fut, à l’âge tendre, déportée à Ravensbruk pour faits de résistance (avec toute sa famille, elle faisait partie de la 35 ème brigade FTP-MOI de Toulouse). Comme elle le dit : « Nous avons bien défendu la terre de France de notre sang et de nos souffrances, alors que nous étions encore Italiens. » Et la France l’a reconnu, puisque Damira est médaillée militaire et chevalier (ou doit-on dire chevalière ?) de la Légion d’honneur.&lt;br /&gt;C’était hier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais aujourd’hui, Damira Asperti, cette vieille dame courageuse, en a gros sur le cœur et a tenu à la faire savoir :&lt;br /&gt;« Vais-je devoir, aujourd’hui, en 2007, alors que ma santé est chancelante, cacher la femme de mon neveu , Aïcha Titonel et sa petite Yousra pour éviter que la police ne les arrête au petit matin, comme on raflait les résistants, les démocrates ou de simples citoyens … Pour empêcher qu’on arrête sa fille à la sortie de l’école et qu’on les conduise en camp de rétention, comme on conduisait les juifs à Drancy et les résistants dans d’autres camps ? Elles n’ont aucun crime, ni délit à se reprocher, Aicha a tout simplement épousé mon neveu par amour et en toute légalité. Vers quelles dérives nous conduisent la loi du 24 juillet 2006, dite loi Sarkozy ? Il est grand temps de réagir, de dire non, pas ça ! Pas dans notre beau pays des droits de l’homme ! Entrez en résistance pour l’honneur de la France et pour ses valeurs républicaines et démocratiques. » (1)&lt;br /&gt;« Entrez en résistance … » Pour Mme Damira Asperti, ce sont des mots lourds de sens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Trop lourds ? Est-ce bien approprié d’employer de tels mots ? N’y a-t-il pas abus de langage à parler de « rafles », à évoquer Vichy et ses camps, à faire référence, explicite (comme ici Mme Asperti), ou implicite, aux heures noires de l’Occupation, à la déportation des juifs, des résistants ?&lt;br /&gt;On peut le penser. Beaucoup le pensent. Mais comment qualifier, par exemple, l’opération de police du 30 janvier, place de la République à Paris, où les flics se sont postés à proximité d’un point de distribution de vivres des Restos du cœur pour piéger des sans papiers venus chercher un peu de nourriture (une vingtaine ont été embarqués, plus l’auraient été sans une intervention de militants de RESF venus perturber l’opération) ? Quel autre mot employer que celui de « rafle » ? Est-il indécent, vraiment, d’oser des comparaisons ? « Voire. — répond l’ethnologue Emmanuel Terray — Assurément, il existe entre les deux épisodes des différences considérables, et il serait absurde de les nier. Cependant, sitôt qu’on cherche à les cerner de façon précise, il apparaît qu’elles tiennent presque exclusivement au rôle des occupants allemands : terriblement présents et actifs en 1942, ils ont — fort heureusement — disparu en 2006. En revanche, si l’on considère le comportement des autorités françaises, les similitudes sont manifestes. » Et entre autres similitudes, celle des méthodes employées sautent aux yeux : « Dans ce domaine, les analogies résultent de la nature des choses ; la chasse à l’homme, surtout lorsqu’elle est assortie d’objectifs chiffrés, implique l’utilisation d’un certain nombre de techniques : rafles, convocations-pièges, interpellation des enfants dans les écoles, internement administratif. Quelles que soient les populations ciblées, le recours à ces techniques est inéluctable dès lors qu’on prétend à l’efficacité. Il faut d’ailleurs admettre que, sur ce point, le Ministre de l’Intérieur n’a guère innové par rapport à ses prédécesseurs de l’époque de Vichy et de la guerre d’Algérie et la police française n’a eu qu’à puiser dans ses archives pour retrouver les bonnes vieilles méthodes. » (2)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Telle est la France de Sarkozy, ministre de l’Intérieur. Est-il très difficile d’imaginer ce que serait la France de Sarkozy, président de la République ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;LE CLUB DES NEOS—CONS.&lt;br /&gt;Eh bien ! Elle ne révulse pas un certain nombre d’intellectuels, souvent gauchistes dans leurs vertes années (comme Emmanuel Terray, mais lui est resté un homme debout), qu’on continue à classer à gauche par paresse et qu’on voit aujourd’hui se rallier au candidat bonapartiste.&lt;br /&gt;Il faut lire l’ahurissante profession de foi d’un Glucksmann (3) et les raisons chantournées qu’il donne à son allégeance toute fraîche à l’arriviste de Neuilly, prenant (ou feignant de prendre) pour argent comptant quelques récents discours racoleurs où furent embarqués Jaurès et quelques autres : « En retrouvant dans le discours du candidat Hugo, Jaurès, Mandel, Chaban, Camus, je me sens un peu chez moi. » Bienvenu au club des néos-cons, cher ex-nouveau philosophe, tu y seras en bonne compagnie ! Car il n’est pas le seul à retourner sa veste (à vrai dire, c’est fait depuis longtemps ; mais le manteau de Noé du mitterrandisme permettait de dissimuler bien des ambiguïtés !) : Glucksmann se retrouve en bonne compagnie, avec les Bruckner, Weitzmann et autres admirateurs de la grande démocratie américaine et de ses efforts méritoires pour en répandre les bienfaits en terre barbare, tels qu’Adler, Taguieff ou cet autre (j’ai oublié son nom, mais si, vous voyez bien qui je veux dire : ce polygraphe incontinent, historien du dimanche, ancien chevènementiste, ancien ministre de Mauroy, qui pontifie toutes les semaines chez Meyer sur France-Culture en compagnie d’autres ferrailleurs, Max, c’est ça, Max quelque chose …) ; et l’ineffable Alain Finkielkraut.&lt;br /&gt;Ah, Finkie ! A lui seul, mériterait tout un bouquin !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;COUP DE SANG.&lt;br /&gt;Il existe, justement, et n’a pas bonne presse, on s’en doute. Fait pas bon s’en prendre aux intellectuels médiatiques, même quand ils se laissent aller comme de vulgaires Frêche, à compter les noirs du Onze de France.&lt;br /&gt;La position du penseur couché (excellent titre), du confrère et ami Sébastien Fontenelle, est un pamphlet (4). Le genre, ni l’auteur, n’ont vocation à faire dans la nuance. Fontenelle assume : « Ce livre naît d’un coup de sang. De quelques mots de trop d’un homme, intellectuel des médias, dont certains propos haineux, soudain, m’enragent, parce qu’ils ne sont jamais sanctionnés. » Le fait est : Finkielkraut est intouchable. Comme si l’intelligence (indéniable) et la culture (étendue) du bonhomme lui permettait de tout dire en toute impunité. Certes, on le chicane un peu, des fois, gentiment (ce qui, aussitôt, lui permet de poser en victime !), quand il pousse le bouchon un peu loin (comme dans cette interview à Haaretz, dans laquelle, outre la saillie sur les footballeurs « black-black-black », il tenait des propos racistes sur les émeutes en banlieues, « révolte à caractère ethnico-religieux », « pogrom antirépublicain » …) : mais quelques mots de vagues excuses aux micros aimablement tendus et les plaidoyers enflammés de ses (nombreux) amis et commensaux de la presse et des ondes suffisent à lui refaire une virginité. Il peut donc continuer à « briser les tabous » — c’est-à-dire, pour l’essentiel, à dénoncer « l’ant
